Anen toui

Noël traditionnel de Lucéram et Villefranche-sur-Mer, comté de Nice, recueilli par le chanoine Henri Carol. (Source Musique Traditionnelle du Comté de Nice)

Traduction française :

1 – Allons tous gens du village
Ne craignons pas le mauvais temps
Faisons tous ce voyage
Pour les fêtes à Bethléem.
Les anges nous guideront
Et dans l’air vont chanter
La paix, la joie, l’amour.
Il est né le rédempteur.

2 – Il est né en plein hiver,
Sans bois, sans feu,
Au milieu de deux jumeaux,
Sur la paille, sur le foin.
Trois rois ont vu de la lumière,
Ils sont partis d’Orient.
L’étoile leur à fait le chemin
Et les a guidés à Bethléem.

3 – Vous serez surpris de croire
D’un dieu si petit enfant,
On a compassion de le voire Pauvre,
tout nu et tremblant.
Vous sauriez que c’en est un
Qui fait tourner le soleil
Que c’est celui qui fait trembler
Le ciel, la terre et la mer ?

La petite Thérèse

Chantée en 1915 au Théâtre de l’Alcazar de Marseille, cette chanson fait aujourd’hui partie du répertoire des festins du Comté de Nice.

Bèth cèu de Pau

Bèth Cèu de Pau est un chant polyphonique béarnais, hymne de la ville de Pau.

Traduction

1 – Beau ciel de Pau
Quand te reverrai-je ?
J’ai tant souffert depuis que je t’ai quitté.
S’il me faut mourir sans te revoir
Adieu, beau ciel, je t’aurai bien regretté.
J’aurais voulu, Béarn chanter ta gloire
Mais je ne peux pas, car je suis trop malade
Mon Dieu, mon Dieu !
Laissez-moi voir encore (bis)
Le ciel de Pau, le ciel de Pau. (bis)

2 – Hier, j’étais seul dans ma triste chambrette
A respirer le parfum du printemps
Quand tout à coup, une pauvre hirondelle
Pousse un grand cri, et puis en même temps
Un épervier fond sur la jolie petite
Viens, viens ici, je ne te ferai pas de mal !
Viens à l’intérieur, nous parlerons pauvrette (bis)
Du ciel de Pau, du ciel de Pau. (bis)

3 – Qu’as-tu pensé, ma pauvre amie
De voyager seule, sans aucun secours ?
Repose-toi un peu, de courir fatigue,
Ici, tu n’as pas à craindre les autours
Pourquoi trembler ? Allons, tu n’es pas prisonnière
Tu peux partir si je n’ai pas ce qu’il te faut.
Reprends ton vol, va voltiger légère (bis)
Au ciel de Pau, au ciel de Pau. (bis)

4 – Mais, tu t’en vas, jolie messagère
Adieu, adieu ! Sans toi, je vais mourir.
Car le bon Dieu auprès de lui m’appelle
Demain, peut-être , je ne serais plus ici.
Puisque tu t’en vas, va-t-en dans la montagne,
Va faire ton nid, sous notre portail.
Tu auras de tout, pour toi et ta compagne (bis)
Au ciel de Pau, au ciel de Pau. (bis)

La familho

Auteur : Zéphirin Castellon. Zéphirin Castellon est né en 1926 à Belvédère (06, vallée de la Vésubie) d’une famille de paysans. Son oncle lui apprend à jouer du fifre tel que cela se fait en Vésubie, alors que la pratique se perd complètement. Adulte, il devient surveillant de prison, loin de sa terre natale, et écrit, pour se donner du baume au cœur, des chansons sur son village ou ses souvenirs d’enfance.

"La familho" en est une, elle décrit une journée tranquille de paysans de Belvédère. Lorsqu’il prend sa retraite, Zéphirin Castellon revient au pays où il se lance dans une grande œuvre d’enseignement et de revival de la pratique du fifre et où il chante ses chansons. Aujourd’hui, ses chansons font partie du patrimoine de la Vésubie, souvent chantées en polyphonie. Sa chanson la plus connue "Viven toujourn en mountagno" a été diffusée dans tout le sud de la France par le biais des troupes de fifres et tambours.

Je mène les loups

Chant à danser : Bourrée du Berry. Les plus anciennes versions ont été collectées à la fin du XIXème.

La plenta deu pastor

Chant du Béarn. Auteurs Georges Sanchette et Jean-Claude Coudouy.

Traduction : La complainte du berger

1 – Bergers de tous les pays
Venez écouter notre chagrin
Car c’est fini
De voir autant de troupeaux
Sur nos chemins
Aux bordures fleuries.

2 – Au beau milieu du printemps,
Jolie violette
Tu t’en vas pour laisser la place.
A la savoureuse réglisse.
Tu pars mais tu resteras toujours
Ce qui va me manquer le plus
C’est le son tant plaisant
Des charmantes clochettes.

3 – Auprès de toi mon amie,
Je pleure de tristesse
Souviens-toi de ce temps,
Lorsque la rosée avait séché
On envoyait le chien
Garder les brebis
Et tous deux sur l’herbe
On chantait une chanson.

4 – Maintenant tout seul,
Au sommet de la montagne
Ce qui me tourmente plus
Que nos amours
C’est de savoir que bientôt
Sur ces herbages
Je ne pourrai plus chérir
Les petits agneaux.

Chanson de la Sarthe

Ecrite après la 2nd guerre mondiale, le texte original contient un accent patois.

Source : Archives de la Sarthe (audio d’une chorale): http://archives.sarthe.fr/f/FondsSonore/697/fiche/?&debut=0 La Sarthe en chansons : https://www.frequence-sille.org/chansons-sarthe/?p=254

Lo primtemps qu’ei arribat

Traduction :

1 – Le printemps est arrivé,
Le temps de la violette.
Les mères et les jeunes filles
Qui veulent se marier
S’en vont dans la prairie
Pour aller s’amuser.

2 – Il y a un nouveau berger
Arrivé il n’y a guère,
Dieu quelle belle allure !
Il charme celles qu’il veut.
Si je savais lui plaire
Je lui donnerais mon cœur.

3 – Je te donnerais mon cœur
Si tu étais fidèle
Tope là
Et fais-moi le serment
Que tes amourettes
Ne finiront jamais.

4 – Il n’y a pas de chemin
Où il n’y ait d’obstacles.
Dieu quelle affaire
La vie pour s’aimer,
Pour un moment de faiblesse
S’il fallait nous séparer.