Bèth cèu de Pau

Bèth Cèu de Pau est un chant polyphonique béarnais, hymne de la ville de Pau.
Traduction
1 – Beau ciel de Pau
Quand te reverrai-je ?
J’ai tant souffert depuis que je t’ai quitté.
S’il me faut mourir sans te revoir
Adieu, beau ciel, je t’aurai bien regretté.
J’aurais voulu, Béarn chanter ta gloire
Mais je ne peux pas, car je suis trop malade
Mon Dieu, mon Dieu !
Laissez-moi voir encore (bis)
Le ciel de Pau, le ciel de Pau. (bis)
2 – Hier, j’étais seul dans ma triste chambrette
A respirer le parfum du printemps
Quand tout à coup, une pauvre hirondelle
Pousse un grand cri, et puis en même temps
Un épervier fond sur la jolie petite
Viens, viens ici, je ne te ferai pas de mal !
Viens à l’intérieur, nous parlerons pauvrette (bis)
Du ciel de Pau, du ciel de Pau. (bis)
3 – Qu’as-tu pensé, ma pauvre amie
De voyager seule, sans aucun secours ?
Repose-toi un peu, de courir fatigue,
Ici, tu n’as pas à craindre les autours
Pourquoi trembler ? Allons, tu n’es pas prisonnière
Tu peux partir si je n’ai pas ce qu’il te faut.
Reprends ton vol, va voltiger légère (bis)
Au ciel de Pau, au ciel de Pau. (bis)
4 – Mais, tu t’en vas, jolie messagère
Adieu, adieu ! Sans toi, je vais mourir.
Car le bon Dieu auprès de lui m’appelle
Demain, peut-être , je ne serais plus ici.
Puisque tu t’en vas, va-t-en dans la montagne,
Va faire ton nid, sous notre portail.
Tu auras de tout, pour toi et ta compagne (bis)
Au ciel de Pau, au ciel de Pau. (bis)
La familho

Auteur : Zéphirin Castellon. Zéphirin Castellon est né en 1926 à Belvédère (06, vallée de la Vésubie) d’une famille de paysans. Son oncle lui apprend à jouer du fifre tel que cela se fait en Vésubie, alors que la pratique se perd complètement. Adulte, il devient surveillant de prison, loin de sa terre natale, et écrit, pour se donner du baume au cœur, des chansons sur son village ou ses souvenirs d’enfance.
"La familho" en est une, elle décrit une journée tranquille de paysans de Belvédère. Lorsqu’il prend sa retraite, Zéphirin Castellon revient au pays où il se lance dans une grande œuvre d’enseignement et de revival de la pratique du fifre et où il chante ses chansons. Aujourd’hui, ses chansons font partie du patrimoine de la Vésubie, souvent chantées en polyphonie. Sa chanson la plus connue "Viven toujourn en mountagno" a été diffusée dans tout le sud de la France par le biais des troupes de fifres et tambours.
L’enfant de la débauche

Auteur : Avec Cholestérol.
Je mène les loups

Chant à danser : Bourrée du Berry. Les plus anciennes versions ont été collectées à la fin du XIXème.
La plenta deu pastor

Chant du Béarn. Auteurs Georges Sanchette et Jean-Claude Coudouy.
Traduction : La complainte du berger
1 – Bergers de tous les pays
Venez écouter notre chagrin
Car c’est fini
De voir autant de troupeaux
Sur nos chemins
Aux bordures fleuries.
2 – Au beau milieu du printemps,
Jolie violette
Tu t’en vas pour laisser la place.
A la savoureuse réglisse.
Tu pars mais tu resteras toujours
Ce qui va me manquer le plus
C’est le son tant plaisant
Des charmantes clochettes.
3 – Auprès de toi mon amie,
Je pleure de tristesse
Souviens-toi de ce temps,
Lorsque la rosée avait séché
On envoyait le chien
Garder les brebis
Et tous deux sur l’herbe
On chantait une chanson.
4 – Maintenant tout seul,
Au sommet de la montagne
Ce qui me tourmente plus
Que nos amours
C’est de savoir que bientôt
Sur ces herbages
Je ne pourrai plus chérir
Les petits agneaux.
Chanson de la Sarthe

Ecrite après la 2nd guerre mondiale, le texte original contient un accent patois.
Source : Archives de la Sarthe (audio d’une chorale): http://archives.sarthe.fr/f/FondsSonore/697/fiche/?&debut=0 La Sarthe en chansons : https://www.frequence-sille.org/chansons-sarthe/?p=254
Le patois de chez nous

Texte du début du XXe siècle par Gaston Couté.
Lo primtemps qu’ei arribat

Traduction :
1 – Le printemps est arrivé,
Le temps de la violette.
Les mères et les jeunes filles
Qui veulent se marier
S’en vont dans la prairie
Pour aller s’amuser.
2 – Il y a un nouveau berger
Arrivé il n’y a guère,
Dieu quelle belle allure !
Il charme celles qu’il veut.
Si je savais lui plaire
Je lui donnerais mon cœur.
3 – Je te donnerais mon cœur
Si tu étais fidèle
Tope là
Et fais-moi le serment
Que tes amourettes
Ne finiront jamais.
4 – Il n’y a pas de chemin
Où il n’y ait d’obstacles.
Dieu quelle affaire
La vie pour s’aimer,
Pour un moment de faiblesse
S’il fallait nous séparer.
La fille au Roi Louis

Chanson très ancienne dont les paroles remonteraient au Moyen-Age, et citée dans l’Anthologie de la chanson française traditionnelle de Marc Robine, « La fille au Roi Louis » relate l’amour interdit entre la fille de Louis IX (Saint Louis) et un chevalier nommé Déon (le nom qui varie selon les versions et les régions).
D’après Marc Robine, il existe plusieurs versions de cette chanson, dont une par le trouvère Audefroy le Batard (XIIIe siècle) nommée « La belle Ydoine ».
La mélodie que l’on connaît aujourd’hui serait basée sur un air de cour de 1607, et Gérard de Nerval l’aurait décrite comme « un des plus beaux airs qui existent ».
Ciucciarella

Berceuse corse.
Traduction
1 – Ô petite fille, tu ne sais combien je t’adore,
Tes beautés, tes colliers en or,
Petite fille en sucre,
Combien cette nuit est longue,
Fais dodo, fais dodo,
Ton père est à la campagne,
2 – Je veux monter, là-haut sur ces collines,
Il y a les chèvres, les mouflons et les bichettes,
Là-haut sont les trois lapins,
Cours, si tu les attrapes,
Fais dodo, fais dodo,
Ton père est à la campagne,
3 – J’ai trouvé un nid, dedans il y avait deux œufs,
Je suis allée voir l’oiseau qui les couve,
C’était un nid de colombe,
Et trois fois je l’ai rencontrée,
Ô colombe à collier,
Combien cette nuit est longue,
4 – Je suis allée au potager, ce matin de bonne heure,
Bébé n’y était pas, car il était allé à l’école,
Tout ceci pour te voir,
Ô bouquet de violettes,
Fais dodo, fais dodo,
Ton père est à la campagne,
5 – Siffle donc et hurle o tramontane,
Je file le lin et carde la laine,
Je t’ai fait un manteau,
Et garni la soutane,
Ton manteau enchanté,
Tout autour brodé,
6 – Fais dodo, fais dodo,
Ton père est à la campagne…