Paroles de

Vae Victoribus

Paroles de

Vae Victoribus

Écouter sur :

1 – La Prusse et les Prussiens ont vaincu l’Allemagne
Les ruses sont leurs jeux, les pillages leurs biens
Ils ont vaincu la France et tiennent sa campagne
La Prusse et les Prussiens !

2 – Aussi, comme ils sont fiers sur le seuil de la porte !
Comme ils font sur nos maux de joyeux entretiens !
Quels souvenirs elle a, quels espoirs elle porte
La Prusse et les Prussiens !

3 – Comme elle dit: « Laissez passer les rois des hommes,
« Peuples, reconnaissez nos droits de patriciens;
« L’univers est à nous, puisque c’est nous qui sommes
« La Prusse et les Prussiens ! »

4 – Eh bien moi, je le hais, ce peuple de Vandales,
De reitres, de bourreaux, – tous ces noms sont les siens;
Je le le hais, je maudis dans leur races fatales
La Prusse et les Prussiens !

5 – Que leur roi, consacré tyran par la victoire,
Refoulant le progrès jusques aux temps anciens,
Bâillonne dans leur joie, étouffe sous leur gloire
La Prusse et les Prussiens !

6 – Que la plèbe aux abois s’y déchaîne par meutes;
Que de ces bords du Rhin dont ils sont les gardiens,
Nous puissions voir crouler, sous le feu des émeutes,
La Prusse et les Prussiens !

7 – Que leurs maux soient sans plainte et leurs morts sans prière,
Qu’ils soient chassés du Temple en vrais Pharisiens !
Qu’aucune foi ne guide, et qu’aucun Dieu n’éclaire
La Prusse et les Prussiens !

8 – Que le luxe, volé de nos villes attiques,
Change, sans les former, leurs goûts béotiens;
Qu’elle vive fiévreuse, et qu’ils meurent étiques,
La Prusse et les Prussiens !

9 – Enfin, c’est là surtout le vœux de ma jeunesse,
C’est seul pour quoi je vis, c’est à quoi seul je tiens,
Que la Patrie en deuil se reprenne et ne laisse
Que la Prusse aux Prussiens !

10 – Que tout s’arme contre eux, contre eux que tout conspire
Que, quels que soient le chef, la route et les moyens,
La France et les Français n’aient qu’un seul but: détruire
La Prusse et les Prussiens !

À propos

Auteurs : Paul Déroulède - G.Geispitz
Date : 1875

Vae victis est une expression latine signifiant « malheur aux vaincus » prononcée par le chef gaulois Brennus, qui avait vaincu Rome. Après avoir négocié le poids de la rançon en or que les gaulois exigeaient pour se retirer, les opérations de pesage commencèrent quand un sénateur romain fit remarquer que les poids utilisés dans la balance n’étaient pas bons. Brennus, furieux, ajouta alors son épée sur la balance du côté des poids en criant sa fameuse phrase. Paul Déroulède dans son ouvrage "Les chansons du soldat" reprend ici cette célèbre phrase latine en la tournant contre les prussiens : Malheur aux vainqueurs !

Le Marsouin

Il existe de très nombreuses variantes de ce chant qui n’appartient pas au répertoire traditionnel des marins. Il s’agirait d’un air très ancien ; le chant aurait été créé par des bagnards de Brest. Le bagne y avait créé en 1751 suite à la dissolution du corps des galères. Pour les tintinophiles T. Decruzy rappelle que «pour prévenir les évasions, l’administration avait installé à l’entrée du port un canon de 24 livres au surnom resté fameux : “Tonnerre de Brest”» (T. Decruzy).

Le terme forban vient de l’ancien français forbannir : bannir à l’étranger…

Il est synonyme de pirate : contrairement au corsaire, le forban agissait pour son propre compte et s’attaquait à tous les navires sans distinctions.

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Les Penn Sardin

En ce Vendredi historique de fin Novembre 1924, débutait la révolte des sardinières à Douarnenez.
Comme vous le savez, ces " Penn Sardin ", comme elles étaient surnommées, en avaient plus que marre d’être exploitées et reprirent à leur compte la grève de leurs parents qui fût initiée en 1905 …
Après six semaines de luttes et de combats acharnés contre le patronat des conserveries, elles eurent, non sans mal, gain de cause de leurs revendications !
Ces femmes de tout âge (ils étaient même des gamines de 10/12 ans jusqu’à des grands-mères de 80 ans) réalisaient ce dur labeur dans des conditions très pénibles à proximité du port. Ils travaillaient avec une grande solidarité et pour se donner du courage, elles chantaient ensemble dans les ateliers …
Elles avaient notamment une chanson emblématique dont voici le refrain :
" Saluez, riches heureux – Ces pauvres en haillons – Saluez, ce sont eux – Qui gagnent vos millions ".
Pour se souvenir de ce fait presque centenaire, un chant relate tout cela d’une façon très authentique sur une musique de Mr Jean-Pierre Dovilliers et des paroles de la Concarnoise Mme Claude Michel, une accordéoniste talentueuse et une féministe engagée. Ce chant que vous connaissez assurément, s’intitule simplement " Les Penn Sardin " que nos ami(e)s de " 3 rue du Quai " aiment à interpréter régulièrement …
Au plaisir de vous rencontrer toutes & tous autour d’un concert sur les quais en reprenant ensemble ce chant très émouvant !
Cette émission radio relate cette grève :
https://www.radiofrance.fr/…/affaires-sensibles-du…
Ce livre la raconte :
" Une belle grève de femmes "
Anne Crignon
Éditions Libertalia
L’illustration est celle de Mr Alfred Guillou
" Les Sardinières de Concarneau "
Huile sur toile, 151 x 221 cm
Musée des beaux-arts de Quimper

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Die heilige Katharina

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 125-126

Collecté à Oderen en 1938.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Esaüe

Esaüe est une chanson humoristique française inspirée du personnage biblique Ésaü (Genèse 25), célèbre pour sa pilosité proverbiale. Sur un refrain entraînant, elle dresse le portrait burlesque d’un ancêtre velu régnant sur les barbus, jusqu’à ce que le rasoir mécanique mette fin à leur règne. Un classique du répertoire festif et goguenard, encore présent dans les veillées scoutes.

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