Paroles de

La Marseillaise du peuple

Écouter sur :

1 – Soldats de la France en alarmes,
Peuple qu’on a trahi deux fois,
Ne posons pas encor les armes,
Nous n’avons chassé que les rois. (bis)
Si l’exploiteur de nos misères
Rêve encor de nous asservir,
Marchons, pour vaincre ou pour mourir,
Au refrain sacré de nos pères :

(Refrain) Aux armes, citoyens, Formez vos bataillons !
Marchons, marchons, qu’un sang impur abreuve nos sillons.

2 – Que la force enfin nous délivre
Des maux qu’ils nous ont fait souffrir,
Si nos bras ne nous font pas vivre,
Nous sautons combattre et mourir. (bis)
Vaut-il mieux périr à la chaîne,
Forçat d’un travail accablant,
Pour remplir le ventre insolent
De ces mangeurs de chair humaine ?

3 – Malheur à ceux qui nous trahissent !
Silence aux lâches endormeurs !
Silence aux voix qui s’amollissent
Dans l’effroi des vastes clameurs. (bis)
Guerre aux Judas liberticides,
A bas les phraseurs éhontés !
A bas les voleurs patentés,
Vils exploiteurs de fratricides !

4 – Quoi ! sur les cendres de nos pères
Dansaient leurs bourreaux triomphants !
Ils buvaient les pleurs de nos mères ;
Ils avaient flétri nos enfants. (bis)
Ils ont souillé les funérailles
Des martyrs égorgés pour eux ;
Ils ont lavé leurs pieds fangeux
Avec le sang de nos entrailles.

5 – Justice, enfin, pour tant de crimes,
A la voix du sang et des pleurs !
Exhumons toutes les victimes,
Dévoilons toutes les douleurs ! (bis)
Portons sur les places publiques
Nos vieillards, sans lit et sans pain.
Et de nos enfants morts de faim
Les cadavres au bout des piques !

6 – Oui, la nature est notre mère :
Nous réclamons ses droits pour tous.
Nous voulons poser sur la terre
Nos pieds, et non pas nos genoux, (bis)
La justice et non la vengeance
Le travail et la liberté !
La mort ou la fraternité !
Le néant, ou la délivrance !

À propos

Auteur : A. Constant

Date : 1848

La révolution de 1848 a fait renaître l’hymne de la Marseillaise sous différentes formes. Mais cette fois, il y a une rancune contre ceux qui ont trahi la première révolution, d’où le "Peuple qu’on a trahi deux fois", le "Guerre aux Judas liberticides".

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Wächterlied

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 151-152

Collecté à Oderen en 1937.

Voir aussi le "Wächterlied" collecté par Joseph Lefftz.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Mordtat-Lied

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 71-73

Collecté à Oderen en 1936

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Auzoan zer berri den

Traduction : Quoi de neuf chez le voisin

1 – Nous chantions quoi de neuf chez le voisin
Comment ne pas s’étonner des nouvelles de certains ?
La femme est tombée et le mari s’est fait mal :
Batita de chez Mixele a des cornes.

2 – Que ne dit-on de la postière
On la dit très savante
Au besoin elle saurait enseigner
Elle lit au moins nos lettres.

3 – Le prêtre nous dit par le sermon
Que nous devrions faire attention à ne pas être trop gourmand.
Les gens savent comment il vit lui-même :
Il laisse les sardines pour se servir du poulet.

4 – Notre raisin est très bien pressé par le pressoir
Il ne reste pas beaucoup de jus dans le marc.
Le percepteur est plus fort que le pressoir
Pour alléger fortement notre porte-monnaie.

5 – Les vieilles filles du village jacassent sans fin,
A la sortie de la messe, elle critiquent les gens :
Personne ne leur a demandé, tellement elles sont idiotes,
Elles se transforment en pie et corbeau…

6 – Ne voulant pas à notre tour leur ressembler
Maintenant, il vaut mieux que nous nous taisions
Nous n’avons pas menti dans cette chanson :
Mais la vérité a aussi ses limites.

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Sunate lu cornu

Traditionnel.

Cet hymne guerrier ancestral appelle les corses à lutter avec l’armée de Paoli contre l’envahisseur français voulant les soumettre par les armes.

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