Fleur d’épine, Fleur de rose

Fleur d’épine, Fleur de rose est un chant de marche très connu, ce qui lui confère une place de choix dans nos pages et dans le recueil Hodari, un carnet de chant pour les guides et scouts d’Europe. Toutefois, à cause de ses paroles quelque peu « estudiantines », il ne peut être chanté n’importe où. Le contrechant de flûte est là pour accentuer son caractère espiègle et de bon esprit.
Les paroles de « Fleurs d’épines » racontent l’histoire d’une jeune fille confrontée aux jugements de la société. Les références aux fleurs d’épine et de rose symbolisent à la fois la beauté et la douleur, suggérant les déchirements liés à l’honneur de se « préserver » et à l’amour passion..
Se Canto (Toulouse)

« Se canto » est une chanson traditionnelle occitane qui fait partie du riche patrimoine musical de la région Occitanie, dans le sud de la France. Elle est souvent considérée comme un hymne à la langue et à la culture occitanes.
Les paroles de « Se canto » célèbrent la beauté et la richesse de la langue occitane, ainsi que la fierté d’appartenir à cette culture. La chanson invite à chanter en occitan, à faire résonner cette langue ancienne et à perpétuer son héritage à travers les générations.
« Se canto » est souvent interprétée avec passion et émotion, mettant en valeur la sonorité mélodieuse de l’occitan. La chanson rappelle l’importance de préserver et de promouvoir les langues régionales, qui sont des témoins vivants de l’histoire et de la diversité culturelle d’une région.
La chanson souligne également l’importance de la transmission orale et du partage de la culture. Elle invite à chanter ensemble, à réunir les voix et à célébrer la richesse des traditions occitanes.
« Se canto » est devenue un symbole de la résistance culturelle et de la volonté de préserver les langues régionales. Elle rappelle que la diversité linguistique est une richesse à préserver, contribuant à l’enrichissement mutuel des cultures.
Aujourd’hui, « Se canto » continue d’être chantée lors de festivals, de rassemblements culturels et de manifestations mettant en avant l’occitan. La chanson est un appel à la fierté linguistique, à la préservation des langues régionales et à la reconnaissance de leur valeur dans le paysage culturel de la région Occitanie.
Le Chant des partisans
Le Chant des partisans paroles résonne comme l’hymne de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale. Écrit en 1943 par Joseph Kessel et Maurice Druon, sur une musique d’Anna Marly, ce chant symbolise la lutte pour la liberté face à l’occupation nazie.
Né à Londres sous le titre La marche des partisans, le chant était d’abord sifflé pour échapper à la surveillance allemande et servir de signe de reconnaissance entre résistants. Il devint rapidement le symbole sonore de l’espoir et du courage des Français libres.
Origine et signification du Chant des partisans
Le Chant des partisans, aussi appelé Chant de la libération, fut d’abord diffusé sur les ondes de la BBC le 17 mai 1943. Sa mélodie, inspirée d’un air populaire russe, fut composée par Anna Marly, ancienne émigrée russe réfugiée à Londres.
Les paroles françaises furent écrites peu après, en mai 1943, dans un hôtel du Surrey, par Kessel et Druon. En quelques heures, ils mirent en vers l’appel à la résistance, que Germaine Sablon chanta pour la première fois le lendemain à Londres.
Ce chant n’est pas seulement un hymne militaire : c’est une ode à la liberté, à la fraternité et à la mémoire des résistants tombés pour la France.
Le Chant des partisans dans notre patrimoine
Aujourd’hui encore, ce chant est interprété dans les commémorations du 8 mai et du 11 novembre, symbole du courage et de la résistance du peuple français. Il fait partie intégrante du répertoire des chants militaires français et du patrimoine musical du XXe siècle.
Ce n’est qu’un au-revoir

Le Chant des adieux, ou Le Joyeux au revoir scout, ou encore Ce n’est qu’un au revoir, est un chant classiquement chanté à la fin des grandes rencontres, et notamment des jamboree. Si l’air de ce chant est mondialement connu, ses paroles le sont généralement beaucoup moins.
L’air, transcrit par le poète écossais Robert Burns en 1788 sous le titre d’Auld Lang Syne (« depuis longtemps » en scot), est à la base un air traditionnel écossais, probablement destiné à accompagner une danse.
Ce chant connaît de nombreuses utilisations, comme la cérémonie de clôture des jamborees, la « chaîne d’union » terminant les réunions de Francs-Maçons, le signal de l’heure de fermeture dans les magasins japonais, ou en général de nombreuses circonstances nécessitant un chant de séparation.
Musique : air traditionnel écossais
Paroles : Jacques Sevin
C’est lui qui écrit, en 1920, les paroles françaises de la célèbre ballade écossaise Auld Lang Syne, sous le titre désormais bien connu des francophones : Ce n’est qu’un au revoir
Air des Chevaliers

Mise en musique d’un extrait de la Quête du Graal de Chrétien de Troyes, par Sylvain Bergeron et l’ensemble québécois La Nef.
Les crapauds

"Les Crapauds", une chanson française intemporelle, a été écrite en 1897 par Marc Legrand et composée par Victor Meusy, entrant désormais dans le domaine public. Cette chanson, souvent associée aux mouvements de jeunesse tels que les scouts et les colonies de vacances, a su traverser les époques pour devenir un incontournable. Elle a également marqué l’univers musical de Claude Nougaro, qui a réutilisé sa mélodie dans sa chanson "Clodi clodo" et Alain Souchon.
Appréciée pour sa simplicité et son caractère ludique, "Les Crapauds" a trouvé une place particulière dans la culture enfantine.
Elle a été réinterprétée dans un album dédié aux chansons pour enfants par Henri Dès, témoignant ainsi de sa pertinence et de sa popularité continue auprès des jeunes générations. Découvrez ou redécouvrez cette chanson emblématique, dont les paroles et la mélodie résonnent encore aujourd’hui.
Cayenne (Mort aux vaches)

Cayenne ou Mort aux vaches est une chanson anarchiste du début du XXe siècle souvent chantée dans les bagnes de Guyane, et attribuée à Aristide Bruant. Elle fut reprise avec succès par le groupe de rock alternatif Parabellum en 1986 (mais le dernier couplet a volontairement été omis par le parolier de l’époque).
Elle est parfois également interprétée par Sanseverino lors de ses concerts, de même pour le groupe Le grôs tour.
Sa variante est encore plus connue et disponible ici.
Frère Jacques

" Frère Jacques " est incontournable pour apprendre aux enfants à chanter en canon.
Frère Jacques est une chanson enfantine française du XVIIIe siècle, connue dans le monde entier et traduite dans de nombreuses langues. Longtemps considérée comme anonyme, elle a vraisemblablement pour auteur Jean-Philippe Rameau.
Le troubadour

« Le Troubadour », aussi appelé « Le Troubaba », est une chanson paillarde française transmise oralement dans les milieux militaires et estudiantins. Son refrain répétitif et sa galerie de souverains étrangers en font un exemple représentatif de la satire grivoise à la française. Ce répertoire, héritier des fabliaux médiévaux, illustre la tradition d’irrévérence populaire envers les puissants.
En Traîneau (Katioucha)

Encré dans le répertoire scout, "En traîneau" est pourtant inventé sur la mélodie d’un chant traditionnel russe (appelé "Katiuska") composé par Blanter et Isakovsky en 1938. L’origine de la ré-écriture reste inconnue… (Tous droits réservés au Mythe Scout)
Il y a deux autres versions françaises:
1 – Dans la plaine recouverte de neige,
J’ai laissé ma femme et mon traîneau
Et je pars pour de longues semaines,
Et je pars pour de longues années
Ye moleschka, ye le momoleschka
Ye moleschka, ye momoloko
Haschquidibach quidibach ma doudouna
Oh ma doudouna,
Ye momoloko, (ye momoloko)
Elle danse pour celui qu’elle aime
Elle danse pour celui qu’elle attend
Elle pleure pour celui qu’elle aime
Elle pleure pour celui qu’elle attend
Elle chante pour celui qu’elle aime
Elle chante pour celui qu’elle attend
Elle prie pour celui qu’elle aime
Elle prie pour celui qu’elle attend
2 – (c’est ce qu’on appela kasatchok!)
C’est l’hiver qui frappe à notre porte,
Mes amis, allumons un bon feu,
C’est l’hiver que le diable l’emporte,
Mes amis, ce soir oublions-le.
(Refrain) Ye moleschka, ye momo lé oschka
Ye moleschka, ye momo loko
Haskilibach shkilibach ma doudouna
Oh ma doudouna,
Ye momoloko, (ye momoloko)
Babouchka apporte le pain d’orge,
Ce qu’il y a de bon dans la maison,
La vodka qui brûle un peu la gorge,
Mais qui laisse le coeur plein de chansons.
Dans les bois les loups font une ronde,
Sur la neige frissonne les corbeaux,
Oublions la misère du monde,
Tous les loups et les vilains oiseaux.
Petrouchka, prends ta balalaïka
Et joue-moi un air à ta façon,
Joue d’abord les balades de la Volga
Quand t’auras fini nous danserons.
mais en fait ce chant est un chant patriotique des soldats russes : A la fin de l’hiver, c’est à dire quand les combats reprennent, une jeune fille adresse à son amant parti au front en guise de réponse aux lettres qu’elle a reçu de lui. La petite Catherine monte sur la berge fleurie au dessus des rapides en débâcle et confie à l’aigle sa prière que celui qu’elle aime protège la terre natale et sauve ainsi leur amour. Katioucha est un diminutif affectueux du prénom russe Ekaterina (Екатерина)
Расцветали яблони и груши,
Поплыли туманы над рекой.
Выходила на берег Катюша,
На высокий берег на крутой.
Выходила, песню заводила
Про степного сизого орла,
Про того, которого любила,
Про того, чьи письма берегла.
Ой, ты, песня, песенка девичья,
Ты лети за ясным солнцем вслед
И бойцу на дальнем пограничье
От Катюши передай привет.
Пусть он вспомнит девушку простую,
Пусть услышит, как она поет,
Пусть он землю бережет родную,
А любовь Катюша сбережет.
Расцветали яблони и груши,
Поплыли туманы над рекой.
Выходила на берег Катюша,
На высокий берег на крутой.