Paroles de

Ach Schäfer, wo fahrest du hin ?

Écouter sur :

1 – « Ach Schäfer, wo fahrest du hin ? ‒
Was führst du Neues im Sinn ?
Wärst du bei mir geblieb’n,
Hättst mir die Zeit vertrieb’n.
Du aber hast es nicht erkennt,
Bist von der Liebe getrennt !

2 – Jetzt setz ich mich nieder ins Gras,
Spiel auf der Flöte ein Spass,
Ich spiel zum Zeitvertreib
Meinen Schäflein und Lämmlein zur Freud.
Damit vertreib ich die Zeit,
Allhier auf dieser Heid. » ‒

3 – « Wenn du es mein Schätzel willst sein,
So musst du mich lieben allein,
Musst fein zu Hause bleiben,
Musst andere Knaben meiden.
Wenn du dasselbe nicht tust,
So hab ich zum Lieben nicht Lust.

4 – Bin nur ein Hirtenkind,
Auferzogen im Regen und im Wind,
Die Sonne hat mir es gestrahlet,
Schwarzbraune Farbe gemalet.
Ade, Himmel, ich rufe dich an,
Ich armer Schäfersmann ! »

À propos

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 217.

Collecté à Hunspach en 1906.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Auteur : Chjami Aghalesi

Version corse d’un chant traditionnel russe dont la musique a été utilisée, avec des paroles différentes, par les deux camps de la guerre civile qui a suivi la Révolution de 1917. Cette utilisation par les 2 camps se retrouve également en France avec "Le chant des partisans" et "Les partisans blancs".

Le groupe Chjami Aghjalesi a d’ailleurs chanté "Les partisans" en corse et russe le 30/10/2010 au théâtre de Bastia avec les Chœurs de l’armée rouge : https://youtu.be/JLR3krI0a0g

Traduction de l’adaptation corse : Entre les cris et les silences Des épais sanglots étouffés Une voix s’est élevée Des peuples niés En libérant la nation Nous ferons la révolution. Avec les enfants et les injuriés Ouvriers et paysans Qui s’usent la vie Et qui vivent peu d’années En libérant la nation Nous ferons la révolution. Contre la France impérialiste À la main des exploiteurs Contre les corses engraissés Toujours vils et traîtres En libérant la nation Nous ferons la révolution. Pour notre terre commune Léguée par nos ancêtres Que nous avons partagée Et aujourd’hui abandonnée En libérant la nation Nous ferons la révolution. Pour la liberté de l’homme Avec les peuples frères Contre le capital gourmand Qui les porte au boucher En libérant la nation Nous ferons la révolution. Pour les vieux et les enfants Privés de leur langue Pour les corses hommes dignes Qui ont été emprisonnés Pour la nation Corse Nous ferons la révolution.

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