Paroles de

Le Roi Louis / Le Roy Louis

Paroles de

Le Roi Louis / Le Roy Louis

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Paroles et partition du Roy Louis

1 – Le Roy Louis a convoqué,
Tous ses barons et chevaliers.
Le Roy Louis a demandé,
« Qui veut me suivre où que j’irai? »

2 – Les plus ardents se sont dressés,
Ont juré Foi, Fidélité.
Les plus prudents ont deviné,
Où le Roy les voulait mener.

3 – Ainsi parla le Duc de Beaune,
« Je combattrai pour le royaume. »
Le Roy lui dit « c’est point assez :
Nous défendrons la Chrétienté. »

4 – Ainsi parla Seigneur d’Estienne :
« Je défends la terre chrétienne,
Mais je ne veux pas m’en aller
Semer la mort dessus la mer. »

5 – « Ah », dit le Roy, « notre domaine,
S’étend sur la rive africaine,
Jusqu’au désert le plus avant.
C’est notre fief, et prix du sang. »

6 – S’en est allé le Roy Louis.
Les plus fidèles l’ont suivi.
S’en sont allés bien loin, bien loin,
Pour conquérir le fief divin.

À propos

Sur l’air de la chanson du XVIIe siècle "La fille au Roi Louis" (qui relate l’amour interdit entre la fille du roi et un chevalier), le Chœur de la Joyeuse Garde a composé de nouvelles paroles qui évoquent le départ de Louis IX pour la septième croisade. Cette variante moderne se focalise sur l’appel de Saint Louis à ses barons, qui ont des doutes et des excuses pour ne pas l’accompagner. Le roi conteste leurs objections une par une, et finit par convaincre ses vassaux d’embarquer avec lui vers l’Egypte.

S’isch wohr

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 202

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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An durzhunell

D’après l’auteur du recueil " Sonioù Feiz ha Breiz ", "cet air était chanté autrefois dans tous les pardons, les foires et les marchés de Basse-

Bretagne : l’air est facile à apprendre et très beau. Sur à peu près les mêmes paroles existe aussi une version gavotte de cette chanson ;

et, sur le même air, un cantique : Gwir vugale ar Werc’hez.

Complainte racontant l’histoire d’une tourterelle qui se laisse mourir d’amour car elle a perdu son bien-aimé.

<ins>Traduction:</ins>

1 – J’ai perdu beaucoup de temps
A chercher dans les bois
Pour surprendre la tourterelle
Assoupie sur la branche
J’ai épaulé mon fusil
Mais j’ai mal tiré
La tourterelle s’est enfuie
Et s’est envolée vers un autre bois

2 – Le matin et le soir
J’entends les oiseaux
Qui chantent, qui fredonnent,
Perchés à la cime des arbres
Et aucun d’entre eux
Ne touche autant mon cœur
Que la voix de la tourterelle
Pleurant son ami

3 – Elle gémit nuit et jour
De peine et de chagrin
Comme une pauvre veuve
Qui a perdu son mari
L’écho de sa voix plaintive
Parcourt les bois
Et font beaucoup de peine
A tous les oiseaux

4 – " Jeune tourterelle,
Qu’est-ce qui tourmente ton cœur ?
– J’ai perdu, dit-elle,
Mon plus fidèle ami
Si le chasseur ne vient pas
Me faire mourir
Je mourrai de chagrin
Pour mon bel ami fidèle

5 – Il n’est ni remède, ni soutien
Ni consolation
Capable de guérir soudain
La blessure de mon amour
Je suis vaincu par le chagrin
Je vais mourir
Mais je ne mourrai pas content
Si je ne meurs pas fidèle

6 – J’ai vu mourir
La jeune tourterelle
Le coeur tout desséché
Par la peine, le tourment
Dans son dernier souffle
Elle a encore dit :
" Au revoir, ami fidèle "
Aussitôt, elle a rendu l’âme

7 – Miroir clair et véritable
Du vrai amour
Qu’on ne trouve pas dans le coeur
De la jeunesse déréglée
– Non, non, je ne mourrai pas heureux
Si je ne meurs fidèle
Et jamais je n’oublierai
La mort de la tourterelle

 

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Sankta Lucia

TypeCélébration religieuse

SignificationCélébration en l’honneur de Lucie de Syracuse et lié au solstice d’hiver.

Date 13 décembre

La Sainte-Lucie marque, avec l’Avent, le début de la saison de Noël. Traditionnellement une fête importante dans toute la Chrétienté occidentale, elle est aujourd’hui célébrée en Scandinavie et en Europe méridionale, particulièrement en Suède (Sankta Lucia en suédois), au Danemark, en Norvège, en Finlande, en Italie, en Islande et en Croatie.

La fête correspond au premier jour à partir duquel le soleil se couche plus tard que la veille dans l’hémisphère nord. Le dicton à la « sainte-Luce, le jour avance du saut d’une puce » correspond à cette observation (la forme Luce est employée pour la rime).

En Suède, pays où la fête est la plus répandue, elle est originaire du Västergötland, dans le sud-ouest du pays, et s’est progressivement étendue à tout le pays, puis au XXe siècle aux territoires finlandais suédophones comme Åland, et dans une certaine mesure dans d’autres pays tels le Danemark et la Norvège.

Lucie est un prénom venant du mot latin Lux, lucis, désignant la lumière. C’est précisément la lumière est à l’honneur lors de ces célébrations. À cette fête, il n’y a pas de cadeaux comme au Noël canadien.

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La despartire

Chanson récoltée par Jean-Luc Domenge en 1995 auprès d’Emile Lantelme. Il la tenait de faucheurs piémontais (notamment l’un nommé Baptiste) venus travailler à la Foux d’Allos avec qui il passait ses soirées dans les années 1920. A travers l’esprit d’Emile Lantelme, locuteur de provençal, les paroles piémontaises se sont transformées pour créer une langue composite, créole des montagnes, mélange de provençal, piémontais, français et italien. Ce chant a par la suite été traduit en occitan et a connu son heure de gloire sous le nom de "La Despartida" grâce à des chœurs occitans.

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Die Leineweber

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 201

Collecté à St-Amarin en 1946.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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