Guerrieri

Texte corse de Patrick Croce.
Traduction :
Cent mille guerriers ont franchit le col
Tous vêtus de lumière avec trompettes et tambours
Ils font trembler la terre, quels en seront les augures ?
Cent mille guerriers ont franchit le col
Ils fixent un point au loin, la victoire qui s’approche
L’ennemi souffrira, ils l’extirperont de ses lieux
Pour dire qui est le maître, ils le diront avec le feu
Ils fixent un point au loin, la victoire qui s’approche
Mais derrière l’armée, le dernier a le pas fatigué
Chargé de sueur et de sang, il traîne sa misère
Loin devant lui, il y a une musique guerrière
Mais derrière l’armée, le dernier a le pas fatigué
Son chant est silencieux et sa parole muette
Il pense à ce qui n’est plus pour ne pas sentir chaque rocher
De ce chemin de croix qui est désormais sa route
Son chant est silencieux et sa parole muette
Mais entendez ma voix, entendez ma chanson
Pour la dernière humanité et le dernier soldat
Ses malheurs, son sang, sa fatigue
C’est pour lui, et lui seul, que je chante cette chanson.
Mais entendez ma voix, entendez ma chanson
Pour la dernière humanité et le dernier soldat
Ses malheurs, son sang, sa fatigue
C’est pour lui, et lui seul, que je chante cette chanson.
Конь (Le cheval)

Compositeur : Igor Matvienko, auteur : Alexander Shaganov.
Chanson relativement récente, elle est très vite devenue extrêmement populaire.
Le texte utilise les motifs archétypaux des paroles russes.
D. V. Sokolov-Mitrich, essayant de percer le secret du succès de cette chanson, écrit : « Tout ce qui est ingénieux est simple et inexplicable. Peut-être que le point est dans l’image du cavalier – inépuisable et fondamentale pour toute culture. Un homme et un cheval sont à la fois un pouvoir apprivoisé et une subordination mutuelle, et bien plus encore. Il n’existe pas de tels peuples – du moins en Russie et dans son environnement immédiat – où l’image d’un cheval ne serait pas sacralisée à l’extrême ».
Concernant les vers « Laisse-moi aller voir, / Où le champ donne naissance à l’aube », il formule : « Et la voici – une idée nationale. Et encore une simplicité inouïe. Atteindre l’horizon. Aller toujours vers le soleil dans l’espoir naïf de l’attraper. La mission est stupide et en même temps géniale. Parce que peu importe si cet endroit existe ou non. Il est important qu’il y ait une source infinie de tâches pour cette nation. Marchez, sautez, foncez vers la lumière naissante, vers l’Est. Où tout commence et rien ne meurt. D’où vient le nouveau jour, la nouvelle lumière, la nouvelle vie ».
Travadja la moukere

Connue en France au moins depuis les années 1910.
La saynète Le Duo de « Lucie et du Docteur Marmeladruss », écrite par André Salmon et parue dans Les Marges de juillet 1911 est une parodie de Travadja. Le titre en est parfois orthographié Trabadja ou Ravadja la mouquère.
Paru en 1927, le roman La coalition, de Emmanuel Bove, cite « Tra vadja la mouckère » dans la bouche d’un personnage qui a été bataillonnaire en Afrique. En 1934, dans le film L’Atalante, réalisé par Jean Vigo, le personnage du père Jules (joué par Michel Simon) interprète le refrain « Travadja La Moukère, Travadja Bono » pour le personnage de Juliette dans une cabine du bateau. En 1942, la chanson de Maurice Chevalier, Ali Ben Baba, cite Travadja La Moukère dans son refrain. Georges Bataille cite la chanson dans un carnet de 1944. Dans les années 1970, la chanson est enfin également chantée (« Trabadjâââ, la moukère… ») par Gaston dans un gag de la bande dessinée du même nom. En 1993, la chanson Foule sentimentale d’Alain Souchon y fait référence : « On nous Claudia Schiffer / On nous Paul-Loup Sulitzer / Oh, le mal qu’on peut nous faire / Et qui ravagea la moukère / Du ciel dévale / Un désir qui nous emballe ».
Снегири (Les bouvreuils)

Les Bouvreuils une chanson sur une poésie de Mikhail Dudin mise en musique par Youri Antonov, dédiée à la mémoire de la grande guerre patriotique (deuxième guerre mondiale).
C’est la mémoire, encore une fois, de l’aube au crépuscule
Feuilleter les pages sans relâche.
Et je rêve toute la nuit des bouvreuils dans la neige,
Les oiseaux rouges dans le givre blanc.
Refrain :
Midi blanc dressé sur la montagne du corbeau,
Où l’hiver était assourdi par les bombardements,
Où sur la terre déchirée, sur la neige bleue,
Une volée de bouvreuils s’est envolée !
Les grondements de la ligne de front,
Les rouleaux de la mort arrivent à l’arrière.
Sous la montagne du corbeau, les soldats morts
La volée de bouvreuils a couvert !
Refrain :
Je rêve encore du terrain vague de la guerre,
Où est chanté le destin de notre jeunesse !
Et les bouvreuils volent, et les bouvreuils volent,
A travers ma mémoire jusqu’à l’aube !
La mendiante de Strasbourg

Auteurs : Gaston Villemer-Lucien Delormel / Henri Natif
Date : Vers 1880
Variante de la Strasbourgeoise, restée plus célèbre, par les mêmes auteurs. Aussi connue comme "L’enfant de Strasbourg".
Take Me Home, Country Roads

Take Me Home, Country Roads est une chanson de Bill Danoff, Taffy Nivert et de l’auteur-compositeur-interprète américain John Denver extraite de son quatrième album studio, Poems, Prayers & Promises, sorti en avril 1971 sur le label RCA Records.
Elle reprend le thème musical de Carry Me Back to Old Virginny, écrite vers 1870 sous le point de vue d’un esclave par le "minstrel" noir américain James Bland (et chantée dans cette version par Ray Charles).
La chanson est considérée comme un symbole de l’État de Virginie-Occidentale aux États-Unis, dont elle est devenue en mars 2014 l’un des quatre hymnes officiels. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Take_Me_Home,_Country_Roads
Le Rhin allemand

Auteur : Alfred de Musset
Date : 1840
Le titre est aussi une "Réponse à la chanson de Becker".
Vive l’Armée !

Auteurs : Inconnu
Date : 1901
Das Sundgaulied

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 287.
Collecté à Pfirt et Rheinau en 1900.
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
Consors paterni luminis

L’hymne Consors paterni luminis date de l’Antiquité tardive (IVe siècle). Attribuée à Saint Ambroise, évêque de Milan et Père de l’Eglise, elle était chantée au début des matines (ou vigiles) de la férie tierce (c’est-à-dire du mardi).
Gabriel Fauré en fit, sur une paraphrase de cette hymne par Jean Racine, un cantique : Le Cantique de Jean Racine.