Paroles de

Ciucciarella

Écouter sur :

1 – O ciucciarella, nun sai quantu ti adoru,
Le to bellezze, le to cullane d’oru,
Ciucciarella inzuccarata,
Quantu hè longa sta nuttata,
Fà la ninna, fà la nanna,
U to babbu hè à la campagna,

2 – Cullà ne vogliu, quassù per sse cullette,
Ci sò le capre, le muvre è le cervette,
Quassù sò li trè cuniglii,
Corri tù, sè tù li piglii,
Fà la ninna, fà la nanna,
U to babbu hè à la campagna,

3 – Trovu aghju un nidu, nentru ci era duie ove,
Sò stata à vede l’acellu chì le cove,
Era un nidu di culomba,
È trè volte l’aghju trova,
O culomba cullerata,
Cusì longa sta nuttata,

4 – So stata à l’ortu, stamane di bon’ora,
Ciucciu nun c’era, chì era andatu à scola,
Tuttu era per vede à tè ne,
O mazzulu di viole,
Fà la ninna fà la nanna,
U to babbu hè à la campagna,

5 – Zifulà puru è mughja o tramuntana,
Filgu lu linu è carmingu la lana,
Fattu t’aghju lu mantellu,
È guarnitu la suttana,
Lu to mantellu fatatu,
Tutt’intornu riccamatu.

À propos

Berceuse corse.

Traduction

1 - Ô petite fille, tu ne sais combien je t’adore,
Tes beautés, tes colliers en or,
Petite fille en sucre,
Combien cette nuit est longue,
Fais dodo, fais dodo,
Ton père est à la campagne,

2 - Je veux monter, là-haut sur ces collines,
Il y a les chèvres, les mouflons et les bichettes,
Là-haut sont les trois lapins,
Cours, si tu les attrapes,
Fais dodo, fais dodo,
Ton père est à la campagne,

3 - J’ai trouvé un nid, dedans il y avait deux œufs,
Je suis allée voir l’oiseau qui les couve,
C’était un nid de colombe,
Et trois fois je l’ai rencontrée,
Ô colombe à collier,
Combien cette nuit est longue,

4 - Je suis allée au potager, ce matin de bonne heure,
Bébé n’y était pas, car il était allé à l’école,
Tout ceci pour te voir,
Ô bouquet de violettes,
Fais dodo, fais dodo,
Ton père est à la campagne,

5 - Siffle donc et hurle o tramontane,
Je file le lin et carde la laine,
Je t’ai fait un manteau,
Et garni la soutane,
Ton manteau enchanté,
Tout autour brodé,

6 - Fais dodo, fais dodo,
Ton père est à la campagne...

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Rencontre fortuite

Paroles : Michel Tonnerre

Musique : Yannick Ar Bleiz

Naissance 30 juin 1949 Quimperlé

Décès 3 juillet 2012 Lorient

Genre musical : chants de marins

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

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Il est né le divin enfant

Il est né le divin enfant est un chant de Noël populaire catholique, français, qui rappelle la naissance du Christ.

Ce chant a été publié pour la première fois en 1863 (?), dans un recueil d’airs de Noël lorrains rassemblés par l’organiste de la cathédrale de Saint-Dié, Jean-Romain Grosjean.

La mélodie dérive d’un air de chasse français du XVIIe siècle, La Tête bizarde.

Variante du premier couplet :

1 – Nous voici dans cet heureux temps,
Annoncé par tous les prophètes,
Nous voici dans cet heureux temps,
Appelé de nos vœux ardents

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