À l’été 1965, François Budet fait la découverte de Ploubazlanec et de son charmant port de Loguivy-de-la-Mer.
De retour à la rentrée, alors qu’il exerce en tant qu’ouvrier spécialisé chez Kodak à Vincennes, fabriquant des pellicules photo, une mélodie ainsi que le refrain de Loguivy-de-la-Mer lui viennent à l’esprit durant une messe.
Chez lui, il peaufine l’arrangement de cette chanson à la guitare et, le soir même, la fredonne à des amis bretons de passage.
Une amie enregistre ce morceau à l’aide d’un magnétophone, puis remet la cassette au curé de Loguivy.
Grâce au bouche-à-oreille, la chanson se popularise parmi les habitants, étant plutôt bien accueillie dans la commune. Le chanteur est même invité à venir une semaine pour interpréter sa chanson.
Cependant, bien que les marins soient touchés par cet intérêt porté à leur égard, certains ne voient pas toujours d’un bon œil ce que la chanson laisse présager : un déclin de l’économie de la pêche et une diminution du nombre de bateaux.