Ah! Dit-moi joli compagnon

Par Abel Boyer

Périgord-Cæur-Loyal

Compagnon Maréchal-ferrant du Devoir de la Cayenne de Paris

(Tours, 1905)

Les deux routes

Pour toi mon fils, deux routes sont tracéesL’une de ronces, l’autre semée de fleursIl se pourrait que dans quelques annéesElle soit pour toi un torrent de malheur.Ecarte-toi toujours de la dernièreQui te conduit toujours au déshonneur(bis) Mais suis donc bien celle de ton vieux pèreTu parviendras au Devoir, à l’Honneur. En arrivant dans n’importe quelle […]

Les Charpentiers

Cette chanson satirique n’aurait pas été faite par un Compagnon mais bien par un auteur de revue. Elle fut chantée au théâtre sous le Second Empire pour se moquer des Compagnons Charpentiers qui tenaient alors le haut du pavé.

La chanson d’ailleurs ne se termine pas selon le rite compagnonnique presque toujours respecté, où l’auteur introduit son nom de Compagnon dans le dernier couplet de la chanson.

Cependant cette chanson a été adoptée par les Compagnons Charpentiers qui la chantent avec humour.

Chanson de Chantier des Tailleurs de pierre

Recueillie par Abel Boyer, Périgord-Cœur-Loyal, Compagnon maréchal-ferrant du Devoir.

Elle lui fut dictée par un vieil ouvrier tailleur de pierre, à Paris en 1908, à la Bourse du Travail.

La réponse du scoutmestre

Moins connu que le chant scout « Les excuses de l’aspirant« , la réponse du scoutmestre donne la parole au chef du valeureux aspirant. Ce chant, sur le même air que les excuses de l’aspirant, reprend en fait l’air de « La lettre du gabier » de Théodore Botrel.

Ount’a pocha lo motinado? Le mari et Marion, sa femme

Chant traditionnel périgourdin, Usitée dans tout le Périgord.

Usitée aussi dans la Lorraine, le Berry, l’Auvergne, la Provence… « C’est sur un air grave comme du plain-chant, dit Daudet dans Numa Roumestan, que s’exécute ce dialogue musical. » Daudet le fait chanter par un de ses personnages qui s’interrompt pour s’écrier: « ça, voyez-vous, mes infants …..C’est bo comme du Shakespeare !.. » (Numa Roumestan, p.178)