Paroles de

De cap tà l’immortèla

Paroles de

De cap tà l’immortèla

Écouter sur :

1 – Sèi un país e ua flor,
E ua flor, e ua flor,
Que l’aperam la de l’amor,
La de l’amor, la de l’amor,

(Refrain) Haut, Peiròt, vam caminar, vam caminar,
De cap tà l’immortèla,
Haut, Peiròt, vam caminar, vam caminar,
Lo país vam cercar.

2 – Au som deu malh, que i a ua lutz,
Que i a ua lutz, que i a ua lutz,
Qu’i cau guardar los uelhs dessús,
Los uelhs dessús, los uelhs dessús,

3 – Que’ns cau traucar tot lo segàs,
Tot lo segàs, tot lo segàs,
Tà ns’arrapar, sonque las mans,
Sonque las mans, sonque las mans,

4 – Lhèu veiram pas jamei la fin,
Jamei la fin, jamei la fin,
La libertat qu’ei lo camin,
Qu’ei lo camin, qu’ei lo camin,

5 – Après lo malh, un aute malh,
Un aute malh, un aute malh,
Après la lutz, ua auta lutz,
Ua auta lutz, ua auta lutz…

À propos

De cap tà l’immortèla est l’une des chansons les plus célèbres du groupe béarnais Nadau, dans l’album éponyme, qui a été composée en 1978.

Les paroles sont en langue béarnaise, variante du gascon. C’est un hymne à la liberté et à l’amour de son pays qui est devenu très populaire dans toute l’Occitanie1, au point de devenir une chanson traditionnelle.

L’immortèla est le nom de l’edelweiss en occitan (à ne pas confondre avec l'« immortelle » en français qui est une fleur jaune qui ne sèche jamais qu’on trouve partout dans le midi).

Traduction - Vers l’immortelle

1 - Je connais un pays, et une fleur,
Et une fleur, et une fleur,
On l’appelle celle de l’amour,
Celle de l’amour, celle de l’amour,

(Refrain) Haut, Petit Pierre, on va marcher, on va marcher
Vers l’immortelle,
Haut, Petit Pierre, on va marcher, on va marcher,
On va chercher le pays.

2 - En haut du pic, il y a une lumière,
Il y a une lumière, il y a une lumière,
Il faut y garder les yeux dessus,
Les yeux dessus, les yeux dessus,

3 - Il faut traverser toutes les ronces,
Toutes les ronces, toutes les ronces,
Pour s’accrocher, seulement les mains,
Seulement les mains, seulement les mains,

4 - Peut être on n’en verra jamais la fin,
Jamais la fin, jamais la fin,
La liberté, c’est le chemin,
C’est le chemin, c’est le chemin.

5 - Après le pic, un autre pic,
Un autre pic, un autre pic,
Après la lumière, une autre lumière,
Une autre lumière, une autre lumière…

Das schönste Land

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 284.

Collecté à Dunzenheim en 1920.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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J’avais un camarade

Der gute Kamerad (Le Bon Compagnon) est une complainte traditionnelle des forces armées allemandes, composée en 1809 à Tübingen, ville universitaire de Wurtemberg, par Ludwig Uhland.

Friedrich Silcher mit en musique ce poème en 1825, probablement aussi à Tübingen.

En tant que chant militaire, il est plus connu sous le titre Ich hatt’ einen Kameraden (J’avais un camarade), qui reprend le premier vers de la première strophe.

Texte et traduction française

Ich hatt’ einen Kameraden,
Einen bessern findst du nit.
Die Trommel schlug zum Streite,
Er ging an meiner Seite
In gleichem Schritt und Tritt.

Eine Kugel kam geflogen,
Gilt sie mir oder gilt sie dir?
Sie hat ihn weggerissen,
Er liegt vor meinen Füßen,
Als wär’s ein Stück von mir.

Will mir die Hand noch reichen,
Derweil ich eben lad.
Kann dir die Hand nicht geben,
Bleib du im ew’gen Leben
Mein guter Kamerad !

«J’avais un camarade
Un meilleur vous ne trouverez pas
Le tambour nous a appelé pour se battre
Il marchait toujours à mes côtés
Du même pas

Une balle a volé vers nous
Est elle pour moi ou pour toi?
Elle l’a arraché à la vie
Il se trouve maintenant à mes pieds
Comme une partie de moi

Il veut encore me tendre sa main
Tandis que je recharge
Je n’ai pu lui donner ma main
Reste dans la vie éternelle
Mon bon camarade ! »

<ins>Usages</ins>

Étant un chant très populaire dans la Wehrmacht, puis dans la Bundeswehr, il fut chanté notamment à l’enterrement de Erwin Rommel mais aussi dans l’église paroissiale de Saint-Privat-la-Montagne lors de la célébration du centenaire de la bataille du 18 août 1870.

Ce chant a également été chanté par les représentants d’associations d’anciens combattants parachutistes aux obsèques du général Bigeard, ce qui fut à l’origine d’une polémique entre le général Dary, gouverneur militaire de Paris et le général Cann, président de l’une de ces associations.

La version française "J’avais un camarade" a été chanté lors de la cérémonie d’hommage à Dominique Venner, essayiste français classé à l’Extrême-droite, le 31 mai 2013, dix jours après son suicide dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Elle peut être écoutée sur "Youtube" à l’adresse : "https://www.youtube.com/watch?v=A2MekAxCOyE " (à 01:10:25)

Il existe une autre version française, "La Cavalcade", composée par le lieutenant parachutiste Jean de Brem, auteur de "Testament d’un Européen" et dernier militant OAS à avoir été abattu par la police, en avril 1963 à Paris.

Ce chant a longtemps été un lien de fraternisation entre les mouvements néofascistes européens, chanté de façon rituelle chaque année à Madrid (et cela jusqu’à la destitution de l’état franquiste par le roi Juan Carlos) lors de la commémoration de l’exécution du fondateur de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera.

Le chant est également chanté dans la Légion étrangère en français et en allemand, car après la Seconde Guerre mondiale, bon nombre de soldat de la Wehrmacht et de la ss se sont enrôlés dans la Légion étrangère et c’est ainsi que certains régiments étaient composés en majorité d’Allemands.

La version kabyle est chantée par le célèbre chanteur engagé Ferhat MEHENNI, dit Ferhat Imaziɣen Imula.

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Mìt miner mi Mandolini

Trouvable dans « La chanson marcaire dans la vallée de Munster » , p. 82
collectage Gérard LESER et Eugène MAEGEY

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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