Paroles de

Ànnemeiala läj dich à

Paroles de

Ànnemeiala läj dich à

Écouter sur :

1 – Ànnemeiala läj dich à
Komm mìt mìr zum Tànza nà
Tànza wella mìr um d Wett
Dia Nàcht gehn mìr nìtt ìns Bett

(Refrain) Tra lalala, lalala, la
Tra lalala, lala la la la

2 – Ànnemeiala tànz nur tànz
Dini Schiehleler sìn nà gànz
Brüchs se nìt baroie
Bakommsch boll die noie

2 – Ànnemeiala lépf d’r Füess
Wenn ìch mìt dìr tànze müess
Tànze kà w i nìt allein
Ànnemeiala lépf die Bein

À propos

Trouvable dans « La chanson marcaire dans la vallée de Munster » , p. 77
collectage Gérard LESER et Eugène MAEGEY

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 121

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Stabat Mater Dolorosa

Stabat Mater (traduction du latin : La Mère se tenait) est une séquence composée au XIIIe siècle et attribuée au franciscain italien Jacopone da Todi.

Comme la plupart des séquences, elle a été exclue de la liturgie dans la norme du Missel romain fixée par le Concile de Trente (1570), mais a été réintégrée en 1727. Elle est ainsi aujourd’hui la cinquième et dernière des séquences autorisées, mais est rarement chantée.

Le texte de la séquence évoque la souffrance de Marie lors de la crucifixion de son fils Jésus-Christ. Marc Honegger le définit ainsi : « poème rimé de vingt tercets de trois vers célébrant la compassion de la Vierge aux douleurs de son fils crucifié »[2]. Marie y est présentée plus comme une femme qui souffre que comme la reine des cieux.

Le titre est simplement un incipit, les premiers mots de Stabat Mater dolorosa, son premier vers, que l’on peut traduire ainsi : « En douleur, la Mère était là… ». Les tercets 1 et 2 font référence à une prophétie biblique de Siméon, faite à la Vierge durant la Présentation au Temple de Jésus, quarante jours après sa naissance : "Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre." (Luc, II, 35). Les tercets 3 à 7 présentent une contemplation des souffrances de la Vierge : "Qu’elle était triste, anéantie, / La femme entre toutes bénie…". Les tercets 9 à 18 sont une prière qui demande à la Vierge de nous unir à sa souffrance : "Ô Mère, source de tendresse…". Les deux derniers tercets sont une prière au Christ : "Ô Christ, à l’heure de partir…".

Ce poème latin médiéval est souvent considéré comme l’expression classique d’une nouvelle forme de piété, plus empathique et émotive, caractéristique de la fin du Moyen Âge. L’affliction en demeure le thème central. Le croyant est plus à même de ressentir sa douleur humaine de mère que celle du fils d’essence divine, mais aussi de nature divine.

Le thème de la Mater dolorosa s’inscrit aussi dans l’explosion de la dévotion mariale, promue notamment par l’ordre des Frères mineurs (franciscains). La fête associée à cette séquence est celle de Notre-Dame des douleurs, objet d’une dévotion particulière qui s’instaure à la fin du XVe et au début XVIe siècle dans la théologie de la Contre-Réforme, où les Jésuites auront un grand rôle.

Cette fête était célébrée principalement par les servites de Marie au XVIIe siècle. Elle fut étendue à toute l’Église en 1814 (elle a été fixée au 15 septembre en 1912).

Le thème religieux du Stabat Mater a été mis en musique par plusieurs compositeurs, et illustré par de nombreux peintres.

La mise en musique du texte, par le compositeur Pergolèse (1736), est restée célèbre depuis le XVIIIe siècle.

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Bouissou

Auteur : Zéphirin Castellon
Zéphirin Castellon est né en 1926 à Belvédère (06, vallée de la Vésubie) d’une famille de paysans. Son oncle lui apprend à jouer du fifre tel que cela se fait en Vésubie, alors que la pratique se perd complètement. Adulte, il devient surveillant de prison, loin de sa terre natale, et écrit, pour se donner du baume au cœur, des chansons sur son village ou ses souvenirs d’enfance.

“Bouissou” relate les journées de travail dans les champs au-dessus du village.
Lorsqu’il prend sa retraite, Zéphirin Castellon revient au pays où il se lance dans une grande œuvre d’enseignement et de revival de la pratique du fifre et où il chante ses chansons. Aujourd’hui, ses chansons font partie du patrimoine de la Vésubie, souvent chantées en polyphonie. Sa chanson la plus connue “Viven toujourn en mountagno” a été diffusée dans tout le sud de la France par le biais des troupes de fifres et tambours.

Traduction :

(Refrain) Bientôt tu montes là-haut
Pour aller couper l’herbe à Bouissou
Il te faut quitter Belvédère,
Véséou et Perdiguier,
Pour passer quinze jours en saison.
Si tu fais le repas là-haut,
Fais de la polenta, fais du ragoût,
Si tu veux boire en mangeant,
Le meilleur fortifiant,
C’est un seau d’eau du vallon

1 – Si, tôt le matin, tu montes avec le mulet,
Monte sur celui de Jules,
A Clos-de-l’Eve, arrête-toi,
Mets pied à terre et repose toi.
Là-haut, il y a beaucoup de travail,
On ne fait pas tout à la faux.
N’oublie surtout pas ton chapeau,
la grande faucille et le râteau.

2 – Ne regarde surtout pas les oiseaux voler
Tu risquerais de dégringoler.
Tu as une faucille qui coupe bien
Fais attention, ne te coupes pas.
Tourne le foin, fais-le sécher,
Quand il est bien sec, tu peux le transporter.
Prépare t’en une bonne charge
Et tu la descends à Belvédère.

3 – Tu es là-haut depuis quinze jours
Je commence déjà à être jaloux
Dépêche-toi de redescendre
Je languis de t’embrasser.
Pour moi, ne te fais pas de souci,
Mon foin, je l’ai tout fini,
Je n’ai plus qu’à rentrer
Bien dîner et me coucher

(Refrain) Quand tu descends de Bouissou,
Pense à me faire hou, hou !
Si le temps est serein,
Je monte sur le Coulet,
Et aussitôt, de là, je te regarde.
Quand tu arrives à Belvédère,
Range la faucille et la toile,
Va enfermer le mulet
Dans l’étable de Jules,
Fais le dîner et va te coucher.

Tirée de : Grinda, Alain, "Le Belvédérois, Lou Barverenc", 2011, Editions de Bergier

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