Le Noël des petits Alsaciens

Auteurs : Gaston Villemer-Lucien Delormel / J.de Leeuw
Date : Vers 1880
C’est de cinquante pèlerins

Chant traditionnel retrouvé en Béarn, Bretagne et Espagne
Chant par l’ensemble Discantus sur l’album "Un chemin d’étoiles" en 2015.
Rapporté par Lucien Decombe dans "Chansons populaires recueillies dans le Département d’Ille-et-Vilaine" en 1884, page 284
Abschied von der Kaufmanns-Mamsell

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 121.
Collecté à Lampertsloch en 1904 et à Fegersheim en 1912.
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
Nanna di u Cuscionu

Berceuse corse. Une version française est disponible sur Canto : https://projet-canto.fr/chants/berceuse-corse/
La fille d’auberge

Auteur : Villemer et Delormel – Ludivig Benza
Date : Vers 1880
Un trin que se’n va de Pau

Paroles de Nadau ? Le groupe est le principal interprète de ce chant occitan.
Traduction en français
1 – Un train s’en va de Pau,
Et l’autre y arrive,
C’est sûr que l’autre y arrive,
C’est la vie et c’est comme ça,
Salut tout le monde et la compagnie,
Il pleut tous les dimanches soirs.
2 – Une femme est là bas,
Si belle et si triste,
C’est sûr, si belle et si triste,
C’est la vie et c’est comme ça,
Salut tout le monde et la compagnie,
Il pleut tous les dimanches soirs.
3 – Moi je vais à Paris,
Elle, peut être à Toulouse,
C’est sûr qu’elle va à Toulouse,
C’est la vie et c’est comme ça,
Salut tout le monde et la compagnie,
Il pleut tous les dimanches soirs.
4 – Elle ne saura jamais
Ce que j’aurais voulu lui dire,
C’est sûr que j’aurais voulu lui dire,
C’est la vie et c’est comme ça,
Salut tout le monde et la compagnie,
Il pleut tous les dimanches soirs.
Le joueur de pipeau

Ce magnifique chant traditionnel béarnais évoque avec une poésie enchanteresse la vie solitaire et spirituelle d’un joueur de pipeau, perché dans les hauteurs montagneuses. Les paroles peignent un tableau pittoresque du musicien, accompagné de son fidèle chien, se déplaçant entre prairies et ruisseaux, insufflant de la vie dans le paisible village lors de ses retours.
La mélodie du pipeau devient l’âme de ces instants, jouée au bistrot du village et portée par le vent, symbolisant l’amour profond de la nature. La montagne, enveloppée de brume et touchant les étoiles, devient le sanctuaire du joueur de pipeau, offrant un cadeau sublime à son âme errante.

Les paroles révèlent le lien fort entre le musicien et son environnement, soulignant son rôle de compositeur, inspiré par la nature et les saisons ou ces cascades vives et les chants d’oiseaux deviennent sa source d’inspiration.
La chanson prend une tournure mélancolique en évoquant le dernier repos du joueur de pipeau, soulignant l’isolement tranquille de sa sépulture parmi les majestueux sommets. Cependant, une note d’espoir résonne dans l’idée que sa chanson, portée par la brise, persiste dans la mémoire collective du village.
En somme, ce chant évoque un monde empreint de beauté naturelle, où la musique devient le langage universel du joueur de pipeau, transcendant le temps et l’espace. Une ode poétique à la symbiose entre l’homme, la montagne, et la mélodie éternelle qui perdure même après le dernier souffle.
Un voltigeur

Chant du Béarn.
Die Feldschalmei

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 219.
Collecté à Hochfelden en 1880.
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
Cantique de Jean Racine

Le Cantique de Jean Racine est une pièce vocale composée en 1865 par Gabriel Fauré, alors âgé de 19 ans. Écrite pour chœur (soprano, alto, ténor et basse) avec piano ou orgue, cette pièce se situe dans la tonalité de ré bémol majeur.
Le texte de Jean Racine (1639-1699) est en fait une paraphrase de l’hymne Consors paterni luminis datant de l’Antiquité tardive (IVe siècle). Attribuée à Saint Ambroise, évêque de Milan et Père de l’Eglise, elle était chantée au début des matines (ou vigiles) de la férie tierce (c’est-à-dire du mardi).
Le texte utilisé par Gabriel Fauré serait en fait une version remaniée par Louis Racine, fils de Jean Racine. On peut percevoir dans la paraphrase française un jansénisme latent : la paternité divine n’est pas mentionnée explicitement chez Racine alors que l’original en parle deux fois.
Là où l’hymne exhorte le croyant à se réveiller au cœur de la nuit pour prier et chasser la pesanteur d’un sommeil pouvant mener à l’acédie, Jean Racine y voit le poids du péché. Enfin, si la lumière baigne la première strophe latine, écho du lumen de lumine du Credo, le texte français n’évoque que le jour éternel. Ces différences font ressentir un salut moins proche et un Dieu plus lointain dans la bouche de l’auteur du XVIIe siècle que dans l’original paléochrétien (IVe siècle après Jésus-Christ).