Der Bergmann

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 168.

Collecté à Niederseebach en 1900 (mélodie), et à Fröningen en 1883 (texte).

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

U Culombu

En 1937 la revue autonomiste A Muvra (créée en 1920) publie un chant patriotique écrit par son fondateur, Petru Rocca, et intitulé l’innu corsu (l’hymne corse).
Son air à la fois martial et irrésistible et ses paroles patriotiques exhortent les corses à l’amour et à la défense du pays en se réunissant au son du culombu, cette conque marine déjà utilisée par les anciens pour sonner le rassemblement face à l’ennemi.
Le texte, puissant, demeurera pourtant dans l’ombre de la guerre à cause de l’irrédentisme de Petru Rocca. Persuadé que l’île n’avait pas grand-chose à attendre de la France, pour la reconnaissance de sa particularité, de son histoire et de sa langue, l’auteur a flirté avec les idées mussoliniennes. Raison pour laquelle le texte ne fut enregistré pour la première fois qu’en 1963 par le ténor Antoine Griffoni.
Deux autres versions (Jean-Paul Martini puis Yana Riccu) seront enregistrées avant celle, fameuse, de Canta u Populu corsu. Le groupe en fera son hymne, interprété à chaque concert. En 1973, il rebaptisera l’innu corsu en u culombu. La chanson, souvent sous-titrée cantu autunumistu corsu dans les années soixante-dix, a été adoptée comme hymne par les nationalistes, avant la réactivation du Dio vi salvi Regina lors du Riacquistu.

Lied der Bergleute

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 167.

Collecté à Markirch et Erkartsweiler en 1880.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Schönste aller Schönen

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 128.

Collecté à Sundhausen avant 1870.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Isabeau s’y promène

Chant de marin qui reprend le thème assez classique du galant qui se noie pour chercher l’anneau d’une belle.

« Isabeau s’y promène » est une chanson traditionnelle qui viendrait de Normandie. Il en existe deux versions distinctes, une lyrique et l’autre, plus dansante. C’est le folkloriste québecois Ernest Gagnon qui en donne la version lyrique – la plus répandue – dans ses Chansons populaires du Canada (1865) ; il note qu’elle était chantée en Champagne, sur un air différent mais offrant des ressemblances rythmiques avec celui qui est connu au Canada.

Comme chanson de danse, elle fut recueillie au Québec (1916), entre autres, par Marius Barbeau dans le comté de Charlevoix et publiée dans la revue Alouette (Montréal, 1946).

Le texte existe dans deux versions principales. Dans l’une, la belle monte à bord d’un vaisseau pour apprendre une chanson du plus jeune des trente matelots et se met à pleurer parce que son anneau est tombé à l’eau; le marin plonge pour le retrouver et se noie. Dans l’autre, Isabeau, émue par la chanson du jeune marin, pleure « mon cœur volage que j’ai laissé gagner ». Le marin la console et la prévient que « si tu chantes la belle, on te le reprendra ».

En France, une autre variante est connue sous le nom « La fille aux chansons » ou « Marion s’y promène » (le prénom Isabeau étant remplacé par celui de Marion), et a été interprétée notamment par le groupe Malicorne. Dans cette version les derniers couplets sont différents et la fin est plus tragique : les marins l’ayant emmenée loin de chez elle, elle finit par se planter une épée dans le cœur… Le vers « sur le bord de l’île » y est remplacé par « sur les bords de la France ».

Et dans la version chantée par Nana Mouskouri en 1978, elle est renommée « Sur les bords de la Loire ».

Marche des chasseurs ardennais

Auteur Frères des Écoles Chrétiennes F. Mélage

Depuis le XIXe siècle, les étudiants Belges se sont regroupés sous formes de “Régionales” au sein des Universités et Hautes-Écoles. Ces groupes étudiants, aussi appelés “cercles étudiants” sont nés à Louvain (Leuven en néerlandais) et se sont avec le temps étendues à toutes les grandes villes du pays. Empruntant de nombreux chants aux militaires et au marins de France et de Belgique, ils se sont naturellement écrit des chants inédits pour les représenter, certains en conservant les patois Wallons d’origine.

Ce chant, aussi connu sous le nom "Chant des chasseurs ardennais" fut initialement un chant militaire mais est aujourd’hui connu comme une Régionale du Luxembourg, chantée par des étudiants de tout le pays.

Les pigeons de Franz Miller

Auteur : F.Bonel et R.Leserre – Louis Casemajor
Date : 1880

Chanson patriotique "Aux étudiants nancéens".

День Победы (Le jour de la victoire)

Ce chant est devenu le symbole indispensable des célébrations du 9 mai – Jour de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique (2ème guerre mondiale).

Et pourtant, il fut écrit trente ans après la fin de la guerre, en 1975, lors d’un concours de la meilleure chanson dédiée à la victoire. Aujourd’hui tout le monde la connaît dans l’espace post-soviétique.

La vidéo d’illustration est un assemblage d’images télévisées du 9 mai 2015 prises lors du défilé du Régiment Immortel à Moscou. L’interprète est un jeune sibérien (enregistrement réalisé en l’église de Bersac-sur-Rivalier en 2011). Les liens spotify et Deezer mènent vers une interprétation des Chœurs de l’armée rouge.

Traduction :

1 – Qu’il était loin, le jour de la Victoire,
Comme un bout de charbon fondant sur des braises.
Durant des ans, brûlants et dans la fumée,
Nous avons rapproché ce jour autant que nous le pouvions.

Refrain : Ce jour de la Victoire,
A l’odeur de poudre, C’est une fête,
Qui a vu bien des printemps, C’est une joie,
Jusqu’aux larmes aux coins des yeux,
La Victoire, La Victoire, La Victoire !

2 – Jour et nuit, devant les fours des usines
La Patrie a travaillé sans relâche.
Jour et nuit, on mena un dur combat,
Nous avons rapproché ce jour autant que nous le pouvions.

3 – Bonjour, maman, on est pas tous revenus…
Ô j’aimerais fouler l’herbe de mes pieds !
On a marché, une moitié de la Terre,
Nous avons rapproché ce jour autant que nous le pouvions.