Pic Nic Douille / Pique Nique Douille

Pic Nic Douille, parfois orthographié Pique Nique Douille, est une formulette de comptine française servant à tirer au sort dans les jeux d’enfants, sur le même principe qu’Am Stram Gram ou Ploc Ploc. Elle se transmet oralement dans la cour d’école depuis le XIXe siècle.

Kreukelzetje

Traduction française :

Petit, petit bambin, que fais-tu dans le jardin ? Tu cueilles les fleurs de ton père; celles de ta mère y son encore. Maman va gronder, papa va frapper. Petit , petit bambin qu’as-tu fait ?

Quand trois poules vont au champ

Quand trois poules vont au champ,La première va devant ;La seconde suit la première,La troisième vient la dernière ;Quand trois poules vont aux champsLa première va devant.

Le Grand Retour de Chasse

« Le grand retour de la chasse » appartient au répertoire de la vènerie française : on le chante (et on le “sonne”) à la trompe de chasse au moment du retour au manoir, quand les veneurs, piqueux et chiens rentrent après la journée en forêt. Ce chant est souvent classé parmi les fanfares chantées : un texte simple et imagé, posé sur une mélodie conçue pour porter loin en plein air et se mêler au timbre éclatant des trompes en ré. On l’attribue généralement au compositeur Paul Laugé ; les recueils spécialisés mentionnent son nom, tout en notant que la date précise de création reste incertaine.

Le texte convoque les paysages du soir, le cerf « aux abois », l’appel des chiens qu’on rappelle et la figure de la châtelaine qui remercie les hommes de chasse : tout un monde de codes, de gestes et de sonneries (Hallali, Bien-aller, Rappel…) qui rythment encore aujourd’hui les cérémonies et messes de Saint-Hubert. Des sociétés de trompes, ensembles et partothèques en proposent interprétations, partitions et paroles — signes d’une tradition toujours vivante entre patrimoine musical, sport cynégétique et convivialité rurale. 

À noter : il ne faut pas confondre Le grand retour de la chasse (fanfare chantée attribuée à Laugé) et Le retour de la chasse (air plus ancien, souvent rattaché au marquis de Dampierre, XVIIIᵉ siècle). Ces deux pièces circulent dans les mêmes contextes mais n’ont ni la même mélodie ni la même origine.

Dans une étable obscure

“Dans une étable obscure” est un chant de Noël traditionnel reposant sur une mélodie originaire de Trèves, en Allemagne, au début du XVIᵉ siècle. Cette mélodie a été arrangée en chœur à quatre voix par l’organiste Michael Praetorius (1571-1621), qui publia les deux premiers couplets dans Musæ Sioniæ en 1609

Bonjour ma cousine

Avec un groupe d’enfants, le mime peut être le suivant: on fait s’aligner sur deux files face à face garçons et filles. Durant les deux premiers vers, le premier couple ainsi formé se salue en s’inclinant vers la droite puis vers la gauche. Au cours des deux vers suivants, les enfants se désignent avec l’index (main droite puis main gauche) en faisant mine de s’étonner, puis de se réprimander. Ensuite, le couple danse pendant les deux vers suivants. Pour finir, le couple passe sous le portique formé par les bras levés des autres enfants. Et ainsi de suite.

Source

En passant par la cuisine

Existe aussi en remplaçant « maman » par « papa » 1 – En passant par la cuisineDe monsieur Porte-FarineJe l’ai vu qui préparaitTrois douzaines de navetsMaman me les fait goûterJ’les trouve trop salés 2 – En passant par la cuisineDe monsieur Porte-FarineJe l’ai vu qui préparaitTrois douzaines de flageoletsMaman me les fait goûterJ’les trouve trop poivrés 3 – […]

A la soupe !

A la soupe soupe soupeAu bouillon, ion, ionZeill’ zeill’ zeill’ zeill’ zeill’La soup’ à l’oseilleC’est pour les d’moisellesZon zon zon zon zonLa soupe à l’oignonC’est pour les garçons !

Douce Dame Jolie

Auteur : Guillaume de Machaut, compositeur français du XIVème siècle. Son œuvre lyrique comprend près de 400 poèmes dont plus de 140 mis en musique.

Guillaume de Machaut, né probablement à Machault, près de Reims, vers 1300 et mort à Reims en 1377, est un compositeur et écrivain français du XIVe siècle. Il a mené une vie dans le monde laïc, au service de mécènes et en liens étroits avec la Couronne de France. Il a aussi mené une vie ecclésiastique en tant que chanoine de Reims. Clerc lettré et maître ès arts, il a marqué pendant au moins un siècle la production artistique européenne.

En français modernisé :

(Refrain) Douce dame jolie,
Pour (l’amour de) Dieu, ne pensez pas
Que nulle (autre) a pouvoir
Sur moi, que vous seulement

1 – (et songez) Que toujours sans tricherie
Chérie
(je) vous ai humblement
Tous les jours de ma vie
Servie
Sans viles arrière-pensées.
Hélas ! Et je mendie
L’espoir d’un réconfort
Et ma joie va s’éteindre
Si vous ne me prenez en pitié

2 – Mais votre douce domination
Domine
Mon cœur si durement
Qu’elle le contrarie
Et le lie
En amour grandement
Qu’il n’a d’autre envie
Que d’être à votre merci ;
Et ne (m’) octroie,
Votre cœur, aucun soulagement.

3 – Et ma maladie
Guérie
Jamais ne sera
Sans vous, douce ennemie,
Qui vous régalez
de mon tourment.
À mains jointes, je prie
Votre cœur, puisqu’il m’oublie,
Qu’il me tue, par pitié,
Car il a trop longuement langui.