À la claire fontaine

"À la claire fontaine" est une chanson française traditionnelle qui vient d’un poème anonyme écrit entre les XVe et XVIIIe siècles. Selon l’ethnomusicologue canadien Marius Barbeau (1883-1969), la chanson aurait été composée par un jongleur du xve ou du xvie siècle. James Huston (1820-1854), journaliste canadien, écrit que « l’air et les paroles paraissent avoir été composés par un des premiers voyageurs canadiens ».

Il s’agit d’une chanson en laisse composée d’hexasyllabes ou d’alexandrins assonancés en /e/. Très populaire en France, elle l’est aussi en Nouvelle-France / Québec depuis le xviiie siècle, où elle a été historiquement chantée par les coureurs des bois lors de longs voyages en canot et par les Patriotes lors des insurrections de 1837-1838 contre l’hégémonie anglaise. Cette chanson a connu plus de cinq cents versions.

Source Wikipédia

Au clair de la lune

Publiée pour la première fois en 1843, cette comptine pourrait avoir été écrite bien avant et regorge de doubles sens du début à la fin. Selon le magazine Parents, elle aborde en réalité des thèmes liés à la sexualité, voire à la prostitution. Les symboles comme la plume, la chandelle éteinte et le briquet sont en fait des métaphores sexuelles.

La « chandelle qui est morte » symbolise l’impuissance, et la plume, dérivant du mot ancien « lume » (lumière), évoque un besoin de se rallumer. L’expression « battre le briquet », datant du XVIIIe siècle, signifie « avoir des relations sexuelles ». Lubin, personnage de la comptine, serait en fait un moine cédant à la tentation, cherchant à satisfaire ses désirs charnels, représentés par le feu. La quête de plume et de feu dans la chanson fait référence à une recherche de sexe, Lubin se rendant chez la voisine de Pierrot pour combler ses désirs.

Cadet Rousselle

Lhistoire du chant "Cadet Rousselle" est une chanson se moquant gentiment de l’huissier audiencier de la ville d’Auxerre Guillaume Joseph Rousselle, dit Cadet Rousselle, est écrite en 1792, sur l’air de Jean de Nivelle, par Gaspard de Chenu, notable et auteur de chansons spirituelles et satiriques.

La chanson ne semblait pas devoir dépasser les limites de la localité, mais les volontaires auxerrois l’ayant emportée avec eux à l’armée, les soldats l’adoptent avec enthousiasme et elle devient le chant de l’armée du Nord.

Elle se répand par la suite dans toutes les classes de la société française où sa popularité éclipse progressivement son modèle Jean de Nivelle.

 

Belle qui tiens ma vie – Pavane

Paroles tirées de l’Orchésographie (1589) de Jehan Tabourot (1520–1595), dit Thoinot Arbeau. Ces paroles sont attribuées au roi François Ier, cette musique est à l’origine un choral religieux.

La pavane est une danse de cour lente du xvie siècle, dansée près du sol par des trios disposés en cortège.

Son nom évoque la ville de Padoue dont elle serait originaire ou, selon d’autres sources, elle dériverait de l’espagnol pavo qui signifie « paon » ou bien du verbe se pavaner car cette action se fait avec lenteur. Si la danse disparaît avec le XVIe siècle, la forme musicale subsiste jusque vers 1660. Associée à la saltarelle et surtout à la gaillarde, elle est décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589) comme une danse binaire formée d’une longue et de deux brèves. Il y décrit la pavane Belle qui tiens ma vie et une Pavane d’Espagne qu’on danse « en marchant lentement en avant pour le premier passage », puis en reculant.

La pavane consiste en deux simples et un double en avant (marche), suivis des mêmes en arrière (démarche). On peut également continuer à avancer sur la deuxième partie, parcourant ainsi la salle en cortège de couples.

Les pavanes les plus marquantes du xvie siècle sont celles de William Byrd. Elles sont suivies par une danse rapide, la gaillarde.

Au XIX ème siècle, Camille Saint-Saëns a composé deux pavanes extraites de ses opéras Proserpine et Etienne Marcel (flûte et piano).

Parmi les pavanes « modernes » les plus célèbres, sont celle de Fauré et la Pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel.

Dans les prisons de Nantes

« Dans les prisons de Nantes » est une ballade de tradition orale française, sans auteur identifié, du genre des chansons de captif. Elle narre l’évasion d’un prisonnier nantais aidé par la fille du geôlier, qui plonge dans la Loire pour retrouver sa liberté. Son refrain nonsensique et ses couplets répétés en font un témoin caractéristique du répertoire populaire du pays nantais.

Les retrouvailles

"Les retrouvailles"

Auteur(s) Graeme Allwright

Écrit en 1966

Licence © Mercury / Philips

Meunier, tu dors

Le chant traditionnel « Meunier tu dors » est une comptine populaire française qui remonte au moins au XVIIIe siècle. Simple et répétitive, elle raconte l’histoire d’un meunier négligeant son moulin, le laissant tourner sans surveillance. L’air est léger, mais les paroles rappellent une leçon de vigilance et de responsabilité.

Dans cette comptine, le moulin qui tourne sans le meunier peut être vu comme une métaphore des tâches de la vie quotidienne qui, si elles ne sont pas surveillées, peuvent échapper à tout contrôle. Le moulin à vent était à l’époque une pièce maîtresse dans les communautés rurales françaises, représentant non seulement le travail mais aussi la subsistance.

Bien que « Meunier tu dors » semble innocent, plusieurs interprétations ont été avancées. Certains y voient des allusions plus profondes à la paresse, tandis que d’autres y perçoivent une évocation de l’insouciance face aux responsabilités. Le chant est devenu une berceuse et une comptine pour enfants, utilisée dans les écoles et transmise de génération en génération.

Aujourd’hui, ce chant reste une part importante du patrimoine musical français, et continue de captiver grâce à sa mélodie simple et à ses paroles intemporelles. Sur ChantsDeFrance.fr, nous mettons en lumière l’histoire et les origines de cette chanson, ainsi que son évolution dans la culture française.

Allez mon troupeau

Paroles originales et musique Rod Mc Kuen et Steven Yates.

Musique : Jacques Berthe (harmonisation)

Paroles : Hugues Aufray et Vline Buggy

Ah ! Le petit vin blanc

Auteurs: Jean Drejac

Compositeurs: Borel Clerc Charles

Editeurs: Les Nouvelles Editions Meridian

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Ah ! Le petit vin blanc est une chanson française écrite en 1943 sous forme de valse musette par Jean Dréjac, composée par Charles Borel-Clerc, et chantée par Lina Margy. Il faut cependant signaler que la chanson a été créée pour Michèle Dorlan, mais c’est l’interprétation de Lina Margy qui est la plus célèbre.

<ins>Historique</ins>

Composition et interprétations

Ah ! Le petit vin blanc est née de l’association d’un auteur débutant de 20 ans et d’un compositeur sexagénaire, vétéran de la chanson. C’est au début des années 1940, à l’occasion d’un petit séjour dans une auberge des bords de Marne face à l’Île d’amour, que Jean Dréjac trouve l’inspiration, le printemps et le petit vin blanc aidant. Il présente ses textes au compositeur à succès Charles Borel-Clerc, célèbre grâce à ses chansons notamment interprétées par Maurice Chevalier à la fin des années 1930 (Le Chapeau de Zozo, Ma pomme).

Écrite en 1943, la chanson devient l’emblème de certaines radios collaborationnistes sous l’occupation.

Recréée en 1944 et interprétée par Lina Margy, la chanson s’inscrit immédiatement dans le patrimoine français. Sa commercialisation en « petit format » (la partition populaire de l’époque) a battu le record des ventes avec ses 1,5 million d’exemplaires…

Cette chanson reste la plus populaire du répertoire de son auteur, de son compositeur et de son interprète avec une étrange invitation à la fête à une époque sombre de l’histoire. Bien des années plus tard, à la Fête de l’Humanité dont il était un habitué, Jean Dréjac expliquera que la chanson traduisait « la gaieté » de la Libération. Ensuite, elle a été transmise par les fêtes familiales et beaucoup de jeunes la chantent encore aujourd’hui. Ah ! Le petit vin blanc, dans son texte, fait référence à la ville de Nogent-sur-Marne qui, d’ailleurs, s’autoproclame depuis longtemps « la ville du petit vin blanc ».

La valse dans les bals musette du bord de Marne

La mélodie est jouée en majorité à l’accordéon accompagné d’un orchestre musette. Nogent-sur-Marne était d’ailleurs (et est toujours) bien connue pour ses guinguettes situées en majorité sur les bords de la Marne. De nombreux orchestres de bal musette s’y succèdent, de nombreux danseurs ou titis venus « guincher » et s’« encanailler » font tournoyer leur cavalière aux rythmes effrénés de l’accordéon, notamment le dimanche après-midi. Les guinguettes étaient particulièrement nombreuses durant leur âge d’or, vers 1900. Elles se raréfièrent ensuite progressivement. À Joinville-le-Pont, l’une des plus célèbres avec « Le Petit Robinson » (fermée en 20076) est « Chez Gégène »7, toujours en activité.

La « Fête du petit vin blanc » à Nogent-sur-Marne

C’est en juin 1954 que, à la suite de la popularité de cette chanson, fut organisée à Nogent-sur-Marne la « Fête du petit vin blanc » sous l’égide de Roland Nungesser (qui sera maire de Nogent de 1959 à 1995). Tous les deux ans, durant deux jours consécutifs de juin, la fête réunissait, en défilés ou concerts, de nombreuses fanfares venues de différentes villes européennes, notamment celles faisant partie de jumelages entre villes comme la ville allemande de Siegburg et la ville suisse d’Yverdon-les-Bains, mais également de villes des Pays-Bas. Des majorettes (dont celles du quadrille de Nogent) ouvraient les défilés, suivies par les fanfares et par des chars fleuris d’où on lançait des confettis multicolores. La fête se clôturait par un feu d’artifice tiré sur les bords de Marne.

Hommages

En hommage à Jean Dréjac qui fit connaître Nogent-sur-Marne dans le monde entier, la Ville a inauguré, le 10 février 2007, en présence, notamment, de Claude Lemesle, président du Conseil d’administration de la Sacem, et de Frédéric Brun, fils du célèbre auteur-compositeur-interprète, un square du Petit-Vin-Blanc et une allée Jean-Dréjac.

Autour de la chanson

Goscinny fait allusion à deux reprises à cette chanson dans sa bande dessinée Astérix. Il s’agit, dans les deux cas, d’une parodie des premiers mots qui composent le refrain : « Ah ! Le petit vin blanc, qu’on boit sous les tonnelles » :

Assurancetourix chante « C’est le petit vin blanc, qu’on boit sous les dolmens… » dans Astérix gladiateur,

Les chefs de la délégation romaine chantent « Ah, le petit vin blanc, qu’on boit sous les colonnes… du côté d’l’acropoooole » dans Astérix aux Jeux olympiques.

Source : wikipedia