Paroles de

U Culombu

Paroles de

U Culombu

Écouter sur :

1 – Un son di cornu da li monti
Stende lu volu cun furor
A stu cennu sianu pronti
Riscossi da lu patriu ardor
Svanisce la diminticanza
Cresce la nostra vuluntà.

Ripigliu (refrain) :
Disceta la speranza
A voce di culombu
Chjama di u so rimbombu
A santa Libertà
Chjama di u so rimbombu
A santa Libertà.

2 – Da la so tomba l’antenati
Sepolti da l’ingannator
Tutti à la luce sò turnati
Accolti da l’altu fervor
Risorta hè la so rimembranza
Cù l’alba di la verità.

Ripigliu (refrain)

3 – Centu bandere cu lu moru
Innalzanu lu so biancor
In questu sublime decoru
Frà l’evviva d’ardenti amor
Di de Paoli la sembianza
Presente ci face esultà.

Ripigliu (refrain)

À propos

En 1937 la revue autonomiste A Muvra (créée en 1920) publie un chant patriotique écrit par son fondateur, Petru Rocca, et intitulé l’innu corsu (l’hymne corse).
Son air à la fois martial et irrésistible et ses paroles patriotiques exhortent les corses à l’amour et à la défense du pays en se réunissant au son du culombu, cette conque marine déjà utilisée par les anciens pour sonner le rassemblement face à l’ennemi.
Le texte, puissant, demeurera pourtant dans l’ombre de la guerre à cause de l’irrédentisme de Petru Rocca. Persuadé que l’île n’avait pas grand-chose à attendre de la France, pour la reconnaissance de sa particularité, de son histoire et de sa langue, l’auteur a flirté avec les idées mussoliniennes. Raison pour laquelle le texte ne fut enregistré pour la première fois qu’en 1963 par le ténor Antoine Griffoni.
Deux autres versions (Jean-Paul Martini puis Yana Riccu) seront enregistrées avant celle, fameuse, de Canta u Populu corsu. Le groupe en fera son hymne, interprété à chaque concert. En 1973, il rebaptisera l’innu corsu en u culombu. La chanson, souvent sous-titrée cantu autunumistu corsu dans les années soixante-dix, a été adoptée comme hymne par les nationalistes, avant la réactivation du Dio vi salvi Regina lors du Riacquistu.

Es, es, es und es

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 149

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Chjaruscuru

Auteur : Natale Luciani

Sur "Chjaruscuru" par Ghjilormu Padovani (Corse matin 12/09/2015) : "L’une des premières créations de Natale Luciani pour Canta u Populu Corsu fut Allegria qui, comme son nom l’indique, était destinée à célébrer avec une puérilité assumée l’avènement de jours meilleurs au son d’un violon dansant. Avec le terrible Chjaruscuru, le leader discret et charismatique du plus grand groupe insulaire est bien loin de l’insouciance des débuts. Entre les deux textes, vingt ans et une guerre fratricide nationaliste qui a marqué le mouvement au fer rouge. Alors, en 2001, à l’occasion de la sortie de l’album Rinvivisce, l’ancien membre du FLNC condamné à sept ans de prison assumés en 1985, refusant plusieurs possibilités de remise de peine, descend en flammes les « chefs » actifs durant la page la plus sombre du nationalisme corse. À l’image de son engagement personnel, les vers ne laissent planer aucune ambiguïté. Les deux premiers donnent le ton de la plus sévère condamnation des dérives du mouvement nationaliste jamais mise en musique : « Vous avez fait d’une lutte nationale une chose effroyable, que le miroir de votre trahison vole en éclats ». Au moment où il écrit Chjaruscuru, les plaies de l’affrontement entre le MPA et la Cuncolta, le Canal historique et le Canal habituel, saignent toujours. Certains acteurs qui n’ont pas été broyés par la spirale mortifère sont encore actifs au sein du mouvement nationaliste. Ce qui n’empêche pas Natale Luciani de livrer la critique amère du militant. (…) Chaque vers est une bombe, notamment lorsqu’il s’adresse directement à ceux que Natale considère comme responsables du « massacre » : « Pauvres ceux qui sont tombés pour l’un ou l’autre d’entre vous, ils ne seront jamais des héros, quel dégât, quelle pitié. » Ou encore : « Vous avez été plus que méprisables, d’arrogance et de rapine, jusqu’à piétiner force et espoirs. Et vous auriez la prétention d’être à nouveau le porte-parole d’un peuple que vous avez été si prompts à crucifier. » (…) En l’absence de véritable aggiornamento et maintes fois critiqué au sein du mouvement nationaliste malgré la réconciliation scellée avec les accords de Migliacciaru en 1999, Chjaruscuru demeure l’une des plus implacables critiques adressées à certaines dérives du nationalisme."

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La Chéchia

1 – Sous la chéchia qui vit tant de prouessesLes Zouaves vont souriants et moqueursChantant toujours joyeux plein

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