Trois jeunes tambours

Les chansons de soldat (trois jeunes tambours, auprès de ma blonde) étaient chantées par les soldats partant pour la guerre dès l’époque de Louis XIII.

Cette vieille chanson était chantée surtout en Bretagne. Le refrain imite bien le son et le rythme du tambour. Un jeune homme demande la main de la fille du roi, et la refuse ensuite quand il s’aperçoit qu’on la lui accorde uniquement parce qu’il est riche. Dans certaines versions anciennes on trouve les trois vers suivants après "pour promener ma mie" :

Joli tambour, dis moi quel est ton père ?
Sire le roi, c’est le roi d’Angleterre
Et ma mère est la reine de Hongrie

Cette chanson aurait donc pu être composée après la bataille de Fontenoy en 1742. Marie-Thérèse d’Autriche était en effet devenue reine de Hongrie en septembre 1741.

 

Pourquoi ces tristes mines

Paroles de Père Sévin

Sur l’air de Lison s’en va joyeuse, de l’abbé Bovet 1928, avec l’autorisation de M. l’abbé Bovet, de Lausanne.

L’abbé Joseph Bovet (1879-1951), est un compositeur et chef de chœur suisse. Ordonné prêtre en 1905, il est maître de chapelle et enseigne le chant choral à Fribourg.

Ses quelques 2 000 œuvres sont pour moitié profanes. La plus connue des scouts est Le Vieux chalet (voir aussi : Aimons la vie et Méli-mélo).

Ô ma troupe

Auteur : père Jacques Sevin

Date de parution en 1921 dans le livre " les chants de la route et du camp."

Miserere de la mer

Chant scout, repris ensuite par les militaires. La musique serait de Francine Cockenpot.

Ce chant s’adresse comme une prière de marins à Notre-Dame, pour les protéger du naufrage et de la mort.

À la claire fontaine

"À la claire fontaine" est une chanson française traditionnelle qui vient d’un poème anonyme écrit entre les XVe et XVIIIe siècles. Selon l’ethnomusicologue canadien Marius Barbeau (1883-1969), la chanson aurait été composée par un jongleur du xve ou du xvie siècle. James Huston (1820-1854), journaliste canadien, écrit que « l’air et les paroles paraissent avoir été composés par un des premiers voyageurs canadiens ».

Il s’agit d’une chanson en laisse composée d’hexasyllabes ou d’alexandrins assonancés en /e/. Très populaire en France, elle l’est aussi en Nouvelle-France / Québec depuis le xviiie siècle, où elle a été historiquement chantée par les coureurs des bois lors de longs voyages en canot et par les Patriotes lors des insurrections de 1837-1838 contre l’hégémonie anglaise. Cette chanson a connu plus de cinq cents versions.

Source Wikipédia

Au clair de la lune

Publiée pour la première fois en 1843, cette comptine pourrait avoir été écrite bien avant et regorge de doubles sens du début à la fin. Selon le magazine Parents, elle aborde en réalité des thèmes liés à la sexualité, voire à la prostitution. Les symboles comme la plume, la chandelle éteinte et le briquet sont en fait des métaphores sexuelles.

La « chandelle qui est morte » symbolise l’impuissance, et la plume, dérivant du mot ancien « lume » (lumière), évoque un besoin de se rallumer. L’expression « battre le briquet », datant du XVIIIe siècle, signifie « avoir des relations sexuelles ». Lubin, personnage de la comptine, serait en fait un moine cédant à la tentation, cherchant à satisfaire ses désirs charnels, représentés par le feu. La quête de plume et de feu dans la chanson fait référence à une recherche de sexe, Lubin se rendant chez la voisine de Pierrot pour combler ses désirs.

Cadet Rousselle

Lhistoire du chant "Cadet Rousselle" est une chanson se moquant gentiment de l’huissier audiencier de la ville d’Auxerre Guillaume Joseph Rousselle, dit Cadet Rousselle, est écrite en 1792, sur l’air de Jean de Nivelle, par Gaspard de Chenu, notable et auteur de chansons spirituelles et satiriques.

La chanson ne semblait pas devoir dépasser les limites de la localité, mais les volontaires auxerrois l’ayant emportée avec eux à l’armée, les soldats l’adoptent avec enthousiasme et elle devient le chant de l’armée du Nord.

Elle se répand par la suite dans toutes les classes de la société française où sa popularité éclipse progressivement son modèle Jean de Nivelle.

 

Belle qui tiens ma vie – Pavane

Paroles tirées de l’Orchésographie (1589) de Jehan Tabourot (1520–1595), dit Thoinot Arbeau. Ces paroles sont attribuées au roi François Ier, cette musique est à l’origine un choral religieux.

La pavane est une danse de cour lente du xvie siècle, dansée près du sol par des trios disposés en cortège.

Son nom évoque la ville de Padoue dont elle serait originaire ou, selon d’autres sources, elle dériverait de l’espagnol pavo qui signifie « paon » ou bien du verbe se pavaner car cette action se fait avec lenteur. Si la danse disparaît avec le XVIe siècle, la forme musicale subsiste jusque vers 1660. Associée à la saltarelle et surtout à la gaillarde, elle est décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589) comme une danse binaire formée d’une longue et de deux brèves. Il y décrit la pavane Belle qui tiens ma vie et une Pavane d’Espagne qu’on danse « en marchant lentement en avant pour le premier passage », puis en reculant.

La pavane consiste en deux simples et un double en avant (marche), suivis des mêmes en arrière (démarche). On peut également continuer à avancer sur la deuxième partie, parcourant ainsi la salle en cortège de couples.

Les pavanes les plus marquantes du xvie siècle sont celles de William Byrd. Elles sont suivies par une danse rapide, la gaillarde.

Au XIX ème siècle, Camille Saint-Saëns a composé deux pavanes extraites de ses opéras Proserpine et Etienne Marcel (flûte et piano).

Parmi les pavanes « modernes » les plus célèbres, sont celle de Fauré et la Pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel.