Paroles de

Se Canto (français)

Paroles de

Se Canto (français)

Écouter sur :

1 – Dessous ma fenêtre,

Il y a un oiselet

Toute la nuit chante,

Chante pas pour moi

(Refrain) S’il chante qu’il chante,

Ce n’est pas pour moi

Mais c’est pour ma mie

Qui est loin de moi

2 – Ces fières montagnes,

A mes yeux navrés

Cachent de ma mie

Les traits bien aimés

3 – Baissez vous montagnes,

Plaines haussez-vous

Que mes yeux s’en aillent,

Où sont mes amours

4 – Les chères montagnes,

Tant s’abaisseront

Qu’à la fin ma mie,

Mes yeux reverront

À propos

Se Canto ou Se Canta (tout dépend de la graphie) est considéré depuis le XXe siècle comme l’hymne officiel de l’Occitanie.

Il s’agit ici d’une traduction française, adaptée notamment pour les troupes scouts qui sont plus à l’aise avec le français que l’occitan.

Tout va très bien, Madame la Marquise

Tout va très bien, madame la marquise est une chanson de 1935, paroles et musique de Paul Misraki, publiée aux éditions Ray Ventura ; c’est un des grands succès de l’orchestre de Ray Ventura et ses Collégiens avec Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? et Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine. Tout va très bien Madame la Marquise est devenue une expression proverbiale pour désigner une attitude d’aveuglement face à une situation désespérée et une tentative maladroite d’en cacher la réalité

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Adieu paure carneval (Marseille)

Adieu paure carneval (ou carnevas) est une chanson répendue dans tout le sud de la France avec différentes variantes et dans différents dialectes occitans. Elle est chantée au moment où l’on brûle l’effigie de monsieur carnaval à la fin du défilé.

Littéralement "Adieu pauvre carnaval", cette chanson marque la fin de la fête du carnaval et l’entrée dans la période de renoncement et de pénitence du carême.

Traduction

1 – Adieu pauvre, adieu pauvre
Adieu pauvre Carnaval !
Tu t’en vas, et je m’en retourne
Adieu pauvre Carnaval !

2 – Adieu ta belle jeunesse
Tu t’es assez amusé
Tu as épuisé tes richesses
Maintenant tu dois te repentir

3 – S’il est vrai que tu as fait ripailles
Que tu as dansé dans des palais
Va ! Reste nu sur la paille
Plein de foin comme un âne

4 – Adieu toi qui t’es régalé
Qui t’es vu adoré
Adieu l’argent que tu as gaspillé
Maintenant la roue a tourné

5 – Il te faut changer de régime
Et si tu ne veux pas le subir
Pour te punir de tes crimes
Vaurien ! nous allons te liquider

6 – Adieu vieux père des vices
Le carême est arrivé
C’est le jour de la justice
Adieu toi qui va crever

7 – Tout le peuple te salue
Il s’en retourne et tu t’en vas
Ta dernière heure est venue
Adieu pauvre Carnaval !

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Tiens voilà du Boudin

Le Boudin est la marche officielle de la Légion étrangère en France. Son rythme fait marcher la troupe à la cadence de 88 pas par minute, alors que généralement les marches des autres régiments sont fondées sur une cadence de 120 pas par minute.

Le « pas Légion » est donc si lent qu’il oblige la Légion à défiler en dernier lors des cérémonies officielles. La lenteur de son pas reflète la force tranquille qui caractérise ce corps prestigieux.

Origine du texte

Les origines du mot, comme celles du célèbre refrain, sont assez mal connues.

L’anecdote du boudin peut trouver son origine dans la toile de tente roulée sur le sac et qu’on appelait volontiers du nom de ce produit charcutier.

Une version situe l’origine de ces paroles avant l’embarquement de la Légion pour le Mexique. Le régiment étranger est rassemblé pour y parfaire ses préparatifs en vue d’une campagne lointaine aux conditions climatiques particulièrement pénibles. La tenue est aménagée en conséquence et l’on adopte un paquetage allégé, porté en bandoulière surnommé « boudin » en raison de sa forme. Apprenant que la Légion étrangère doit être engagée dans ce conflit, le roi des Belges, Léopold Ier, invoquant le besoin de neutralité de son jeune royaume déjà bien compromis par sa fille Charlotte de Belgique, épouse de Maximilien Ier d’Autriche, Empereur du Mexique, intervient auprès de Napoléon III pour qu’aucun de ses sujets ne participe aux opérations projetées. Napoléon acquiesce à cette requête et donne l’ordre de renvoyer en Algérie les ressortissants belges. Au rassemblement des unités, on fait sortir des rangs les légionnaires concernés et on leur fait restituer le fameux paquetage spécial. Ignorant les raisons diplomatiques de cette réintégration, les légionnaires montrent qu’ils réprouvent l’éviction de leurs camarades belges en chantant avec ironie les paroles célèbres.

Une autre version semble trouver ses sources dans la diminution des effectifs de la Légion et une décision ministérielle du 6 mars 1871, rappelée par une circulaire du 27 novembre 1873, qui suspend d’une manière générale les engagements volontaires des étrangers et spécifie que seuls les Alsaciens, les Lorrains (notamment ressortissants des régions annexées par la nouvel Empire Allemand et devenus de fait et de jure des étrangers) et les Suisses peuvent obtenir des autorisations. Cette règle ne fut-elle jamais contournée ? Il est permis d’en douter. Elle a cependant un résultat pendant cette période : le remplacement presque total des étrangers de toutes nationalités, à mesure de leur libération, par des Alsaciens, des Lorrains et des Suisses. La moyenne d’âge des légionnaires s’en trouve abaissée puisque les Lorrains et les Alsaciens qui affluent s’engagent jeunes, mais la valeur de la Légion n’en est pas diminuée.

Une troisième version, dite traditionnelle, est généralement reconnue. Les paroles actuelles ont probablement été adoptées vers 1870. Avant la guerre franco-prussienne, une version remplace le « boudin » par « les rosses ». Lorsque la guerre éclate, la France décide que la Légion étrangère doit y participer. Le roi des Belges, Léopold II, demande formellement que les légionnaires ressortissants de son pays ne participent pas à ce conflit en raison de la neutralité de la Belgique afin d’éviter un casus belli avec la Prusse voisines. Le gouvernement français accède à cette demande, et les légionnaires en partance pour la métropole chantent à leurs malheureux camarades ces paroles quelque peu désobligeantes.

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