Paroles de

Mon père m’a donné un mari

Écouter sur :

1 – Mon père m’a donné un mari,
Mon Dieu, quel homme, quel petit homme !
Mon père m’a donné un mari,
Mon Dieu, quel homme, qu’il est petit !

2 – D’une feuille on fit son habit,
Mon Dieu, quel homme, quel petit homme !
D’une feuille on fit son habit,
Mon Dieu, quel homme, qu’il est petit !

3 – Dans mon grand lit je le perdis,
Mon Dieu, quel homme, quel petit homme !
Dans mon grand lit je le perdis,
Mon Dieu, quel homme, qu’il est petit !

4 – Pris ma chandelle et le cherchis,
Mon Dieu, quel homme, quel petit homme !
Pris ma chandelle et le cherchis,
Mon Dieu, quel homme, qu’il est petit !

5 – Le feu dans la paillasse a pris,
Mon Dieu, quel homme, quel petit homme !
Le feu dans la paillasse a pris,
Mon Dieu, quel homme, qu’il est petit !

6 – Mon petit mari fut rôti,
Mon Dieu, quel homme, quel petit homme !
Mon petit mari fut rôti,
Mon Dieu, quel homme, qu’il est petit !

7 – Sur une assiette je le mis,
Mon Dieu, quel homme, quel petit homme !
Sur une assiette je le mis,
Mon Dieu, quel homme, qu’il est petit !

8 – Le chat l’a pris pour une souris,
Mon Dieu, quel homme, quel petit homme !
Le chat l’a pris pour une souris,
Mon Dieu, quel homme, qu’il est petit !

9 – Au chat, au chat, c’est mon mari !
Mon Dieu, quel homme, quel petit homme !
Au chat, au chat, c’est mon mari !
Mon Dieu, quel homme, qu’il est petit !

10 – Filles qui prenez un mari,
Mon Dieu, quel homme, quel petit homme !
Filles qui prenez un mari,
Ne le prenez pas si petit !

À propos

« Mon père m’a donné un mari » est une chanson folklorique comique du répertoire traditionnel français, héritée de la veine des chansons moqueuses de la tradition orale. Elle retrace sur le mode burlesque le destin d’un mari si petit qu’il finit confondu avec une souris par le chat. Transmise de génération en génération, elle raille avec humour l’institution du mariage arrangé.

Histoire

« Mon père m’a donné un mari » appartient au genre des chansons moqueuses, héritage de la tradition orale française aux racines médiévales. Ce type de récit burlesque, où le personnage masculin est ridiculisé par son insignifiance physique, circulait dans les veillées rurales, les répertoires de cabaret et les chansonniers des XVIIIe et XIXe siècles.

La chanson repose sur une structure narrative cumulative typique de la transmission orale : chaque couplet ajoute un épisode absurde à la mésaventure du mari minuscule — vêtu d’une feuille, perdu dans le grand lit, rôti par accident, confondu avec une souris — tandis que le refrain invariable ancre le chant dans la mémoire collective et invite au chant participatif.

Ce motif du « mari lilliputien » dépasse les frontières françaises : des versions analogues existent dans les traditions germaniques et anglaises, indice d’un fond culturel commun aux traditions orales européennes. En France, des collecteurs du XIXe siècle, dont Jean-Baptiste Weckerlin, auteur avec Champfleury des Chansons populaires des provinces de France (Hachette, 1860), ont recensé et transmis ce type de pièces satiriques menacées de disparition.

Le dernier couplet confère à la chanson une dimension morale parodique : « Filles qui prenez un mari, ne le prenez pas si petit ! » est à la fois mise en garde et clin d’œil complice adressé au public féminin. Aujourd’hui, la chanson figure encore dans les répertoires des chorales scolaires et des groupes de chant traditionnel, appréciée pour son humour vivace et son refrain facile à retenir.

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Le Front haut et l’âme fière

Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé régiment du Tonkin, est un régiment de la Légion étrangère créé en 1930, sous la Troisième République, et dissous en 2000.

Son histoire est marquée par la participation à la Seconde Guerre mondiale et aux conflits d’Indochine et d’Algérie.

<ins>Traditions</ins>

Fêtes du 5e RE :

Le 4 décembre est fêtée Sainte Barbe, la sainte patronne des unités de génie.

La fête de Camerone, le 30 avril, est la véritable fête des légionnaires.

Noël est la fête de la famille « légionnaire »

Devise

1er bataillon du 5e régiment étranger d’infanterie : Primus Inter Pares (Premier partout)

3e bataillon du 5e régiment étranger d’infanterie : Ne crains rien

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Ne pleure pas Jeannette

"Ne pleure pas Jeannette" est une chanson traditionnelle française. La plus ancienne variante de cette comptine date du Moyen Âge et s’appelle La Pernette se lève.

"Ne pleure pas Jeannette", c’est l’histoire d’un amour impossible entre Jeannette et Pierre son amoureux. On souhaite la marier avec un prince ou un baron mais elle refuse car elle n’aime que Pierre.

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J’avais un camarade

Der gute Kamerad (Le Bon Compagnon) est une complainte traditionnelle des forces armées allemandes, composée en 1809 à Tübingen, ville universitaire de Wurtemberg, par Ludwig Uhland.

Friedrich Silcher mit en musique ce poème en 1825, probablement aussi à Tübingen.

En tant que chant militaire, il est plus connu sous le titre Ich hatt’ einen Kameraden (J’avais un camarade), qui reprend le premier vers de la première strophe.

Texte et traduction française

Ich hatt’ einen Kameraden,
Einen bessern findst du nit.
Die Trommel schlug zum Streite,
Er ging an meiner Seite
In gleichem Schritt und Tritt.

Eine Kugel kam geflogen,
Gilt sie mir oder gilt sie dir?
Sie hat ihn weggerissen,
Er liegt vor meinen Füßen,
Als wär’s ein Stück von mir.

Will mir die Hand noch reichen,
Derweil ich eben lad.
Kann dir die Hand nicht geben,
Bleib du im ew’gen Leben
Mein guter Kamerad !

«J’avais un camarade
Un meilleur vous ne trouverez pas
Le tambour nous a appelé pour se battre
Il marchait toujours à mes côtés
Du même pas

Une balle a volé vers nous
Est elle pour moi ou pour toi?
Elle l’a arraché à la vie
Il se trouve maintenant à mes pieds
Comme une partie de moi

Il veut encore me tendre sa main
Tandis que je recharge
Je n’ai pu lui donner ma main
Reste dans la vie éternelle
Mon bon camarade ! »

<ins>Usages</ins>

Étant un chant très populaire dans la Wehrmacht, puis dans la Bundeswehr, il fut chanté notamment à l’enterrement de Erwin Rommel mais aussi dans l’église paroissiale de Saint-Privat-la-Montagne lors de la célébration du centenaire de la bataille du 18 août 1870.

Ce chant a également été chanté par les représentants d’associations d’anciens combattants parachutistes aux obsèques du général Bigeard, ce qui fut à l’origine d’une polémique entre le général Dary, gouverneur militaire de Paris et le général Cann, président de l’une de ces associations.

La version française "J’avais un camarade" a été chanté lors de la cérémonie d’hommage à Dominique Venner, essayiste français classé à l’Extrême-droite, le 31 mai 2013, dix jours après son suicide dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Elle peut être écoutée sur "Youtube" à l’adresse : "https://www.youtube.com/watch?v=A2MekAxCOyE " (à 01:10:25)

Il existe une autre version française, "La Cavalcade", composée par le lieutenant parachutiste Jean de Brem, auteur de "Testament d’un Européen" et dernier militant OAS à avoir été abattu par la police, en avril 1963 à Paris.

Ce chant a longtemps été un lien de fraternisation entre les mouvements néofascistes européens, chanté de façon rituelle chaque année à Madrid (et cela jusqu’à la destitution de l’état franquiste par le roi Juan Carlos) lors de la commémoration de l’exécution du fondateur de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera.

Le chant est également chanté dans la Légion étrangère en français et en allemand, car après la Seconde Guerre mondiale, bon nombre de soldat de la Wehrmacht et de la ss se sont enrôlés dans la Légion étrangère et c’est ainsi que certains régiments étaient composés en majorité d’Allemands.

La version kabyle est chantée par le célèbre chanteur engagé Ferhat MEHENNI, dit Ferhat Imaziɣen Imula.

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Les Dragons de Noailles

Les Dragons de Noailles est une marche militaire dont la musique est peut-être du xviie siècle. Les paroles chantées actuellement sont une création qui n’est pas antérieure aux années 1960 et mêlent personnes et faits d’époques différentes. Aujourd’hui, c’est aussi le chant du 2e régiment de dragons NRBC et du 3e escadron de transport de blindés du 516e régiment du train (ancien 101e escadron de transport de blindés de la Légion Etrangère).

Il a été demandé aux unités françaises de la brigade franco-allemande d’éviter de le chanter devant leurs camarades germaniques.

La musique de cette marche est parfois attribuée à Lully, et parfois datée de 1678. Dans la version que l’on chante aujourd’hui, la marche est connue sous le titre Les Dragons de Noailles, et contient ces vers :

Ils ont traversé le Rhin
Avec monsieur de Turenne
Ils ont incendié Coblence
Les fiers dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat

À l’écoute de la chanson, le rapport est donc établi entre les dragons d’un des quatre maréchaux de Noailles et l’un des deux ravages du Palatinat — plutôt le premier, puisqu’il est question de Turenne.

Le Noailles-Cavalerie, régiment de cavalerie légère du maréchal Anne Jules de Noailles, n’est levé que le 20 décembre 16882. Il n’a donc pas participé au premier ravage du Palatinat (1674). Il ne peut non plus avoir servi sous les ordres de Turenne (mort en 1675).

Il n’est pas exclu, en revanche, qu’Anne Jules de Noailles ait accompagné Turenne dans la campagne de 1674 — avec des dragons sous ses ordres.

Le Noailles-Cavalerie a bien participé (sous le commandement du lieutenant-colonel Charles de Dyenne de Cheyladet3) aux campagnes successives de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, prétexte au second ravage du Palatinat (1689-1693). Mais il ne devient un régiment de dragons, sous le nom de Noailles Dragons, que le 25 mars 1776.

En 1791, il devient le 15e régiment de dragons. Il est dissous en 1962.

Origine des paroles

L’écriture des paroles peut être tardive, ou bien des remaniements ont été apportés au fil des siècles. Ce qui expliquerait une certaine confusion entre la maison de Noailles, les dragons, les exactions de Turenne dans le Palatinat, le second ravage ordonné par Louvois et un « incendie de Coblence » qui peut faire référence à l’occupation française de 1632, aux bombardements lourdement destructeurs de 1688, à la prise de la ville en 1794 ou à la démolition de l’ancienne forteresse d’Ehrenbreitstein en 1801.

Un manuscrit daté des années 1765-66 donne un unique couplet d’une chanson de 1666 faisant allusion à la blessure du chevalier de Chevreuse dont on peut penser qu’il fut écrit sur le même air que celui des Dragons de Noailles encore que la composition de Lully ne date que de 1678 (Loulanla jai le nez cassé/ Je n’irai plus dans la tranchée/ Loulanla jai le nez cassé/ Je men vas me faire panser). On retrouve une réminiscence du refrain en 1906 (Lon Ion la, laissez-les passer/ Les Français dans la Lorraine,/ Lon lon la, laissez-les passer./ Ils ont eu du mal assez…), mais ce ne sont pas les paroles chantées actuellement.

Les paroles ne semblent pas très connues avant la fin des années 1960. Pourtant en 1961 ce chant est régulièrement utilisé pour les déplacements de la troupe, ainsi que par la fanfare au sein du Centre d’instruction du 14eme Régiment de Chasseurs Parachutistes. Aucun recueil ne mentionne ce chant, chez les scouts ou les importantes éditions des chantiers de jeunesse de la 2e GM. Il est enregistré pour la première fois par la promotion de l’EMIA Plateau des Glières en 1970[1], la même année il figure sur un 45 tours des élèves sous-officiers de l’école de cavalerie de Saumur. Il est depuis régulièrement enregistré et publié dans des recueils militaires, attestant ainsi de sa diffusion et de sa popularité au sein de la troupe. On le retrouve aussi dans les répertoires des mouvements de jeunesse.

Source : Wikipedia

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