Paroles de

Au tombeau de Gambetta

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Au tombeau de Gambetta

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1 – Gardien, quel est l’endroit où Gambetta repose ?
Dit une femme en deuil au pied d’un noir cyprès
Suivez ce vert sentier où croit un laurier rose
C’est là qu’est endormi ce cœur vraiment français !
Sur le même chemin, de noir aussi vêtue
Et tenant à la main les couleurs du drapeau
Une autre femme dit : Sœur sois la bienvenue
Je marche comme toi vers le même tombeau

(Refrain) O patriote, effroi de nos vainqueurs
Toi qui rêvais de la Revanche prochaine
Au nom de l’Alsace Lorraine
Sur ton cercueil nous apportons des fleurs.

2 – Ma sœur voici le but de nos tristes voyages
Au seuil de ce tombeau déposons nos bouquets
Car le cœur de celui qui dort sous ces ombrages
A de nos fils proscrits mérité les regrets
Dans les grands jours de deuil, où la France envahie
Succombait affolée au pied des oppresseurs
Lui seul ! Ressuscitant l’âme de la Patrie
Pour le sol mutilé demandait des vengeurs !

3 – Celui qui faisait peur à tes affûts sans nombre
O Prusse ! est endormi. Mais au jour des combats
Nous le réveillerons pour évoquer son ombre
Devant les batailles de nos nouveaux soldats
Prépare toi Bismarck, nous garderons sa haine !
Celui qui dans nos cœurs mit des bruits de clairons
Est muet désormais dans sa bière de chêne
Mais le bronze a coulé, nous avons des canons !

4 – A l’heure où nos clairons sonneront la victoire
Sur les rives du Rhin où Strasbourg t’attendait
Quand sera reconquise notre ancien territoire
Nous viendrons te crier : Dors-tu content ? C’est fait !
Puis nos jeunes soldats après cette campagne
Autour de ton cercueil jonché de leurs drapeaux
Sur l’encre des traités de la vieille Allemagne
Jetteront pleins d’orgueil la cendre de tes os !

5 – Dors en paix, Gambetta, bientôt la fière aurore
Du jour rêvé par toi se lèvera pour nous
Le vent qui viendra du nord au drapeau tricolore
A crié cette fois : Français unissons nous !
Va nous te referons de belles funérailles
Le jour où noirs de poudre, ayant passé le Rhin
Nous irons rechercher, hachés par les mitrailles
Les drapeaux de Sedan, dans les murs de Berlin !

(Dernier refrain) L’Aigle du Nord menace nos vainqueurs
Dors Gambetta, la revanche est prochaine
Des champs de l’Alsace Lorraine
Nos fils bientôt t’apportons des fleurs.

À propos

Auteurs : Villemer-Delormel - Musique de Léopold de Wenzel
Date : Vers 1890

L’Alsace a été perdue par la France après la défaite de 1870. Les chants patriotiques et revanchards, comme celui-ci, sont alors très en vogue.

 

 

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Les calfats

"Les calfats" est une chanson est originaire de Normandie (1974), probablement de la région du Havre.

Chanson en hommage aux calfateurs qui ont disparus à l’arrivée des navires à coques d’acier.

Calfater est un déformation du verbe "calfeutrer". Ce terme signifie "rendre étanche".
Quand les bateaux étaient en bois, la calfatage consistait à introduire une torsade d’étoupe entre deux planches de bordée ou du pont, à l’aide d’un fer plat sur lequel on tapait avec un maillet.
L’étoupe est une composante fibreuse produite lors du travail des fibres textiles, notamment du chanvre et du lin. Puis on recouvrait ce joint avec une couche de goudron fondu. Les calfats faisaient fondre le goudron dans un chaudron appelé "pigouillère". Lorsque le bois de bordée se dilatait, sous l’action de l’humidité, la torsade d’étoupe était écrasée et le joint devenait d’une étanchéité parfaite.

Le calfatage d’un navire était une opération longue et délicate, car il fallait procéder ainsi planche par planche sur toute la coque. Un travail pénible, car selon l’accessibilité, le calfat travaillait souvent dans des positions très inconfortables.

Le métier a presque entièrement disparu aujourd’hui, mais il subsiste des calfats grâce aux quelques bateaux en bois qui sont encore construits selon la méthode traditionnelle.

Un "margat" y est un travailleur à terre dans les ports. Dans la bouche d’un marin, c’est plutôt péjoratif… Le mot "ras" est un déformation des "rails" sur lesquels glissaient les navires en cale sèche.

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Je suis un gars du far west

"Je suis un gars du far west" est une chanson emblématique qui capture l’esprit aventureux et légendaire de l’Ouest américain. Cette chanson transporte les auditeurs dans un voyage rythmé à travers les vastes plaines, les cow-boys et les paysages sauvages de l’Ouest. Elle évoque le courage, l’indépendance et la liberté souvent associés à cette région mythique. Les paroles dynamiques et l’air entraînant invitent à se plonger dans l’univers fascinant des cow-boys et des grandes étendues, créant une atmosphère de nostalgie pour l’époque légendaire du far west.

Les enfants vont adorer !

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