Paroles de

Calant de Vilafranca

Paroles de

Calant de Vilafranca

Écouter sur :

1 – Calant de Vilafranca
Sota d’un carobier
Faion la contradança
Emb’ un sargent forier

(Refrain) Trà là là ! trà là là !
Li gandaulas si maridan
Trà là là ! trà là là !
Li gandaulas son maridaas.

2 – Vai que l’amour ti passera,
Fai la vireta, fai la vireta,
Vai que l’amour ti passera,
Fai la vireta, fai la vira.

3 – S’es maridat un rango
M’una que sensa dents
Sa maire n’es contenta,
Son paire n’en saup ren

4 – La filha n’es promessa,
Li van donar l’anèu ;
N’a plus de contentença
Que fins a Sant Miquèu

À propos

Chant traditionnel de la région de Nice, auteur inconnu

TRADUCTION (merci à notre contributeur EG)

En descendant de Villefranche (1)

En descendant de Villefranche,
Sous un caroubier (2),
Elles faisaient la contredanse
Avec un sergent fourrier.

Refrain Tralala, lalala,
Les dévergondées se marient,
Tralala, lalala,
Les dévergondées sont mariées.

Va, que l’amour te passera,
Fais la pirouette, fais la pirouette,
Va, que l’amour te passera,
Fais la pirouette, fais le détour.

Un boiteux s’est marié
Avec une édentée.
Sa mère est contente,
Son père n’en sait rien.

La fille est promise,
Ils lui ont donné l’anneau.
Elle en a plus de satisfaction
Qu’à la Saint-Michel (3).

(1) Villefranche-sur-Mer.
(2) Arbre fruitier méditerranéen, longtemps cultivé à Villefranche.
(3) La Saint-Michel, fêtée fin septembre et correspondant à l’équinoxe d’automne, marquait la fin des travaux des champs et le renouvellement des engagements des ouvriers agricoles pour l’année suivante. Ici, la jeune-fille est plus heureuse encore d’avoir reçu l’anneau, que d’être embauchée pour la saison agricole qui vient. Il existe une version paillarde à ce chant "Mi sièu troumpà de pouorta".

Es kommt ein Schleifer

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 148

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Batasuna

Traductions :

http://www.lepaysbasque.net/Chants.htm

http://eu.musikazblai.com/pantxo-eta-peio/batasuna/

Batasuna – L’unité

(Refrain) Homme, garçon, lève-toi,
Femme et fille, réveille-toi !
Un appel au combat
Est lancé par un cri.
Le Pays Basque nous attend,
Les prisonniers et les morts aussi.
Aujourd’hui soyons patriotes,
Nous sommes tous frères.

1 – Combattant, donne-moi la main,
Voici la mienne !
Que de tuer les basques un par un
Les loups noirs n’ont pas d’autre souhait.
Pour le Pays Basque
Restons unis,
Allons au combat !
Nous gagnerons
Laissons le futur arriver,
Aujourd’hui, le pays nous dit:
“Je veux vivre !”

2 – Le loup noir est venu au cœur de la nuit
Quand le berger a parlé…
Au levé du jour, rougi par le sang
Onze brebis mortes dans la prairie.
Berger beau parleur, à la manière des femmes.
Prends ton bâton
et va vers l’ennemi
Ne va pas à l’encontre de tes frères,
Garde le bâton pour le loup noir !

3 – Bonjour, bonjour, dame liberté
Bonjour, bonjour, le Pays Basque de demain
Que l’on danserait au soleil
J’ai annoncé à ma femme
Les mains liées,
Nous n’avons pas de fêtes
Comment danserons-nous
les deux à genoux ?
Tout d’abord, brisez vos chaînes
Ensuite, vous serez libres de danser !

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Les Dragons de Noailles

Les Dragons de Noailles est une marche militaire dont la musique est peut-être du xviie siècle. Les paroles chantées actuellement sont une création qui n’est pas antérieure aux années 1960 et mêlent personnes et faits d’époques différentes. Aujourd’hui, c’est aussi le chant du 2e régiment de dragons NRBC et du 3e escadron de transport de blindés du 516e régiment du train (ancien 101e escadron de transport de blindés de la Légion Etrangère).

Il a été demandé aux unités françaises de la brigade franco-allemande d’éviter de le chanter devant leurs camarades germaniques.

La musique de cette marche est parfois attribuée à Lully, et parfois datée de 1678. Dans la version que l’on chante aujourd’hui, la marche est connue sous le titre Les Dragons de Noailles, et contient ces vers :

Ils ont traversé le Rhin
Avec monsieur de Turenne
Ils ont incendié Coblence
Les fiers dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat

À l’écoute de la chanson, le rapport est donc établi entre les dragons d’un des quatre maréchaux de Noailles et l’un des deux ravages du Palatinat — plutôt le premier, puisqu’il est question de Turenne.

Le Noailles-Cavalerie, régiment de cavalerie légère du maréchal Anne Jules de Noailles, n’est levé que le 20 décembre 16882. Il n’a donc pas participé au premier ravage du Palatinat (1674). Il ne peut non plus avoir servi sous les ordres de Turenne (mort en 1675).

Il n’est pas exclu, en revanche, qu’Anne Jules de Noailles ait accompagné Turenne dans la campagne de 1674 — avec des dragons sous ses ordres.

Le Noailles-Cavalerie a bien participé (sous le commandement du lieutenant-colonel Charles de Dyenne de Cheyladet3) aux campagnes successives de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, prétexte au second ravage du Palatinat (1689-1693). Mais il ne devient un régiment de dragons, sous le nom de Noailles Dragons, que le 25 mars 1776.

En 1791, il devient le 15e régiment de dragons. Il est dissous en 1962.

Origine des paroles

L’écriture des paroles peut être tardive, ou bien des remaniements ont été apportés au fil des siècles. Ce qui expliquerait une certaine confusion entre la maison de Noailles, les dragons, les exactions de Turenne dans le Palatinat, le second ravage ordonné par Louvois et un « incendie de Coblence » qui peut faire référence à l’occupation française de 1632, aux bombardements lourdement destructeurs de 1688, à la prise de la ville en 1794 ou à la démolition de l’ancienne forteresse d’Ehrenbreitstein en 1801.

Un manuscrit daté des années 1765-66 donne un unique couplet d’une chanson de 1666 faisant allusion à la blessure du chevalier de Chevreuse dont on peut penser qu’il fut écrit sur le même air que celui des Dragons de Noailles encore que la composition de Lully ne date que de 1678 (Loulanla jai le nez cassé/ Je n’irai plus dans la tranchée/ Loulanla jai le nez cassé/ Je men vas me faire panser). On retrouve une réminiscence du refrain en 1906 (Lon Ion la, laissez-les passer/ Les Français dans la Lorraine,/ Lon lon la, laissez-les passer./ Ils ont eu du mal assez…), mais ce ne sont pas les paroles chantées actuellement.

Les paroles ne semblent pas très connues avant la fin des années 1960. Pourtant en 1961 ce chant est régulièrement utilisé pour les déplacements de la troupe, ainsi que par la fanfare au sein du Centre d’instruction du 14eme Régiment de Chasseurs Parachutistes. Aucun recueil ne mentionne ce chant, chez les scouts ou les importantes éditions des chantiers de jeunesse de la 2e GM. Il est enregistré pour la première fois par la promotion de l’EMIA Plateau des Glières en 1970[1], la même année il figure sur un 45 tours des élèves sous-officiers de l’école de cavalerie de Saumur. Il est depuis régulièrement enregistré et publié dans des recueils militaires, attestant ainsi de sa diffusion et de sa popularité au sein de la troupe. On le retrouve aussi dans les répertoires des mouvements de jeunesse.

Source : Wikipedia

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Satanicles

Paroles : Michel Tonnerre

Musique : Yannick Ar Bleiz

Naissance 30 juin 1949 Quimperlé

Décès 3 juillet 2012 Lorient

Genre musical : chants de marins

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

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C’est Pa…pa…c’est Parisien

Georges Milton, de son vrai nom Georges Désiré Michaud, est un chanteur et acteur français, né le 20 septembre 1886 à Puteaux, mort le 17 octobre 1970 à Antibes Juan-les-Pins.

Il était petit, un peu rondelet. Il avait l’air à la ville d’un petit fonctionnaire bourgeois qui venait de quitter son ministère et qui était sur le point de prendre le métro pour se rendre chez lui où, dans son quartier, il n’allait pas s’arrêter au café du coin parce qu’aucun aucun copain ne l’y attendait. – Quant il allait au café, d’ailleurs, c’était pour un prendre un verre d’anisette, le dimanche, en famille. – Son revendeur de journaux lui disait quand même bonjour, de même que sa concierge et il serrait la main à son épicier et son boucher. – Ses conversations se limitaient à la température et à la montée des prix. – À la maison, il était pantouflard, s’attendait à ce que sa femme lui prépare des repas selon les règles et, de ses enfants, il exigeait d’abord et avant tout une obéissance aveugle. Des êtres sans histoires, comme lui, il y en a eu et il y en a toujours des millions sauf que lui, à l’âge de dix-sept ans, il a décidé de monter sur scène.

Au début, il fait dans le genre Dranem et se fait huer. – Il devient chanteur de charme et se fait huer. – Il adopte différents styles comiques et se fait huer. – Quelques fois, dans une salle pas trop difficile, il obtient un certain succès, ce qui l’encourage. – Car notre bonhomme est travailleur et courageux.

Remarqué par Maurice Chevalier, qui le surnomme Bouboule, il se fait peu à peu une certaine réputation de chanteur léger : en 1920 il est au Casino de la Porte Saint-Martin ; en 1922 il tourne un film avec Maurice Chevalier, Gonzague (Henri Diamant-Berger) aux côtés de Florelle, Marguerite Moreno et Albert Préjean ( il a alors 34 ans mais presque dix-huit ans de métier !) puis, petit à petit, il se tourne vers l’opérette et c’est le miracle :

C’est que cet homme, aux allures conventionnelles, a besoin d’une mise en scène pour être "lui-même" :

Dranem n’avait qu’à se montrer en scène pour que le rire éclate, Polin jouait les naïfs, Mayol et Fragson jouaient dans la fantaisie, Delmet poussaient la romance, Georgius gambinait, Chevalier, Mistinguett dansaient, menaient des revues. d’autres avaient de grands physiques, de belles gueules, mais Bouboule ?

Bouboule, avec son costard trois pièces, sa petite taille, sa rondeur, n’avait rien de tout cela sauf que derrière son allure banale, il était débrouillard, entreprenant, énergique, enthousiaste, impulsif et lorsque le public a finalement pu saisir ce personnage, il est devenu "national" : tous les Français finirent pas se reconnaître en lui.

En 1927, dans une opérette sans conséquence, Le Comte Obligado (A. Barde, R. Moretti), il crée une chanson, drôle, sans plus, mais au refrain incontournable : "La fille du Bédouin". – En 1925 et 1926, il avait bien enregistré "La trompette en bois" (Scotto), "J’aime pas ça" (Fred Pearly) et même deux autres demi-succès de deux autres opérettes ("Quand on veut être heureux" de M. Yvain et "Pourquoi qu’les p’tits oiseaux n’jouent pas de la mandoline" de Veber, Pares et Van Parys) mais rien de comparable à ce qui devait arriver à cette scie que devint "La fille du Bédouin"qui, depuis sa création, n’a jamais été retirée du catalogue. – Et ce n’était qu’un début. – Suivirent :

Tout au long des années trente, il est incontournable. Il tourne au moins un film par an et il est sur toutes les scènes.

Cet homme qui ressemblait à tout le monde ne pouvait plus aller nulle part sans qu’on le reconnaisse, sans qu’on lui tape dans le dos, sans qu’on lui offre un verre.

Sous l’occupation, ses talents sont mis à contribution. – Il chante un refrain au sens ambigu :

Nous les Français

Nous n’aimons pas sans raison

Recevoir des coups de bâtons

Pourtant nous trouvons normal

Le bâton d’un Maréchal…

Il remonte sur scène en 1946, tourne deux autres films puis, à soixante ans, il décide qu’il est temps de prendre sa retraite.

Georges Désiré Michaud, alias Georges Milton, alias Bouboule, né le 20 septembre 1888, se retire dans sa villa d’Antibes d’où il ne sortira que pour quelques émissions de télévision en 1964 et où il mourra le 19 août 1970.

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