Paroles de

Chant du glaive / Le vin gaulois

Écouter sur :

1 – Vive le vieux vin de vigne
Le vieux vin gaulois

(Refrain) Tan, tan, terre et ciel
Chêne, feu, rouge soleil
Tan, tan, glaive clair
Flots de sang vermeil

2 – Mieux que bière ou vin de pomme
Mieux vaut vin gaulois !

3 – C’est le sang gaulois qui coule
C’est le sang gaulois !

4 – Sang et vin mêlés ruissellent
Sang et vin gaulois !

5 – Glaive, maître des batailles
Glaive, honneur à toi !

6 – C’est le glaive bleu qui frappe
C’est le glaive roi !

7 – Qu’au soleil le fer flamboie
Comme l’arc en ciel !

 

– – couplets additionnels – –

1 – Flambeaux des quatre horizons
Fêtons le soleil !

2 – Brasier de l’été nouveau
Fêtons le soleil !

3 – Roue de lumière à minuit
Fêtons le soleil !

4 – Vire au feu la ronde ancienne
Fêtons le soleil !

5 – Fer et danse et feu de vin
Fer et danse et vin !

À propos

Ce chant est généralement connu sous le titre Le Vin gaulois, mais on doit lui préférer celui de Chant du glaive ou de Danse de l’épée, car il ne <ins>s’agit nullement d’un chant à boire</ins>. D’après les études de Théodore Hersart de la Villemarqué qui le cite pour la première fois dans son Barzaz-Breiz, le Gwin ar C’hallaoued conduisait les guerriers celtes au combat au VIe siècle quand ils luttaient contre les Francs. Les sources du haut Moyen Age le confirment avec Grégoire de Tours dans son Historia Francorum (Histoire des Francs).

Les tribus Bretonnes faisaient de fréquentes incursions sur le territoire de leurs voisins gaulois. En particulier les Vénètes, guerriers particulièrement craints, menés par leur chef Waroch, organisaient de fréquentes attaques. Ils conquirent le Vannetais aux dépends des comtes Francs, et s’emparent de Vannes vers 578. Le troisième royaume armoricain, le Broërec (Bro Waroch ou Bro-Erec) voit alors le jour, aux côtés des royaumes de Cornouaille au sud et de Domnonée au nord. Ces expéditions avaient pour objectif premier la défense de la communauté ; il s’agissait parfois de s’assurer un ravitaillement nécessaire.

"Aussitôt que revenait l’automne, [les Bretons] partaient, suivis de chariots et munis d’instruments de guerre et d’agriculture, pour la vendange armée.

Les raisins étaient encore sur pied, ils les cueillaient eux-mêmes.

Le vin était-il fait, ils l’emportaient.

S’ils étaient trop pressés ou surpris par les Francs, ils le buvaient sur place, puis emmenant captifs les vendangeurs, ils regagnaient joyeusement leurs bois et leurs marais."

dit Grégoire de Tours

La mélodie de la Danse de l’épée se retrouve dans un manuscrit transcrivant des acclamations en usage dans l’Eglise du haut Moyen Age et remontant à Pépin le Bref.

Le chant a été introduit dans le répertoire français par le père Doncœur grâce à la publication de son célèbre recueil, Roland.

« Les historiens antiques racontaient l’effroi qui saisissait les combattants quand ils entendaient leurs adversaires entonner après leurs chefs les accents rudes de cet air sauvage. Il reste que ce chant est une véritable relique, un rescapé des siècles, notre plus ancien chant de combat, sorti tout armé de la mémoire populaire. Pour être chanté suivant l’usage antique, le meneur lance le couplet qui est repris par la troupe et enchaînés sans temps mort avec le refrain. On peut alors imaginer les deux armées face à face avant la ruée. Dans l’espace qui le sépare encore, le héros vêtu de ses plus beaux ornements de guerre vient, suivant la coutume, provoquer dans un combat singulier le champion du camp adverse. En s’élançant, il entonne Le Chant du glaive pendant que ses compagnons le reprennent, marquant le rythme en frappant leurs boucliers de leurs épées pour l’encourager.» (T. Bouzard)

La première version présentée ici est de loin la plus couramment chantée jusqu’au 7e couplet inclus. L’ordre des couplets varie parfois. Selon certains auteurs, il n’y a pas le « et » dans la phrase du refrain « Chêne, feu, rouge et soleil ». Les couplets suivants (8 à 12) figurent uniquement dans un carnet de chants scouts (Troupe Jeanne d’Arc). La seconde version est celle d’un carnet de chant des scouts d’Europe de Nice.

La version audio est celle de la Joyeuse Garde. Il existe une version intéressante en canon scandée qui a des accents plus martiaux. Le groupe Vae Victis, dans son album Quand les vents tournent a également repris ce chant.

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Nada te turbe

Paroles de Sainte Thérèse d’Avila, mise en chanson par Jacques Berthier, Communauté de Taizé.

Traduction de l’espagnol d’après http://www.soyez-passant.fr.nf/?p=1735

Que rien ne te trouble
que rien ne t’effraie,
tout passe,
Dieu ne change pas,
la patience obtient tout ;
celui qui possède Dieu
ne manque de rien :
Dieu seul suffit.

Élève ta pensée,
monte au ciel,
ne t’angoisse de rien,
que rien ne te trouble.

Suis Jésus Christ
d’un grand cœur,
et quoi qu’il arrive,
que rien ne t’effraie.

Tu vois la gloire du monde ?
C’ est une vaine gloire ;
il n’ a rien de stable
tout passe.

Aspire au céleste,
qui dure toujours ;
fidèle et riche en promesses,
Dieu ne change pas.

Aime-le comme il le mérite,
Bonté immense ;
mais il n’y a pas d’amour de qualité
sans la patience.

Que confiance et foi vive
maintiennent l’âme,
celui qui croit et espère
obtient tout.

Même s’il se voit
assailli par l’enfer,
il déjouera ses faveurs,
celui qui possède Dieu.

Même si lui viennent abandons,
croix, malheurs,
si Dieu est son trésor,
il ne manque de rien.

Allez-vous-en donc, biens du monde ;
allez-vous-en, vains bonheurs :
même si l’on vient à tout perdre,
Dieu seul suffit.

 

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Pardon Spezed

Suite sudarmoricaine est une chanson bretonne paillarde en breton, sur l’air traditionnel Pardon Spezed, le « pardon de Spézet »,

popularisée par Alan Stivell dans les années 1970. Il fut en effet le premier et le seul titre en breton n°1 du Hit parade d’Europe 1.

Cette chanson figure sur le recueil "Kanomp Uhel", édité par Coop Breizh.

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La chanson grivoise raconte l’histoire d’un jeune homme qui se rend au pardon de Spézet et qui y rencontre une jeune fille. Ils se rendent dans un champ et y font l’amour. L’homme attrape la vérole. Conduit à l’hôpital, il est amputé de sa « grande queue » qui est jetée par la fenêtre et finit par être mangée par un chien-loup errant qui en meurt.

La chanson se compose d’un air traditionnel breton, un an-dro Vannetais (Sud) qu’Alan Stivell avait entendu lors d’un stage de musique.

Les paroles originales, d’un auteur inconnu, datent des années 1950-60 et racontent une nostalgique histoire d’amour déçu comme il en existe beaucoup. Les paroles paillardes ont été imaginées par des amis du chanteur au cours d’un repas, sans prévoir qu’elles allaient dépasser ce cadre. La musique s’ouvre par une mélodie jouée à la flûte irlandaise et se poursuit au rythme des percussions et des arrangements « dans l’air du temps ».

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