Paroles de

Le soldat belge

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Paroles « Le soldat Belge »

1 – C’était un soir sur les bords de l’Yser,
Un soldat belge qui montait la faction,
Vinrent à passer trois gars des militaires
Parmi lesquels était le roi Albert,
 »Qui vive là lui crie la sentinelle ?
Qui vive là vous ne passerez pas ?
Si vous passez craignez ma baïonnette,

(Refrain) Retirez-vous, vous ne passerez pas !
Retirez-vous, vous ne passerez pas !
Halte-là !

2 – Le roi Albert en fouillant dans ses poches,
 »Tiens, lui dit-il, et laisse moi passer. »
 »Non, répondit la brave sentinelle,
L’argent n’est rien pour un vrai soldat belge.
Dans mon pays, je cultivais la terre,
Dans mon pays, je gardais les brebis,
Mais, maintenant que je suis militaire,

3 – Le roi Albert dit à ses camarades :
 »Fusillons-le, c’est un mauvais sujet.
Fusillons-le à la lueur des astres,
Fusillons-le, c’est un mauvais sujet. »
 »Fusillez-moi, lui dit la sentinelle,
Fusillez-moi, vous ne passerez pas.
Si vous passez, craignez ma baïonnette.

4 – Le lendemain, au grand conseil de guerre,
Le roi Albert lui demanda son nom.
 »Tiens, lui dit-il, voilà la croix de guerre,
La croix de guerre et la décoration. »
 »Que va-t-elle dire, ma bonne et tendre mère
Que va-t-elle dire en me voyant si beau ?
La croix de guerre est à ma boutonnière

(dernier refrain) Pour avoir dit :  »vous ne passerez pas,
Retirez-vous, vous ne passerez pas,
Halte-là ! »

À propos

"Le soldat Belge" est un chant militaire vient surtout de l’époque où ils devaient effectuer de longues marches, chanter leur permettait de conserver leur rythme et de se distraire tout en soutenant leur effort, et ce point de repère permettait d’avoir un pas ajusté et à l’unisson de façon quasi automatique (une fois l’habitude prise, le corps suit automatiquement et il n’est pas nécessaire de constamment penser à quel pied mettre à quel moment).

C’est également par tradition, en plus de donner un aspect plus "dur" et "guerrier" à ces chants. Il leur a été demandé en 1988 (par effet de mode) de ne plus tronquer la dernière syllabes des vers, mais apparemment certaines habitudes ont la vie dure.

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Teufelshochzeit

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 163-164

Collecté par F.Wilhelm à Oderen.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Le Navire de Bayonne

La première adaptation moderne appartient au groupe "Malicorne" (Gabriel Yacoub). Reprise dans une nouvelle variante par le groupe québécois "Les Charbonniers de l’enfer" en collaboration avec "La Nef", en 2008

<ins>Quelques explications:</ins>

1. "Nous avons parti" : le français ancien connaît souvent cette oscillation entre les auxiliaire, surtout s’il s’agit de locuteurs mal instruits

2. "Les pointes" = … les clous

3. "Carguer" = replier, serrer les voiles autour d’une vergue ou d’un mât à l’aide des cargues (cordages)

4. "Noroît/Noroué" = vent venant du nord-ouest/point entre le nord et l’ouest

5. "J’avons reçu" = discordance fréquente en moyen français entre le pronom sujet et la flexion verbale ("j’étions", "j’avions", "je combattions"). On en rencontre dans les pièces de Molière ("Enfin donc, j’estions sur le bord de la mar, moi et le gros Lucas, et je nous amusions à batifoler avec des mottes de tarre que je nous jesquions à la teste: car comme tu sais bian, le gros Lucas aime à batifoler, et moi par fouas je batifole itou.", pour caractériser le parler paysan. Outre les explications purement linguistiques, il y aurait, selon certains auteurs, un sens différent entre "je combattais" (c’est moi seul qui faisait ça) et "je combattions" (le narrateur raconte une action générale).

5. "Dalots" = trous percés dans le pont ou le pavois du navire pour l’évacuation de l’eau

​6. "Fournir" = satisfaire, remplir sa tâche

7. "Qu’en a composé la chanson" = celui qui a composé la chanson

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El Cant de la Senyera

Histoire: Chanté pour la première fois à Montserrat en 1896 lors de la cérémonie de la bénédiction de la senyera (drapeau de la Catalogne), «El Cant de la Senyera» est interdit par le régime franquiste entre 1939 et 1960.
Il est utilisé de facto comme hymne national à l’égal du chant Els Segadors jusqu’à ce que ce dernier reçoive officiellement son statut d’hymne national en 1993.
Le 19 mai 1960, l’interprétation du Cant de la Senyera (alors qu’il avait été interdit) par le public au palais de la musique catalane en présence de plusieurs ministres franquistes est l’élément central des événements du Palais de la Musique qui se soldent par la condamnation à sept ans de prison du jeune militant nationaliste Jordi Pujol, qui sera président de la Généralité de Catalogne entre 1980 et 2003.

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