Isabeau s’y promène

Chant de marin qui reprend le thème assez classique du galant qui se noie pour chercher l’anneau d’une belle.
« Isabeau s’y promène » est une chanson traditionnelle qui viendrait de Normandie. Il en existe deux versions distinctes, une lyrique et l’autre, plus dansante. C’est le folkloriste québecois Ernest Gagnon qui en donne la version lyrique – la plus répandue – dans ses Chansons populaires du Canada (1865) ; il note qu’elle était chantée en Champagne, sur un air différent mais offrant des ressemblances rythmiques avec celui qui est connu au Canada.
Comme chanson de danse, elle fut recueillie au Québec (1916), entre autres, par Marius Barbeau dans le comté de Charlevoix et publiée dans la revue Alouette (Montréal, 1946).
Le texte existe dans deux versions principales. Dans l’une, la belle monte à bord d’un vaisseau pour apprendre une chanson du plus jeune des trente matelots et se met à pleurer parce que son anneau est tombé à l’eau; le marin plonge pour le retrouver et se noie. Dans l’autre, Isabeau, émue par la chanson du jeune marin, pleure « mon cœur volage que j’ai laissé gagner ». Le marin la console et la prévient que « si tu chantes la belle, on te le reprendra ».
En France, une autre variante est connue sous le nom « La fille aux chansons » ou « Marion s’y promène » (le prénom Isabeau étant remplacé par celui de Marion), et a été interprétée notamment par le groupe Malicorne. Dans cette version les derniers couplets sont différents et la fin est plus tragique : les marins l’ayant emmenée loin de chez elle, elle finit par se planter une épée dans le cœur… Le vers « sur le bord de l’île » y est remplacé par « sur les bords de la France ».
Et dans la version chantée par Nana Mouskouri en 1978, elle est renommée « Sur les bords de la Loire ».
Marche des chasseurs ardennais

Auteur Frères des Écoles Chrétiennes F. Mélage
Depuis le XIXe siècle, les étudiants Belges se sont regroupés sous formes de “Régionales” au sein des Universités et Hautes-Écoles. Ces groupes étudiants, aussi appelés “cercles étudiants” sont nés à Louvain (Leuven en néerlandais) et se sont avec le temps étendues à toutes les grandes villes du pays. Empruntant de nombreux chants aux militaires et au marins de France et de Belgique, ils se sont naturellement écrit des chants inédits pour les représenter, certains en conservant les patois Wallons d’origine.
Ce chant, aussi connu sous le nom "Chant des chasseurs ardennais" fut initialement un chant militaire mais est aujourd’hui connu comme une Régionale du Luxembourg, chantée par des étudiants de tout le pays.
Les pigeons de Franz Miller

Auteur : F.Bonel et R.Leserre – Louis Casemajor
Date : 1880
Chanson patriotique "Aux étudiants nancéens".
День Победы (Le jour de la victoire)

Ce chant est devenu le symbole indispensable des célébrations du 9 mai – Jour de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique (2ème guerre mondiale).
Et pourtant, il fut écrit trente ans après la fin de la guerre, en 1975, lors d’un concours de la meilleure chanson dédiée à la victoire. Aujourd’hui tout le monde la connaît dans l’espace post-soviétique.
La vidéo d’illustration est un assemblage d’images télévisées du 9 mai 2015 prises lors du défilé du Régiment Immortel à Moscou. L’interprète est un jeune sibérien (enregistrement réalisé en l’église de Bersac-sur-Rivalier en 2011). Les liens spotify et Deezer mènent vers une interprétation des Chœurs de l’armée rouge.
Traduction :
1 – Qu’il était loin, le jour de la Victoire,
Comme un bout de charbon fondant sur des braises.
Durant des ans, brûlants et dans la fumée,
Nous avons rapproché ce jour autant que nous le pouvions.
Refrain : Ce jour de la Victoire,
A l’odeur de poudre, C’est une fête,
Qui a vu bien des printemps, C’est une joie,
Jusqu’aux larmes aux coins des yeux,
La Victoire, La Victoire, La Victoire !
2 – Jour et nuit, devant les fours des usines
La Patrie a travaillé sans relâche.
Jour et nuit, on mena un dur combat,
Nous avons rapproché ce jour autant que nous le pouvions.
3 – Bonjour, maman, on est pas tous revenus…
Ô j’aimerais fouler l’herbe de mes pieds !
On a marché, une moitié de la Terre,
Nous avons rapproché ce jour autant que nous le pouvions.
Die Trommel ruft

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 136.
Collecté à Sesenheim vers 1840.
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
Le rossignol et l’Allemand

Auteurs : Villemer et Delormel – Charles Pourny
Date : Vers 1880
Le Rocher de Sainte Hélène

Chant datant de la Restauration et qui évoque la destinée tragique de l’Empereur . Il était populaire parmi les vétérans de l’Empire. Il est passé depuis dans le répertoire des chants traditionnels corses.
Le fils de l’Allemand

Auteur : Gaston Villemer-Lucien Delormel / Paul Bletry
Date : Vers 1890
Le chant du maquis des Bauges

Auteur : Charles Glatz
Sur la musique du Forban (voir partition).
Date : Seconde Guerre Mondiale.
Charles Glatz a été tué le 10 juin 1944 dans les Bauges. Le maquis des Bauges a été le théâtre de plusieurs massacres de population, destructions diverses comme assassinats, tortures et combats meurtriers entre nazis (et collaborateurs) et résistants, maquisards. Pour en savoir plus sur le maquis des Bauges, on peut lire le livre de Johannès Pallière ci-dessous.
A propos de Charles Glatz, d’après le site Maitron.fr : "Il s’engagea dans la Résistance et le 6 juin 1944, il rejoignit le plateau du Revard.
Dans la nuit du 9 au 10 juin, l’occupant allemand lança une attaque contre les volontaires rassemblés sur le plateau.
Le déroulement des événements est difficile à établir. Charles Glatz, installé avec ses camarades de combat dans la petite station du Revard, fut vraisemblablement capturé. En effet, le 13 juin son corps fut retrouvé avec celui de six autres résistants et du jardinier de l’hôtel du PLM, Léon Prunier le long d’un petit sentier proche de l’hôtel.
Le regroupement des corps et les rapports légistes montrent que les sept hommes furent rassemblés avant d’être mitraillés et de recevoir le coup de grâce. Le procès verbal consacré à Charles Glatz signale même des traces de coups. "
[caption id="attachment_16718" align="alignnone" width="300"] Photo de Charles Glatz[/caption]Pour la bande son : interprétation d’Aimé Petraz, résistant puis maquisard Maquis dit du Revard (Bauges), décoré. C’était lors de l’interview par la radio Radio chrétienne de France (RCF) du 3 avril 2008 dans le cadre d’une émission "Regards sur la Savoie".
© Collection privée Droits réservés
Der Handwerker als Brautwerber

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 252.
Collecté à Truchtersheim et Dossenheim en 1910.
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle