C’est pour accompagner les pèlerins qui, suivant les pas de Charles Péguy, partent de Notre-Dame de Paris pour rejoindre Notre-Dame de Chartres que le père Paul Doncœur composa ce kyrie.
Il s’est inspiré pour ce Kyrie des gueux de la mélodie d’un vieil air lansquenet du XVIe siècle : Wir Zogen in das Feld . Il fut chanté par les mercenaires de Charles Quint lors des campagnes d’Italie, et durant sa lutte contre Venise. Les lansquenets étaient originaires de différents pays, ce qui explique dans le chant original de l’allemand et de l’italien.
Le terme « bissac » fait référence à un sac. Le mot désigne littéralement une « besace, sac analogue, faisant partie du harnachement des chevaux dans l’armée ».
Le Kyrie, dont le nom vient du grec ancien Κύριε ἐλέησον (Kýrie eléêson) [en grec moderne : Κύριε ελέησον (Kírie eléison)], est un chant liturgique des Églises catholique et orthodoxe qui signifie : Seigneur prenez pitié.
Ce chant est aussi chanté traditionnellement à la fin des pèlerinages de routiers à Vézelay (Scouts-d’Europe) et Cléry (Europas-scouts). Au passage « Ce soir chez le Bon-Dieu, Frappez les gueux » les routiers-scouts frappent avec leur bâton sur les portes de la basilique qui s’ouvrent alors.
Ce chant est aussi celui du 12°Régiment de Cuirassiers.