Gwerz Kêr Iz hag ar Roue Gralon

C’est le chansonnier morlaisien Olivier Souêtre qui compose en 1851 cette complainte très populaire du XIXème siècle : Ar Roue Gralon ha Kêr-Is (Le Roi Gralon et la ville d’Ys).
Cette complainte (« Gwerz » signifie complainte) raconte une légende :
Dans la ville d’Ys, où règne le roi Gralon, sa fille Ahès mène une vie dissolue dans son palais.
Elle accueille un jour un prince vêtu de rouge, qui la séduit et lui demande de voler les clés de la ville à son père.
Ahès obéit, et le prince maléfique ouvre les écluses de la ville, qui est envahie par la mer.
Saint Gwénolé, ami de Gralon, arrive pour le sauver. Le roi monte sur son cheval; Ahès, dans sa fuite, supplie son père de la prendre avec lui. Le bon roi se laisse faire, mais il va être rattrapé par les flots; alors Saint Gwénolé la fait tomber de cheval, et elle disparaît dans un rire éclatant.
Arrivés au rivage, Gralon et Gwénolé se lamentent en regardant la mer qui a recouvert la ville aux dix portes. Le roi promet de construire, sur le rocher de Rumengol, une église dédiée à la Vierge, où chaque année aura lieu un grand pardon.
Merci à Quentin pour sa contribution à la qualité de cette fiche
Vive la Route

Musique Folklore français du XVIe siècle
Paroles Jacques Chailley
Sur l’air de Vive Henri IV. Cet air, attesté en 1581, est attribué à Caurroy, maître de chapelle à la cour de France. Il est repris et popularisé en 1770 par le chansonnier Charles Collé qui le fait chanter dans sa pièce La Partie de chasse d’Henri IV. Sous la Restauration, la chanson, avec d’autres paroles, est l’hymne de ralliement des légitimistes.
Source : Les Presses d’Île de France
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Là où je vais

Paroles et musique de Jean Naty Boyer.
Il était une bergère

« Il était une bergère » est une comptine de tradition orale française documentée dès le XVIIIe siècle. Elle narre les mésaventures d’une bergère, d’un fromage et d’un chat gourmand, sur fond de confession finale à la pointe satirique. Son refrain « Et ron, ron, ron, petit patapon » est l’un des plus reconnus du répertoire enfantin français.
Chant des patrouilles libres

Henri Gire, décédé en 2006, est le compositeur de nombreux chants scouts d’anthologie, comme Bien que le temps passe, Akela polka ou On a bien ri à votre numéro.
Il fut le metteur en scène de grands jeux scéniques scouts écrits pour l’AGSE, tels que:
Le Chant de l’Alouette (sur saint François d’Assise) dont le très fameux Cantique des créatures
La petite fille de Dieu (sur sainte Jeanne d’Arc)
Comme l’aurore (sur la Vierge Marie)
Que chante de la terre (sur saint Benoît)
Il a plus récemment créé la comédie musicale Famille en fête à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse et qui fut jouée au Palais des Sports de la porte de Versailles, à Paris, en 1997.
Il a été chef du chœur national de l’association des guides et scouts d’Europe et l’animateur des techniques d’expression de celle-ci durant de nombreuses années.
Y’a une pie dans l’poirier

Une bonne comptine pour apprendre les animaux !
Amis, buvons !

"Amis, buvons !" est une chanson à boire , d’origine Bourgogne
Gwerz Penmarc’h

L’histoire de "Gwerz Penmarc’h"Une flotte venue de Bordeaux fait naufrage devant Penmarc’h.
147 veuves (précision !) vont sur le rivage, en se demandant l’une à l’autre : "avez-vous des nouvelles de mon homme ? – de votre homme et du mien, ils sont en train de se noyer devant Penmarc’h".
Maudits soient les habitants de Penmarc’h, qui gardent allumées leurs églises la nuit, pour que les navires viennent se jeter sur les récifs de Saint-Guénolé!
Une gwerz (en breton, au pluriel gwerzioù) est un chant breton (kan a-boz) racontant une histoire, depuis l’anecdote jusqu’à l’épopée historique ou mythologique. Proches des ballades ou des complaintes, les gwerzioù illustrent des histoires majoritairement tragiques ou tristes, avec un aspect fantastique. Contrairement aux chansons telles que les complaintes, le plus souvent centrées sur quelques individualités, la gwerz est un chant qui parle de thèmes plus universels et qui relate des événements qui ont touché une large communauté.
Petit Papa Noël

"Petit Papa Noël", chanson dont l’origine remonte à 1944 et que de nombreux interprètes à travers le monde ont reprise, est le plus grand succès de la chanson française et demeure, depuis 1946, celui de son créateur, Tino Rossi.
<ins>L’histoire</ins>
La chanson, avec le même titre, la même musique, mais des paroles différentes, est chantée par Xavier Lermercier dans une revue créée par le producteur et auteur Émile Audiffred intitulée Ça reviendra qu’il donne à l’Odéon de Marseille en 1944. Les paroles évoquent la prière d’un enfant demandant au père Noël le retour de son papa, prisonnier de guerre en Allemagne. La musique est signée du pianiste et compositeur Henri Martinet. Les revues d’Émile Audiffred Ça reviendra! et Éclats de rire! finiront sous la pression allemande par être censurées.
En 1946, après la défection d’un groupe de chanteurs noirs nord-américains avec lequel il devait chanter un gospel pour les besoins d’un film, Tino Rossi cherche un chant de Noël français : il adopte Petit Papa Noël dès les premières notes jouées par le compositeur à la demande d’Émile Audiffred également impresario de Tino Rossi. Raymond Vincy réécrit les paroles en effaçant toute allusion à la guerre. La nouvelle version, orchestrée par Raymond Legrand, est interprétée pour la première fois en 1946 par Tino Rossi dans deux scènes, dont celle finale du film Destins de Richard Pottier, dans le scénario duquel elle est appelée « la berceuse ».
Seul cantique laïc français, la chanson est très rapidement plébiscitée, notamment parce qu’elle répond aux instructions gouvernementales du ministre Marcel-Edmond Naegelen, qui veut supprimer les chants religieux promus par le régime de Vichy.
<ins>Les interprétations</ins>
De multiples artistes l’ont interprétée, notamment les chanteurs francophones pour enfants Karine et Rebecca, les chanteurs virtuels Pinocchio et Marilou, Chantal Goya, Dorothée, Thierry Gali, Henri Dès, mais aussi Dalida, Mireille Mathieu, la chanteuse grecque Nana Mouskouri, Claude François, Michèle Torr, Jack Lantier, Trust, Céline Dion, Roch Voisine, le baryton américain Josh Groban, Roberto Alagna, Mary J. Blige, les Chœurs de l’Armée rouge, les Chœurs d’enfants du Bolchoï, Coumba Gawlo (en franco-sénégalais), Gloria (Kids United) sur l’album L’esprit de Noël, et bien d’autres, dont Nicole Martin et Marie Michèle Desrosiers au Québec… Tino Rossi, qui demeure son emblématique interprète, détient avec ce titre le record du 45 tours le mieux vendu en France.
Une version corse, "Babucciu Natale", est disponible sur Chants de France : https://chantsdefrance.fr/repertoire/chants/babucciu-natale
Au feu les pompiers

La comptine " Au feu les pompiers " est tout simplement un moyen de rappeler les bons réflexes, ou de les apprendre aux petits enfants. Quand une maison brûle, il faut appeler les pompiers bien sûr ! D’ailleurs, les soldats du feu sont toujours les premiers héros des enfants.
Jusqu’en 14-18, il s’agissait de la personne qui suivait les troupes en campagne (militaire) pour leur vendre boisson et nourriture. Son emploi de " personne qui tient une cantine " est également sorti d’usage. C’est dans ce souci de modernisation que l’on rencontre désormais " cuisinière " et " cuisinier " dans les versions plus récentes. Quant au " v’la ", il a été carrément supprimé pour donner " au feu, les pompiers, la maison qui brûle ", ce qui n’est pas très heureux du point de vue syntaxique.
Source : www.hugolescargot.com