Paroles de

La Chéchia

Paroles de

La Chéchia

Écouter sur :

1 – Sous la chéchia qui vit tant de prouesses
Les Zouaves vont souriants et moqueurs
Chantant toujours joyeux plein d’allégresse
Portant au loin la gaité des vainqueurs
Près du chacal une croix de Lorraine
Vient affirmer les exploits des Zouzous
Du Nord au Sud le hasard les entraine
Mais ce refrain les guidera partout

(Refrain) Allons Zouzou continue ta route
Le repos viendra te récompenser
Sur ton chemin les filles t’écoutent
Car sous la chéchia, l’amour va passé

2 – Ils sont venus de tous les coins de France
N’ayant qu’un cœur malgré tous les accents
Offrant leur sang, leur joie et leur souffrance
à la patrie en répondant présent
Des temps jadis, la Chéchia est l’emblème
Et voulant tous la servir avec joie
Ils défendront gaiment ceux qu’ils aiment
En vrais enfants des zouaves d’autrefois

À propos

Le chant des marais

Origine et Contexte Historique du "Chant des Marais" :

Le "Chant des Marais" émerge en juillet 1933, au camp de Börgermoor, un des premiers camps de concentration créés pour emprisonner les opposants au régime nazi. Les paroles ont été rédigées par Johann Esser, un mineur de la Ruhr engagé politiquement, et Wolfgang Langhoff, un homme de théâtre, tandis que la musique a été composée par Rudi Goguel, un employé de commerce originaire de Strasbourg. Tous trois étaient membres du KPD, le parti communiste allemand.

Cette composition est née de la révolte face à la coercition des SS, qui obligeaient les détenus à chanter des hymnes patriotiques nazis pendant leur travail. En réponse, le "Chant des Marais" est devenu un hymne de résistance, dénonçant les conditions de vie des prisonniers tout en transmettant un message d’espoir à leurs camarades. La tonalité mineure des couplets contraste avec le passage en majeur du refrain, exprimant ainsi la souffrance et l’espoir.

L’écriture s’est réalisée dans la clandestinité. Rudi Goguel a composé la musique dans le silence de la nuit, au Revier. La première interprétation a eu lieu dans les lavabos de la baraque 8 devant un millier de prisonniers, suscitant une interdiction immédiate par les SS, risquant ainsi de tomber dans l’oubli.

Diffusion et Héritage du "Chant des Marais" :

Libéré en 1934, Wolfgang Langhoff émigre clandestinement en Suisse, rédigeant un témoignage sur sa détention qui sera largement diffusé en Europe, contribuant à la sensibilisation et à la dénonciation du nazisme. La chanson est intégrée dans des œuvres artistiques telles que la pièce de Bertolt Brecht "Grand Peur et Misère du Troisième Reich".

Le chant s’étend rapidement à l’international, réadapté par Hans Eisler pour le ténor Ernst Busch à Londres. En Espagne, il devient un symbole de résistance pour les combattants antifascistes allemands et est diffusé par Radio Madrid. En France, il est chanté par la Chorale Populaire de Paris dès 1936.

Après la guerre, le "Chant des Marais" devient l’hymne commémoratif des déportés. Ses paroles et sa mélodie subissent des modifications, évoluant de chant militant à un hommage à la mémoire des souffrances endurées.

Texte original (traduit de l’allemand par Max Wintersperger)

Où que nous regardions
Il n’y a que marécage et prairie tout autour
Aucun ramage pour nous réjouir
Des chênes sont debout chauves et tordus

(Refrain)
Nous sommes les soldats des marais
Qui portons nos bêches

Ici, dans cette lande aride
Le camp est installé
Ici, nous sommes, sans joie aucune,
Rangés derrière des barbelés

Le matin les convois défilent
Vers les marais, au travail,
Creusent sous le soleil brûlant
Mais l’esprit tourné vers la patrie

Vers le bercail, vers le bercail
Vers les mères, les femmes et les enfants
Certains d’entre nous soupirent
Car nous sommes prisonniers ici

Les sentinelles vont et viennent
Aucun, aucun de nous ne peut s’échapper
La seule fuite possible, c’est la mort
Quatre clôtures entourent la forteresse

Cependant nous ne nous plaindrons pas
L’hiver ne peut pas durer pour l’éternité
Et un jour nous nous dirons :
Patrie, tu es encore à nous

Et alors les soldats des marais
Ne porteront plus leurs bêches

Lire la suite »

Das Wirthaus am Rhein

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 173.

Collecté à Schwindratzheim en 1886.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Lire la suite »

Si laude Maria

Chant traditionnel à la louange de la Vierge Marie recueilli par le chanoine Henri Carol au cours du XXeme siècle.

En 2000, Thierry Cornillon enregistre une version de ce chant en modifiant l’air et en adaptant le dialecte à sa vallée de la Vésubie.

Aujourd’hui, les deux versions vivent : la version traditionnelle diffusée par "Le Corou de Berra", et celle de Thierry Cornillon reprise par un certain nombre de chorales occitanes.

Traduction :

1 – Louez la grande Vierge
Anges et archanges
Que soit chantée
La Mère si pieuse

(Refrain) Que soit louée, que soit louée
Que soit louée Marie

2 – Un Dieu la couronne
Et le ciel l’honore
La terre l’adore
Tous les hommes lui crient

3 – Oh Vierge féconde
Que l’Éternel Père
A voulu pour Mère
Du vrai Messie

4 – Oh quelle belle gloire
D’un Dieu elle est la Mère
Elle a l’homme pour faire
Du ciel la grande voie

5 – Pour Elle c’est la voie
Jésus le voyage
L’homme, l’héritage,
Sans Elle, perdait

6 – Aussi, oh grande Vierge
Venez assister
Venez protéger
Notre agonie

7 – A la fin de la vie
Nous aurons la victoire
Nous chanterons la gloire
Qui est la votre, Marie

Lire la suite »

Katjemuys

Chanson traditionnelle des Flandres.

Traduction :

Un p’tit chat sur l’écluse
Veut apprendre à ronfler
L’bateau mouille le p’tit chat
Qui s’trouve presque noyé.

Lire la suite »

Nos derniers articles