Paroles de

Ils étaient vingt ou trente

Paroles de

Ils étaient vingt ou trente

Écouter sur :

1 – Ils étaient vingt ou trente accoudés au comptoir
Et si cela vous chante offrez leur donc à boire
Z’auraient voulu aller dans tous les ports du monde
Z’auraient voulu passer de la brune à la blonde
Z’avaient pas de bateau ni de mât de misaine
Mais y’avait des tonneaux et même un capitaine

2 – Leurs plus belles ballades les ont faites sur les quais
L’autr’ côté de la rade n’ont jamais débarqués
Ils ont leurs escales sans jamais virer de bord
Sont restés sur la cale pour pas perdre le nord
Au premier coup de nordet ils ont quitté le bord
Sont revenus naviguer dans les bistrots du port

3 – Y avaient quelques barbus qui jouaient les Don Juan
Ils n’ont guère convaincu les belles filles du ponant
Ils sont allés draguer les nanas sur les môles
Mais ils ont attrapés des dièses et des bémols
Quand ils partent en campagne autour des estuaires
C’est pas toujours le bagne mais souvent la galère !

4 – Si vous aimez l’histoire de ces brav’s matelots
Payez-leur donc à boire mais ils aiment pas l’eau
Offrez-leur une cervoise si vous plaignez leur sort
De ces marins d’Iroise qui sont restés au port
Quand le vent vient de l’ouest vaut mieux vaut rester à terre
Dans les troquets de Brest les marins chantent la mer

Ils étaient 20 ou 30 pour vous chanter la mer…. (ter)

À propos

Paroles : René Abjean - F. Kerrien

Musique : Jean-Pierre Stora

Der Wildschütz

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 147.

Collecté à Limersheim en 1909.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Lire la suite »

Les Lansquenets

Les Lansquenets est depuis la fin des années 1960 le plus populaire des chants nationalistes français, aujourd’hui repris par la quasi-totalité des organisations militantes qui se rattachent à cette mouvance, y compris celles nationales-révolutionnaires, catholiques, royalistes etc.

La chant français Les Lansquenets se distingue nettement des versions germaniques ci-dessus par son texte, au contenu explicitement politique, mais dont la genèse n’est pas connue.

On peut conjecturer que la mélodie a été transmise par des légionnaires germanophones, à l’instar d’autres marches militaires venues d’Allemagne, et que le chant s’est répandu à l’époque des guerres coloniales dans des unités de l’armée française (parachutistes, commandos).

Une hypothèse recevable serait qu’au départ, ce seraient des volontaires de la division Wallonie qui ont emprunté à leurs camarades de Flandre cette musique en y collant des paroles à leur goût.

La version classique de base est en principe la plus répandue, mais connaît toutefois deux variantes mineures :

Strophe 2 ligne 2, au lieu de « leurs auteurs » on chante souvent « les traîtres ».

Strophe 3 ligne 2, « national » est fréquemment remplacé par « impérial », afin d’éviter que les mal-intentionnés prononcent ensuite « socialiste » au lieu du « faïlala » de rigueur.

Le spécialiste des chants militaires Thierry Bouzard affirme que la version la plus anciennement enregistrée des Lansquenets l’a été par la promotion de Cyrards « Ceux de 14 » en 1964.

Ce doit être vers la même époque que ce chant a commencé à se répandre dans les groupuscules nationalistes français.

Sa présence est attestée en 1966 dans les fascicules de chants que le mouvement Occident et la Fédération des étudiants nationalistes (FEN) distribuent aux participants à leurs camps-écoles.

Mais curieusement, il ne tient alors qu’une place marginale dans le répertoire de ces groupements, étant peut-être dédaigné comme trop simpliste et trop court.

Mais c’est justement sa facilité de mémorisation et sa brièveté qui vont assurer la popularité croissante de ce chant durant l’année 1969 auprès des étudiants venus au nationalisme en réaction à Mai 68.

Il est alors le premier chant de tradition que les nouveaux militants du GUD et de l’Action Nationaliste apprennent et souvent le seul qu’ils connaissent. Et étant donné la ligne 2 de la 3e strophe, il s’impose d’emblée comme l’hymne du mouvement Ordre nouveau.

Les Lansquenets est aujourd’hui omniprésent dans la mouvance droitiste au sens le plus large.

Il a même été l’hymne officieux du FNJ, encore que celui-ci tende désormais à s’en distancer vu ses connotations assez marquées aux extrêmes.

<ins>Autres versions en français</ins>

Selon les orientations idéologiques de qui le chante, la 3e strophe peut voir « nouveau et national » ou « nouveau et impérial » remplacé par « catholique et royal » ou encore « chrétien et national. »

Une 4e strophe est fréquemment ajoutée à la version classique. Elle est apparue dans les années 1980, vraisemblablement au sein de la mouvance Jeune Garde et Troisième voie :

Demain nous irons au combat – faïlala,

La croix celtique guidera nos pas – faïlala,

– Que crèvent les marxistes

Et les capitalistes,

Au rythme des hauts tambours des lansquenets. (bis)

A noter que l’avant-dernière ligne subit parfois une modification trop politiquement incorrecte pour que ce soit le lieu de la reproduire ici.

De son côté, spécialement pour la Légion étrangère, le capitaine Selosse a ajouté une autre 4e strophe :

De nous tous serons les vainqueurs – faïlala,

Et nous marcherons de tout notre cœur – faïlala,

– Et même s’ils ont la taille

Nous livrerons bataille

Au rythme des hauts tambours des lansquenets. (bis)

Lire la suite »

Le Forban

Il existe de très nombreuses variantes de ce chant qui n’appartient pas au départ au répertoire traditionnel des marins. Il a été intégré dans le répertoire marin petit à petit, on le trouve dans l’anthologie des Chants de Marins du Chasse-Marée publié en 1997.

"Le Forban" serait une chanson très ancienne qui a été créée par des bagnards de Brest. Le bagne de Brest a été créé en 1751 suite à la dissolution du corps des galères et était connu pour son canon de 24 livres appelé "Tonnerre de Brest", qui était utilisé pour prévenir les évasions. Référence qui parlera aux amateurs de Tintin et du capitaine Haddock !

Les Marsouins ont ajouté la chanson à leur répertoire militaire avec quelques modifications.

Le terme "forban" vient de l’ancien français "forbannir", qui signifie "bannir à l’étranger", et désigne un pirate qui agit pour son propre compte et s’attaque à tous les navires sans distinction.

<ins>Autres couplets</ins><ins> usités :</ins>

A moi forban que m’importe la gloire
Né fils de roi et de prostituée
Sur des cadavres j’ai chanté la victoire
Et dans un crâne j’ai bu la liberté
Vierge craintive, toi, ma captive
Ce soir je vais dévorer tes appâts
Encore brûlant d’une autre amante
Tes vertus vont expirer dans mes bras

Etant forban je vis dans ma cabine
En méprisant les lois, même la mort
Ne vivant que de meurtre et de rapine
Je bois mon vin dans une coupe d’or
Vivre d’orgie est ma seule espérance
Le seul bonheur que j’ai su conquérir
Car sur les flots j’ai bercé mon enfance
Et sur les flots un forban doit mourir

Lire la suite »

Mittle in der Nacht

Trouvable dans « Folklore et Tradition d’Alsace – les danses », Richard Schneider, P. 89
Texte revu par Gérard Leser

Collecté à Ballersdorf.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Lire la suite »

Nos derniers articles