Lo turlututu

Le turlututu (Lou turlututu, ou encore Lo turlututu selon la graphie employée) est une chanson traditionnelle du Limousin, du Périgord et plus largement du massif central. Cette chanson fait échos au genre poétique troubadouresque de la pastourelle, mettant systématiquement en scène un noble faisant des avances à une jeune paysanne qui le rejette ou, au contraire, y cède.
Ici la paysanne rejette les avance de l’homme, lui préférant "son berger" à celui qui "porte une épée". La coupure régulière du texte par les onomatopées "Turlututu" ou "Lolonlà laliretà" laissent la chanson ouverte de nombreux sous entendus sur la teneur du discours et aux intentions de l’homme qui y est mis en scène.
C’est extra

Léo Ferré – 1969
Ecoute ô mon cœur

Paroles Marcel Legay (1904). Chanson du Pays d’Artois.
Arthur Jacques Joseph Legay dit Marcel Legay, né le 8 novembre 1851 à Ruitz (Pas-de-Calais) et mort le 16 mars 1915 à Paris 9e, est un chansonnier français.
Il était surnommé « le barde au bouc noir » ou encore le « chauve chevelu ». Il est considéré comme le précurseur des chansonniers de Montmartre.
Une jeune fillette

Première apparition écrite du chant dans un recueil de Jehan Chardavoine datant de 1576. La mélodie est déjà attestée au XVème. Elle est chantée dans toute l’Europe chrétienne sous différentes versions et connaît une grande popularité jusqu’au XVIIIème. La présente version datant de le Renaissance.
Salut à toi

Auteur Bérurier Noir, 1985.
Lisandre / Lysandre ça fait peur aux oiseaux

Poème de Galoppe d’Onquaire / Musique Paul Bernard (1827-1879)
Le bon secours

Poème occitan, mis en chanson par Henri Gougaud.
Les Terres Saintes

Ce chant daterait des croisades.
La Rixme

Extrait de la BD De Cape et de Crocs, Ayroles et Masbou, Acte VII Chasseurs de chimères
Stella Splendens

Chant issu du Livre Vermeil de Montserrat.
Le Livre vermeil de Montserrat (en catalan : Llibre Vermell de Montserrat) est un recueil de textes religieux, parmi lesquels figurent plusieurs hymnes de la fin du Moyen Âge. Le manuscrit a été réalisé au XIVe siècle à l’abbaye de Montserrat, en Catalogne, où il se trouve toujours aujourd’hui.
Le manuscrit a été écrit vers 1399 et contenait environ 350 pages (172 doubles pages format in-folio), dont seulement 137 nous sont parvenues, notamment en raison de l’incendie qui ravagea le monastère en 1811, pendant la guerre d’indépendance espagnole. Le titre fait allusion à la couverture de velours rouge qui contenait le recueil à la fin du XIXe siècle. Toutes les œuvres sont anonymes.
Le monastère abrite le sanctuaire de la Vierge de Montserrat, qui était un lieu de pèlerinage très fréquenté au moment de l’écriture, de la réalisation du manuscrit.
Traduction
1 – Étoile resplendissante sur la montagne, telle un rayon du soleil
Sertie de miracles, Exauce les prières de ton peuple.
2 – Tous les peuples accourent ensemble, Remplis de joie;
Riches et pauvres, Grands et humbles,
Gravissent la montagne, Pour voir de leurs yeux
Et en redescendent, Remplis par la grâce.
3 – Les princes et les Grands, Ceux de souche royale,
Les puissances du siècle, Une fois obtenu
Le pardon de leurs péchés, le proclament en se frappant la poitrine,
C’est ici qu’à genoux, Ils clament « Ave Maria ».
4 – Les prélats et les barons, Les comtes illustres,
Tous les religieux et tous les prêtres,
Soldats, marchands, Citadins, marins,
Bourgeois, Pêcheurs, Tous ici rendent grâce.
5 – Les paysans, les laboureurs, Mais aussi les notaires,
Avocats, sculpteurs, Tous les charpentiers,
Cantonniers et couturiers, Mais aussi les fileurs,
Tous les artisans, Rendent grâce ici.
6 – Reines, comtesses, Illustres dames,
Puissantes et servantes, Jeunes et humbles,
Vierges et vieilles, Et puis les veuves,
Et les religieuses escaladèrent Aussi cette montagne.
7 – Ces foules s’assemblèrent, Ici pour présenter leurs requêtes,
Dire leurs remerciements, Et pour rendre grâce.
Elles enrichirent ce lieu. Comme tous, en voyant ce spectacle,
Elles apportèrent leur joie, Et purent repartir délivrées.
8 – Tous alors, des deux sexes, purifions
Notre âme par la prière, prions avec dévotion
La Vierge pleine de gloire, la mère de clémence.
Puissions nous la voir dans les Cieux, vraiment, elle qui est pleine de Grâce. »