Paroles de

La fiancée du déserteur

Paroles de

La fiancée du déserteur

Écouter sur :

1 – Je viens ici te dire, ô Madeleine
Qu’il faut hélas que je parte à l’instant
Loin de notre belle et chère Lorraine
Car je ne puis plus servir l’allemand
Ne pleure pas je t’en conjure
Divin trésor, objet de mes amours
Bientôt en France, je t’attendrai, je le jure
Je t’attendrai dans ce joli séjour

(Refrain) Ma belle fiancée
Conserve ton espoir
Là-bas sous la feuillée
Nous pourrons nous revoir
D’un baiser, prends l’offrande
Car j’aperçois là-bas
La patrouille allemande
Qui s’avance à grand pas.

2 – Le lendemain, quelle triste aventure
Le jeune conscrit ayant manqué l’appel
Les gendarmes chez l’épousée future
Vinrent réclamer le jeune homme rebelle
Celui, messieurs, que vous cherchez je pense
Ne craindra plus jamais votre courroux
Il va servir le beau pays de France
Sortez d’ici, je ne puis rien pour vous.

3 – Eh ! Bien tu vas nous suivre,
Fillette de malheur
A moins que tu ne nous livres
Le soldat déserteur
Je ne puis vous le rendre
Pour plus d’une raison
Alors sans plus attendre
On la mène en prison

4 – Le juge a dit à la belle lorraine
– Si jeune encore et déjà des amants
Où caches tu, attirante sirène
Celui qui doit son sort aux allemands ?
– Il est parti bien loin dans nos campagnes
Tyran maudit, pour ne plus vous servir
Mais un beau jour pour battre l’Allemagne
Vous le verrez en ce lieu revenir

5 ( Quoi, tu oses coquine
Insulter le plus beau sort
Qu’on emmène cette gamine
Pour toujours dans un fort
Le cœur plein de vaillance
La fille aux yeux charmants
S’écrie  » Vive la France !
Guerre au tyran allemand ! « 

6 – Après six mois d’attente et de détresse
Le jeune conscrit reçoit enfin un mot
Lui apprenant que sa tendre maîtresse
Depuis longtemps souffrait dans un cachot
Malheur à moi, qui la crut infidèle
S’écria-t-il en poussant un soupir
Je ne saurai jamais vivre sans elle
Je vais là-bas la sauver ou mourir.

7 – Il part, sans plus attendre
Au pays allemand
Disant :  » il faut me rendre
Ma maîtresse à l’instant « 
Ta Madeleine est morte
Et tu vas dans ce trou
Subir le même sort
Jusqu’à la fin de tes jours.

À propos

Auteur : Emile Curin - J.Henri
Date : Vers 1880

Les sans-culottes

Auteur : Aristide Valcour

Date : 1793

On appelait "sans-culottes", par mépris, les manifestants de 1789 qui ne portaient pas de culottes (contrairement aux aristocrates), mais des pantalons à rayures, comme on le voit sur l’image ci-dessous.

 

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La légende du feu

Indémodable pour des débuts de veillée, cet éternel chant de joie a lui aussi été écrit par Jacques Sevin sur la musique d’Henri Colas intitulée "Feu de bois, feu de charbon". Ce chant a été publié dans de nombreux carnet de chant de tout les mouvements (tra-son, diapason bleu, hodari…) et dans plusieurs pays comme en France, en Suisse et en Belgique depuis 1945. Une interprétation de ce chant a été faite dans "60 années de chants Scouts de France" par la chorale "A cœur de joie" franco-allemande.

Comment doit-on danser la Légende du Feu ?

La Légende du feu a été écrite pour Chamarande (lieu où se tinrent les camps de formation des Scouts de France de 1922 à 1951), et c’est là qu’elle a été dansée pour la première fois. Les altérations dont elle a été l’objet nous invitent à donner ici la seule façon correcte et élégante de la danser.

Trois remarques d’abord :

Le nombre de danseurs n’est pas indifférent. Pour un feu limité par des bûches de 2 mètres de long environ, il faut 16 danseurs au maximum : quatre face à chaque côté (12 est un peu juste),

Pour éviter l’essoufflement et assurer la régularité de la danse, les danseurs ne doivent pas chanter. Le chant est donné par un autre groupe, qui ne danse pas. Celui-ci veille en chantant à ce que les danseurs puissent suivre le rythme du chant.

Les danseurs forment le cercle autour du feu, en se donnant la main. Durant le couplet, on s’approche ou s’éloigne alternativement du feu; durant le refrain seulement, on danse en rond.

Mouvement du couplet :

« Les scouts ont mis la flamme »

Partant du pied gauche, marche vers le feu. En prononçant « flamme », on met le pied gauche sur le rebord du feu.

« Au bois résineux »

Marchant à reculons, on se retrouve à son point de départ sur la syllabe « neux ».

« Écoutez monter l’âme »

Départ du pied gauche comme au 1er vers; pied gauche sur le rebord du feu à la syllabe « âme ».

« Qui palpite en eux »

Retour à reculons, sur la syllabe « eux ». Cette marche aller et retour doit être rythmée, légère, sur les pointes, accompagnée d’un léger balancement des bras.

Mouvement du refrain :

Le refrain est une ronde; ce n’est pas une farandole échevelée; ronde cadencée et régulière : éviter absolument de courir.

« Monte flamme légère,

Feu de camp, si chaud, si bon »

On tourne, vers sa droite. Les mains unies, en sautant légèrement sur ses pointes (le chant dit : mystérieux et très doux – donc rien de violent). Sur la syllabe « bon » (1er temps de la 2e mesure), on repart vers la gauche tandis qu’on chante :

« Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc. »

Remarquez le mezzo forte du chant. Sur la syllabe « donc », chacun si l’on a dansé régulièrement doit être revenu à sa position de départ.

On commence alors un 3ème mouvement : reprise de marche vers le feu.

Sur la syllabe « Mon » (2e temps de la 9e mesure), on marche vers le feu comme durant le couplet, mais à la dernière syllabe de la répétition :

« Monte encore et monte donc »

On monte des deux pieds sur le cadre. 4 danseurs de chaque côté, en élevant au moment où l’on arrive, les bras vers le ciel, les mains restant unies. On demeure ainsi immobile durant le point d’orgue, sur « donc ».

Puis, tandis qu’on chante

« Feu de camp si chaud si bon, »

On redescend en ramenant les bras à leur position normale et l’on revient à reculons à la place où l’on doit se trouver, sur la syllabe « bon ».

Sous peine de rendre la chanson inintelligible, les couplets doivent être chantés dans l’ordre. Pour abréger on peut sauter les couplets 7 à 12.

Les couplets #15 et #16 doivent être chantés et dansés de plus en plus lentement.

À la fin du dernier refrain, le cercle étant alors à sa plus grande dimension, les danseurs, en conservant encore les mains unies, saluent en s’inclinant vers le feu.

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Abschied für immer

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 159

Collecté à Kossweiler en 1927

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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ITALIE – FRATELLI D’ITALIA

Cet hymne est né à Gênes à l’automne 1847. Son auteur, Goffredo Mameli, est un jeune étudiant patriote de 20 ans1 qui meurt en 1849 en combattant les troupes françaises.

Le texte fut mis en musique peu après à Turin par un autre Génois, Michele Novaro.

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