Paroles de

Pfeischtmor

Paroles de

Pfeischtmor

Écouter sur :

Pfingschte isch gekomme,
d’alti Wiewer jomere
Holzschlägel iwer’s Hüs !
Jungfraie, namme d’Eier üs !
Wenn d’r is ke Eier weit gah,
Schleh m’r eich d’Schiwe n-ie.

À propos

Trouvable dans « Encyclopédie d’Alsace », article « Chansons », Richard Schneider, p.1532

Collecté à Steinsoultz en 1980.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

De cap tà l’immortèla

De cap tà l’immortèla est l’une des chansons les plus célèbres du groupe béarnais Nadau, dans l’album éponyme, qui a été composée en 1978.

Les paroles sont en langue béarnaise, variante du gascon. C’est un hymne à la liberté et à l’amour de son pays qui est devenu très populaire dans toute l’Occitanie1, au point de devenir une chanson traditionnelle.

L’immortèla est le nom de l’edelweiss en occitan (à ne pas confondre avec l’« immortelle » en français qui est une fleur jaune qui ne sèche jamais qu’on trouve partout dans le midi).

Traduction – Vers l’immortelle

1 – Je connais un pays, et une fleur,
Et une fleur, et une fleur,
On l’appelle celle de l’amour,
Celle de l’amour, celle de l’amour,

(Refrain) Haut, Petit Pierre, on va marcher, on va marcher
Vers l’immortelle,
Haut, Petit Pierre, on va marcher, on va marcher,
On va chercher le pays.

2 – En haut du pic, il y a une lumière,
Il y a une lumière, il y a une lumière,
Il faut y garder les yeux dessus,
Les yeux dessus, les yeux dessus,

3 – Il faut traverser toutes les ronces,
Toutes les ronces, toutes les ronces,
Pour s’accrocher, seulement les mains,
Seulement les mains, seulement les mains,

4 – Peut être on n’en verra jamais la fin,
Jamais la fin, jamais la fin,
La liberté, c’est le chemin,
C’est le chemin, c’est le chemin.

5 – Après le pic, un autre pic,
Un autre pic, un autre pic,
Après la lumière, une autre lumière,
Une autre lumière, une autre lumière…

Lire la suite »

Barbe Noire

Paroes : Michel Tonnerre – Musique : Yannick Ar Bleiz

Naissance30 juin 1949 Quimperlé

Décès3 juillet 2012 Lorient

Genre musicalchants de marins

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. Il commence à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

Lire la suite »

DU VIRAGE DEPÉ

« Du Virage Depé » est un chant de supporters de l’Olympique de Marseille, issu de la tradition orale des tribunes du Stade Vélodrome. Porté par la ferveur collective du peuple marseillais, il incarne le lien fort entre la ville de Marseille et son club de football. Anonyme et spontané, il appartient au répertoire vivant des chants de stade du football français.

Lire la suite »

Prière des guides-aînées

La Prière des guides-aînées est le texte spirituel propre à la branche des Guides-Aînées, c’est-à-dire les jeunes filles de 17 à 19 ans, du mouvement des Scouts Unitaires de France (SUF). Récitée lors des rassemblements et des veillées, elle accompagne le passage à la responsabilité d’animatrice et de « sentinelle de l’Invisible ».

Lire la suite »

Vexilla Regis

Vexilla Regis est une hymne latine du poète chrétien Venance Fortunat, évêque de Poitiers du vie siècle. Il tient son nom de la première phrase : « Vexilla regis prodeunt, fulget crucis mysterium, quo carne carnis conditor suspensus est patibulo. »

Chantée pour la première fois le 19 novembre 569 quand une relique de la Vraie Croix, envoyée par l’empereur byzantin Justin II à la requête de sainte Radegonde, fut transportée de Tours au monastère de Sainte-Croix à Poitiers, elle file une métaphore où la croix du Christ est assimilée à un arbre, plus précisément à l’arbre de vie, ainsi qu’aux vexilla impériales romaines.

<ins>HISTOIRE</ins>

Reliquaire de la Sainte Croix de Poitiers

Venance Fortunat était un poète italien depuis longtemps présent et célèbre dans les cours royales franques mérovingiennes. Il avait notamment écrit des poèmes en l’honneur des reines Brunehilde et Frédégonde. Là-bas, il fait la connaissance de la reine Radegonde, femme de Clotaire Ier roi des Francs. Fervente chrétienne et horrifiée par le meurtre de son frère par son mari, elle abandonne la cour et se réfugie à Poitiers. Venance Fortunat décide de la suivre. Elle y fonde en 552 le monastère Notre-Dame ou Sainte-Marie-Hors-les-Murs. C’est alors le premier monastère féminin de Gaule.

Désirant obtenir une relique pour son abbaye, Radegonde, profitant de son statut royal, demande à l’empereur romain d’orient Justin II et sa femme Sophie un morceau de la Vraie Croix, ce qui lui est accordé : cinq petits morceaux montés ensemble pour former une croix patriarcale. Justin II en envoie aussi un autre morceau, plus grand, au Pape Jean III, également préservé et que l’on appelle Crux Vaticana. La relique arrive en France puis est amenée triomphalement à Poitiers au cours d’une grande procession partant de Tours le 19 novembre 569. C’est pour cette occasion que Fortunat écrit et compose le chant Vexilla Regis, et l’abbaye prend le nom de Sainte-Croix. Venance Fortunat continue ensuite de se rapprocher de la religion sous l’influence de Radegonde, et rédige d’autres célèbres hymnes religieuses telles que Pange Lingua Gloriosi Proelium Certaminis. En 576 il est ordonné prêtre, puis devient évêque de la ville vers 600, et après sa mort est considéré comme un saint catholique, tout comme Radegonde et plusieurs autres de ses disciples.

Le chant est intégré au missel romain, et chanté le jour du Vendredi saint, quand le saint sacrement est mené en procession jusqu’à l’autel. Il est également présent dans la liturgie des Heures, le bréviaire romain l’assignant aux vêpres tous les jours depuis le samedi précédant le dimanche de la Passion, jusqu’au Jeudi saint, ainsi qu’aux vêpres du 14 septembre, fête de la Sainte Croix. Avant Vatican II il était également chanté le 3 mai et le 16 juillet.

Durant la guerre de Vendée, il est choisi comme hymne par l’Armée catholique et royale, qui le chantait avant les batailles.

Aujourd’hui du grand Roi l’étendard va marchant,
Où l’Auteur de la chair vient sa chair attachant.
Aujourd’hui de la Croix resplendit le mystère,
Où Dieu souffre la mort aux mortels salutaire.

Voilà, du flanc du Christ, étant du fer atteint,
Sors le ruisseau vermeil, qui les crimes éteint :
Céleste lavement des âmes converties,
Mêlant de sang et d’eau ses ondes my-parties.

Maintenant s’accomplit aux yeux de l’Univers
L’oracle que David inspira dans ses vers,
Chantant ces mots sacrés sur les tons de sa lyre :
L’Éternel par le bois a planté son Empire.

Arbre noble et trophée illustre et glorieux,
Orné du vêtement du Roi victorieux :
Plante du Ciel chérie, et des anges chantée,
Pour toucher de sa chair la dépouille sacrée.

Tige trois fois heureuse dont le chef exalté,
Soutient le juste prix du monde racheté,
Et balance le corps qui mort, ses bras déploie
Pour ravir aux enfers leur rapine et leur proie.

Je te salue, ô Croix, seul espoir des vivants !
En ces jours douloureux de larmes s’abreuvant,
Augmente aux cœurs des bons l’immortelle justice,
Et pardonne aux pécheurs leur mortelle malice.

Ainsi puisse ton nom en mérite infini,
Suprême Trinité ! sans fin être béni,
Et ceux que, par la Croix tu délivres de crainte,
Triompher à jamais sous ta bannière sainte.

Amen.

<ins>THEMES</ins>

La Croix comme vexillum

Vexillum de l’Empire romain

Le premier vers, qui donne son titre à l’ensemble, parle de Vexilla regis, ce qu’on traduit généralement par bannières ou étendards du Roi. Mais le vexillum romain, plus qu’un drapeau, correspond à l’objet entier en trois dimensions incluant ses supports et décorations, notamment l’aigle qui surmonte les étendards des légions. Le poème compare ainsi la Croix et le Christ qui y est cloué à un vexillum romain. Le sang coulant des blessures du Christ tel un ruisseau imbibe le bois et ses vêtements qui prennent une couleur rouge comparable à la pourpre impériale romaine et à celle de ses bannières.

Josse Clichtove explique que les vexilla du Christ sont non seulement la Croix mais les autres instruments de sa Passion (par exemple la Lance). Cela expliquerait le pluriel de vexilla. Johann Wilhelm Kayser pense plutôt que les vexilla font référence aux vraies bannières surmontées de croix utilisées par les Romains après Constantin, et probablement aux croix utilisées lors de la procession pour laquelle le poème a été rédigé.

La Croix comme arbre de vie

Détail d’un vitrail à la Basilique Saint Nazaire à Carcassonne : Jésus crucifié sur l’Arbre de vie

Le poème assimile beaucoup plus clairement la Croix à un arbre, sous-entendu à l’arbre de vie. C’est un thème ancien de la théologie chrétienne3. Des légendes apocryphes prétendent même que la croix de la Crucifixion est matériellement faite du bois de l’arbre de vie biblique.

La Croix est en bois, plantée dans le sol, et c’est par le bois que "Dieu a planté son empire". La forme même de la croix évoque une tige d’où sortent trois branches. L’arbre-croix aurait été "élu" par les cieux, seul digne de soutenir le corps du Christ. Cela indique qu’il ne s’agit pas d’un arbre ordinaire mais sacré. La version révisée des paroles renforce encore l’association à l’arbre de vie, en faisant de la Croix elle-même une source de résurrection et de vie éternelle (Qua vita mortem pertulit / Et morte vitam protulit).

Lire la suite »

Nos derniers articles