Paroles de

Le chant des canuts – Hymne de l’OL

Écouter sur :

Pour ce blason, frappé du lion, 
A tes côtés toujours nous chanterons.
Pour les canuts, jamais vaincus, 
Ce chant résonnera dans nos rues.

Allez allez !
Ecoutez le peuple lyonnais.
Allez allez allez ! 
Ecoutez le peuple lyonnais.

C’est notre histoire,
Notre mémoire,
Avec elles nos gones vont s’élever.

De père en fils,
De mère en fille,
De vies en vies,
Allez l’OL, allez !
Allez allez l’OL allez !

Rouge et bleu sont nos couleurs,
Lyonnais est notre cœur.

Rouge et bleu sont nos couleurs,

Lyonnais est notre coeur.

À propos

« Le Chant des Canuts – Hymne de l’OL » est un chant de supporters de l’Olympique Lyonnais qui ancre l’identité du club dans la mémoire ouvrière lyonnaise, en hommage aux canuts, tisserands de soie de la Croix-Rousse. Anonyme et transmis de génération en génération, il associe le blason au lion de Lyon, les couleurs rouge et bleu et le mot gones — terme dialectal lyonnais — pour forger un hymne populaire profondément enraciné dans l’histoire de la ville.

Histoire

Les canuts désignent les ouvriers tisseurs de soie qui, du XVIIIe siècle au début du XXe siècle, firent la richesse de Lyon depuis leur quartier de la Croix-Rousse. Leur nom est indissociable des révoltes de 1831 et 1834, deux soulèvements qui marquèrent durablement la mémoire collective lyonnaise et forgèrent l’image d’un peuple « jamais vaincu », fier et combatif face à l’adversité.

C’est cette figure de résistance que reprend l’hymne anonyme de l’Olympique Lyonnais. En associant « les canuts jamais vaincus » au blason frappé du lion — emblème historique de la ville de Lyon — les auteurs inconnus ont construit un pont entre la tradition ouvrière du XIXe siècle et la passion footballistique contemporaine, donnant au chant une profondeur symbolique rare dans le répertoire des hymnes de clubs.

Le texte mobilise plusieurs marqueurs de l’identité lyonnaise : le mot gones (terme du parler local désignant les enfants et les jeunes de la ville), l’appel au « peuple lyonnais » et la transmission de père en fils, de mère en fille — écho direct à la manière dont le métier de tisseur se perpétuait de génération en génération dans les familles de la Croix-Rousse. Les couleurs rouge et bleu, adoptées par l’Olympique Lyonnais depuis sa fondation en 1950, achèvent ce tableau identitaire.

D’auteur anonyme, ce chant illustre la capacité du football à s’emparer d’un patrimoine historique pour lui insuffler une nouvelle vie, transformant la mémoire des luttes ouvrières en élan collectif dans les tribunes du Groupama Stadium.

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Une jeune fillette

Première apparition écrite du chant dans un recueil de Jehan Chardavoine datant de 1576. La mélodie est déjà attestée au XVème. Elle est chantée dans toute l’Europe chrétienne sous différentes versions et connaît une grande popularité jusqu’au XVIIIème. La présente version datant de le Renaissance.

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Les Dragons de Noailles

Les Dragons de Noailles est une marche militaire dont la musique est peut-être du xviie siècle. Les paroles chantées actuellement sont une création qui n’est pas antérieure aux années 1960 et mêlent personnes et faits d’époques différentes. Aujourd’hui, c’est aussi le chant du 2e régiment de dragons NRBC et du 3e escadron de transport de blindés du 516e régiment du train (ancien 101e escadron de transport de blindés de la Légion Etrangère).

Il a été demandé aux unités françaises de la brigade franco-allemande d’éviter de le chanter devant leurs camarades germaniques.

La musique de cette marche est parfois attribuée à Lully, et parfois datée de 1678. Dans la version que l’on chante aujourd’hui, la marche est connue sous le titre Les Dragons de Noailles, et contient ces vers :

Ils ont traversé le Rhin
Avec monsieur de Turenne
Ils ont incendié Coblence
Les fiers dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat

À l’écoute de la chanson, le rapport est donc établi entre les dragons d’un des quatre maréchaux de Noailles et l’un des deux ravages du Palatinat — plutôt le premier, puisqu’il est question de Turenne.

Le Noailles-Cavalerie, régiment de cavalerie légère du maréchal Anne Jules de Noailles, n’est levé que le 20 décembre 16882. Il n’a donc pas participé au premier ravage du Palatinat (1674). Il ne peut non plus avoir servi sous les ordres de Turenne (mort en 1675).

Il n’est pas exclu, en revanche, qu’Anne Jules de Noailles ait accompagné Turenne dans la campagne de 1674 — avec des dragons sous ses ordres.

Le Noailles-Cavalerie a bien participé (sous le commandement du lieutenant-colonel Charles de Dyenne de Cheyladet3) aux campagnes successives de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, prétexte au second ravage du Palatinat (1689-1693). Mais il ne devient un régiment de dragons, sous le nom de Noailles Dragons, que le 25 mars 1776.

En 1791, il devient le 15e régiment de dragons. Il est dissous en 1962.

Origine des paroles

L’écriture des paroles peut être tardive, ou bien des remaniements ont été apportés au fil des siècles. Ce qui expliquerait une certaine confusion entre la maison de Noailles, les dragons, les exactions de Turenne dans le Palatinat, le second ravage ordonné par Louvois et un « incendie de Coblence » qui peut faire référence à l’occupation française de 1632, aux bombardements lourdement destructeurs de 1688, à la prise de la ville en 1794 ou à la démolition de l’ancienne forteresse d’Ehrenbreitstein en 1801.

Un manuscrit daté des années 1765-66 donne un unique couplet d’une chanson de 1666 faisant allusion à la blessure du chevalier de Chevreuse dont on peut penser qu’il fut écrit sur le même air que celui des Dragons de Noailles encore que la composition de Lully ne date que de 1678 (Loulanla jai le nez cassé/ Je n’irai plus dans la tranchée/ Loulanla jai le nez cassé/ Je men vas me faire panser). On retrouve une réminiscence du refrain en 1906 (Lon Ion la, laissez-les passer/ Les Français dans la Lorraine,/ Lon lon la, laissez-les passer./ Ils ont eu du mal assez…), mais ce ne sont pas les paroles chantées actuellement.

Les paroles ne semblent pas très connues avant la fin des années 1960. Pourtant en 1961 ce chant est régulièrement utilisé pour les déplacements de la troupe, ainsi que par la fanfare au sein du Centre d’instruction du 14eme Régiment de Chasseurs Parachutistes. Aucun recueil ne mentionne ce chant, chez les scouts ou les importantes éditions des chantiers de jeunesse de la 2e GM. Il est enregistré pour la première fois par la promotion de l’EMIA Plateau des Glières en 1970[1], la même année il figure sur un 45 tours des élèves sous-officiers de l’école de cavalerie de Saumur. Il est depuis régulièrement enregistré et publié dans des recueils militaires, attestant ainsi de sa diffusion et de sa popularité au sein de la troupe. On le retrouve aussi dans les répertoires des mouvements de jeunesse.

Source : Wikipedia

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Ich halt min Wort

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 3, n° 17

Traduction/adaptation en alsacien : Daniel MURINGER

Collecté à Gotteshausen en 1868.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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