De Gerland jusqu’à Fourvière

De Gerland, jusqu’à Fourvière,Brillera la Ville Lumière,2000 ans, qu’on chante encore,Avant avant Lyon le Melhor.
Terra – I Muvrini

Terra Corsa est l’un des chants les plus connus du groupe corse I Muvrini, fondé par les frères Jean-François et Alain Bernardini. Hymne à la terre de Corse, à sa langue et à sa mémoire, le morceau condense la démarche du groupe : faire entendre la culture corse en polyphonie tout en restant ouvert au monde, ce qui a fait sa renommée internationale.
U sipolcru – A Filetta

“U Sipolcru” est un chant corse de polyphonie sacrée devenu incontournable dans le répertoire d’A Filetta. Composé par Jean-Claude Acquaviva, il fut créé pour un « mystère de la Passion » à Calvi dans les années 1990, avant de devenir l’un des chants phare du groupe. C’est un morceau émouvant qui évoque les sentiments ressentis lors de la mort du Christ et de sa mise au sépulcre.
Origine et contexte historique
À l’origine, « U Sipolcru » a été conçu pour accompagner une représentation de la Passion du Christ (une pièce de théâtre représentant la Semaine Sainte) à Calvi. Il s’inscrit donc dans la tradition des lamentations sacrées corses, un genre où se mêlent foi, mais aussi drame et introspection. C’est un genre qui mêle donc foi et qui s’inscrit dans la grande tradition des chants corses.
La composition et son compositeur
Jean-Claude Acquaviva est un chanteur corse réputé et chef de chœur d’A Filetta. Sa maîtrise de la polyphonie corse lui permet de créer des structures harmoniques (souvent avec des harmonisation modales) qui paraissent simples, mais expriment en fait très finement de grandes tensions spirituelles. L’écriture modale du chant, sa ligne mélodique souvent suspendue et les cadences ouvertes permettent de créer une atmosphère à la fois humble et puissante.
Le chant : structure, style, et interprétation
« U Sipolcru » est exclusivement chanté a cappella, c’est-à-dire sans accompagnement instrumenta ldans une formation essentiellement masculine, comme les plupart des polyphonies corses sacrées. Le texte, en langue corse, se concentre sur le thème du sépulcre (« le tombeau »), de l’attente, de la méditation devant la pierre scellée de la tombe du Christ
La pièce juxtapose des passages plus linéaires et d’autres où les voix créent des harmoniques et battements subtils. Ces inflexions rythmiques et harmoniques font naître une tension dramatique justement dosée. On ressent les silences, les suspensions, les inflexions dynamiques comme des moments de respiration spirituelle.
Côté interprétation, il est essentiel d’équilibrer les voix, de veiller à la diction corse pour une bonne compréhension du texte et de sa poésie (voyelles ouvertes, consonnes nettes, roulés mesurés) et de ménager le crescendo : on n’atteint pas la puissance par la seule énergie, mais par la progression intérieure tout ensemble. Il est donc nécessaire de bien s’écouter pour faire monter ensemble la tension. Enfin, l’acoustique du lieu joue un rôle clé — une église, une chapelle ou un espace à réverbération modérée renforce l’effet mystique du chant.
Discographie et diffusion
On retrouve « U Sipolcru » dans l’album Passione (1997), l’un albums majeurs du renouveau des polyphonies corses. Cet enregistrement a permis de diffuser le chant corse à l’internationale. Depuis, le chant figure aussi dans des compilations et concerts de référence.
En outre, A Filetta a inclus la pièce dans des projets plus contemporains, croisant jazz, musiques méditerranéennes ou expérimentations sonores — comme dans Mistico Mediterraneo (avec Paolo Fresu et Daniele Di Bonaventura). Cette démarche renouvelle la tradition sans la trahir, et permet à « U Sipolcru » d’être entendu dans des contextes variés, au-delà du cercle strictement corse.
Le piment d’espelette

Cette chanson culinaire est née à Larressore, au coeur du pays basque, à côté de la commune d’Espelette. Elle a été écrite à la demande de la confrérie du Piment et de l’axoa d’Espelette par Babi Iraçabal.
Les adieux de Lyon

Par Marche-à-terre
compagnon maréchal ferrant
Vive les bordelaises !

Chanté par Edeline, Tourangeau-la-Franchise, Compagnon Boulanger du Devoir.
Auteur inconnu. Texte transmis oralement.
Le fils de Noble-cœur

LE FILS DE NOBLE-CEUR
Potier Joseph, Le -Bien -Aimé-de-Saint-Georges-de-Reintembault, était Compagnon Plâtrier du Devoir. Il publia en 1878 un « Petit Recueil de chansons compagnonniques »
(Nantes, 1857)
Le Tailleur de pierre

(villebois 1944)
Hymne au cassoulet de Castelnaudary

Le cassoulet, plus qu’un plat, un symbole !
Ce ragoût mijoté de haricots blancs, de saucisse, de confit de canard et de porc doit son nom au plat transitionnel en terre cuite dans lequel il est servi : la cassolle.
Dans le Sud-Ouest, cette institution à carément un hymne. Entonné lors de la Fête du Cassoulet chaque été et des cérémonies de la Grande Confrérie du Cassoulet, ce chant populaire célèbre la convivialité, la gastronomie et la fierté locale.
Créée en 1970, la Confrérie a pour mission de préserver les traditions culinaires du Lauragais (région de Castelnaudary, qui fait la frontière entre les derniers massifs dépendant du Massif-Central et les premiers contreforts pyrénéens) et de défendre la véritable recette du cassoulet “authentique”. En habit d’apparat et écharpe bleue, ses membres – les chevaliers du cassoulet – font retentir ce chant à chaque intronisation ou banquet.
L’Hymne du cassoulet, écrit en occitan et traduit en français, rend hommage à la terre, aux produits et surtout à la joie de partager un bon repas, voire même un festin. Les paroles évoquent le fumet du plat, les rires autour de la table et l’attachement au pays chaurien (adjectif pour désigner Castelnaudary). On y retrouve l’esprit des chants à boire et de banquets, ainsi que des veillées d’autrefois : une France joyeuse, rurale et fraternelle, unit autour des choses simples et des produits de la terre.
Aujourd’hui, on peut encore entendre l’hymne résonner sur la place de la République de Castelnaudary, porté par les fanfares locales et les chœurs d’amateurs.
La Méridionale

LA MÉRIDIONALE
par Martin, La-Fraternité-de-Marseille, Compagnon Passant Tailleur de pierre du Devoir de la Cayenne de Marseille.