Libertat / Cançon de nèrvi

La Libertat ou Cançon de nèrvi est une chanson révolutionnaire en occitan issue d’un texte trouvé par Claude Barsotti, de Marseille, dont l’auteur, J. Clozel, reste très méconnu. Elle a été mise en musique par Manu Théron et est interprétée pour la première fois par Lo Còr dau Lamparo.

La chanson est dédiée à Pèire Bertas (Fernand Antoine, 1864-1950), instituteur marseillais révoqué pour ses opinions socialistes.

Elle est une première fois publiée dans le journal occitan marseillais La Sartan du 6 février 1892 sous le titre original de Cançon de nèrvi.

Source Wikipédia

Traduction française :

Toi qui es ardente et nue
Toi qui as les poings sur les hanches
Toi qui as une voix de clairon
Aujourd’hui sonne sonne à plein poumons
Ô bonne muse

Tu es la muse des pauvres gueux
Ton visage est noir de fumée
Tes yeux sentent la fusillade
Tu es une fleur de barricade
Tu es la Vénus.

Des meurt-de-faim tu es la maîtresse
De ceux qui n’ont pas de chemise
Les sans-pain, les sans-lit
Les gueux qui vont sans souliers
Ont tes caresses

Mais les autres te font roter
Les gros parvenus et leurs familles
Les ennemis des pauvres gens
Car ton nom, toi, ô sainte fille
Est Liberté.

Ô Liberté comme tu es belle
Tes yeux brillent comme des éclairs
Et tu croises, libres de tout mal,
Tes bras forts comme des haches
Sur tes mamelles.

Mais ensuite tu dis des mots rauques,
Toi plus douce que les étoiles
Et tu nous troubles, ô ma belle
Quand nous baisons, fermant les paupières
Tes pieds nus.

Toi qui es puissante et rude
Toi qui brilles dans les rayons
Toi qui as une voix de clairon
Aujourd’hui appelle, appelle à pleins poumons
L’heure est venue.

Pastre que sias en mountagno

Chant de Noël provençal, transcrit pour la première fois par Henri Tomasi en 1962, souvent repris dans les pastorales.

Monsieur de La Palisse

Le mot lapalissade vient du nom de Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palice, maréchal de François Ier, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade. Les soldats de La Palice, pour illustrer le courage dont fit preuve ce maréchal lors du siège de Pavie (1525) où il trouva la mort, écrivirent une chanson à sa mémoire, dans laquelle se trouve la strophe suivante :

Hélas, La Palice est mort,
Est mort devant Pavie ;
Hélas, s’il n’était pas mort,
Il ferait encore envie

Mais au seizième siècle, le s et le f s’écrivent presque identiquement, et une transcription du chant transforma le dernier vers en "Il serait encore en vie", créant ainsi la première lapalissade.
Au XVIIIe siècle, Bernard de la Monnoye reprit alors l’ensemble de cette chanson sur ce modèle.
L’orthographe de lapalissade provient du nom moderne de la ville de Lapalisse qui abrite le château historique de Jacques de La Palice.

Los Tilholèrs

Los Tilholèrs, ou "Lous Tiyolès" selon la graphie, est un chant gascon traditionnel de Bayonne et du bassin de l’Adour. Écrite par Pierre Lesca, lui-même maître Tonnelier au XVIIIème siècle, elle rend hommage à la force et l’hardiesse des bateliers qui parcouraient autrefois l’Adour et ses affluents pour y transporter personnes et marchandises. Pour une illustration, voir le tableau "Vue du Port de Bayonne" de Joseph Vernet, 1755.

Traduction

1 – Avez-vous vu les « Tiyoliers », (bis)
Combien ils sont braves, hardis, légers, (bis)
Faisant la promenade
En direction de Peyrehorade,
En tirant l’aviron
Tout droit jusque chez le patron !

2 – Venez, petites dames, s’il vous plaît, (bis)
Ici nous sommes d’honnêtes jeunes gens. (bis)
Ne craignez pas la « galerne » ni le vin de citerne !
Avec nous, nous avons Chatelier, le brave « tiyolier » !

3 – Pour promener le temps est beau : (bis)
Embarquez-vous sur notre bateau ! (bis)
Notre gouvernante est très jolie et charmante !
Pour être de Paris, elle semble du pays !

4 – En arrivant au Pont « Mayou », (bis)
Quartier de Bayonne la fleur, (bis)
Du haut de la « tiyole », ils ont fait la cabriole,
Du pont de « Pannecau », ils ont fait le saut périlleux.

5 – Puis en reprenant l’aviron (bis)
Ils s’en vont droit à Saint Léon (bis)
Enseigner la jeunesse à nager avec hardiesse
Pour apprendre comme il faut à faire le saut périlleux !

Mon père m’a donné un mari

« Mon père m’a donné un mari » est une chanson folklorique comique du répertoire traditionnel français, héritée de la veine des chansons moqueuses de la tradition orale. Elle retrace sur le mode burlesque le destin d’un mari si petit qu’il finit confondu avec une souris par le chat. Transmise de génération en génération, elle raille avec humour l’institution du mariage arrangé.

Il était une fermière

« Il était une fermière » est une ronde enfantine de la tradition orale française, appartenant au répertoire des jeux chantés pour les jeunes enfants. Anonyme et transmise de génération en génération, elle associe une courte trame narrative à des consignes de déplacement que les participants exécutent en chantant ensemble.

Non non plus de combats

Chanson récoltées par Michel Bianco auprès de Clément de Toumé et André Guido à Belvédère (06). L’air provient de "Gloire au 17eme", une chanson de Montéhus en l’honneur au 17ème régiment d’infanterie qui a refusé de tirer sur la foule lors de la révolte des vignerons en 1907.

La version de "Non non plus de combat" a été ramenée du front durant la première guerre mondiale à Belvédère. Sa composition est située durant les mutineries de 1917. Elle a été enregistrée et diffusée par le Corou de Berra. Aujourd’hui, cette chanson est reprise par de nombreuses chorales comme un hymne anti-guerre.