Y’a encore dix filles dans l’bourg d’Redon
Qui tapent du pied quand l’amour les prend
Tapent du pied, sautent en rond,
Comme les grenouilles dans un ruisseau
Y’a encore neuf filles…
Paroles de
Paroles de
Y’a encore dix filles dans l’bourg d’Redon
Qui tapent du pied quand l’amour les prend
Tapent du pied, sautent en rond,
Comme les grenouilles dans un ruisseau
Y’a encore neuf filles…
« Le Bourg de Redon » est une chanson traditionnelle française de la tradition orale, dont l’action se déroule dans la ville bretonne de Redon, en Ille-et-Vilaine. Elle appartient au genre de la chanson à dégringolade, où le nombre de personnages — ici dix filles — décroît couplet après couplet dans un esprit de ronde et d’humour rural.
« Le Bourg de Redon » est une chanson de tradition orale, sans auteur identifié, ancrée dans la géographie bretonne : Redon, ville de confluences entre l’Ille-et-Vilaine, le Morbihan et la Loire-Atlantique, était un carrefour animé de foires et de fêtes populaires, terreau fertile pour ce type de répertoire chanté et dansé.
Sa structure relève de la chanson à dégringolade ou chanson à accumulation régressive, forme très répandue dans le folklore français : chaque couplet retranche une unité au groupe initial — ici dix filles deviennent neuf, puis huit, jusqu’à l’épuisement du comptage. Ce procédé, à la fois mnémotechnique et ludique, en faisait un outil de transmission idéal dans les veillées et les jeux collectifs.
Le texte mêle deux images caractéristiques de la chanson paysanne française : le pied qui frappe le sol (tapent du pied) renvoie à la danse de plein air, et la comparaison aux grenouilles d’un ruisseau (comme les grenouilles dans un ruisseau) introduit une touche burlesque propre à l’humour oral breton et ligérien. Ce type de métaphore animale est fréquent dans les chansons de ronde régionales pour souligner la spontanéité et la gaieté des comportements.
Transmise oralement de génération en génération, la chanson a été adoptée par les mouvements scouts et les chorales populaires au cours du XXe siècle, qui y trouvaient un répertoire accessible, entraînant et sans paroles difficiles. Elle figure aujourd’hui dans plusieurs recueils de chants traditionnels bretons et de chansons de marche destinés à la jeunesse.
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Jean-Baptiste-Théodore-Marie Botrel, né le 14 septembre 1868 à Dinan, mort le 26 juillet 1925 à Pont-Aven, où il est inhumé, est un auteur-compositeur-interprète français. Il est l’auteur de La Paimpolaise.
Un breton gallo
Né à Dinan, d’un père breton originaire de Broons, et d’une mère alsacienne1, il vécut à Saint-Méen-le-Grand au Parson, chez sa grand-mère paternelle Fanchon jusqu’à l’âge de sept ans, puis rejoignit à Paris où ses parents étaient partis quelque temps auparavant pour tenter d’y faire fortune.
Originaire de Haute-Bretagne (la partie de la Bretagne où l’on parle le gallo, une langue romane), il n’apprit le breton (parlé en Basse-Bretagne) que sur le tard, et la quasi-totalité de son œuvre est en français.
Vie de famille
Théodore Botrel s’est marié deux fois :
le 19 avril 1891 à Paris avec Hélène Lutgen dite « Léna » (née à Beaufort au Luxembourg le 18 janvier 1861 et morte à Pont-Aven le 11 juillet 1916) ;
avec sa deuxième épouse, Maïlise, il a deux filles dont l’ainée, Léna, épouse l’écrivain Émile Danoën, et la cadette, Janick, est la mère du chanteur Renaud Detressan. Ce dernier a d’ailleurs repris certaines chansons de son grand-père dans l’enregistrement Airs de famille, paru en 2009.
Des débuts difficiles
Vers l’âge de 16 ans, il fait partie d’une troupe de théâtre amateur où il fait jouer sa première pièce Le Poignard. Il commence également à écrire quelques chansons et sort sa première imprimée Le Petit Biniou à dix-huit ans. Elle n’eut aucun succès, un autre Biniou étant déjà sorti quelques années auparavant. Parallèlement, il tente plusieurs métiers, dont apprenti serrurier et avoué.
Il s’engage alors pour cinq ans dans l’armée et à son retour travaille comme employé de bureau à la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Il joue en parallèle dans une petite troupe de théâtre, auprès, entre autres, de celui qui allait devenir le chanteur-fantaisiste Dranem et continue d’écrire quelques chansons, qui n’obtiennent que peu de succès.
L’affaire Dreyfus et la Ligue de la patrie française
À l’époque de l’Affaire Dreyfus, comme les peintres Edgar Degas et Auguste Renoir, les écrivains Pierre Louÿs et Frédéric Mistral, etc., Botrel appartint à la Ligue de la patrie française, ligue antidreyfusarde modérée.
<ins>Le succès</ins>
La Paimpolaise
Mais un soir, dans un célèbre café-concert de Montmartre, Le Chat Noir4, il remplace un chanteur absent et chante quelques-unes de ses œuvres dont La Paimpolaise créée en 1895 au Concert parisien dont la musique sera finalement signée par son ami pianiste Eugène Feautrier (1849-1898)5. Botrel s’est inspiré de l’ouvrage de Pierre Loti Pêcheur d’Islande pour le thème de sa chanson. Ce sera la gloire. Celle-ci reste au répertoire de Félix Mayol jusqu’à sa mort en 1941. On remarquera qu’il y chante « J’aime Paimpol et sa falaise », alors qu’à Paimpol même il n’y a pas de falaise6. En réalité, Botrel ne connaissait pas Paimpol lorsqu’il créa la chanson et n’y viendra qu’une seule fois en 1897 pour le « pardon des Islandais ».
Le mouchoir rouge de Cholet.
En créant sa chanson Le mouchoir rouge de Cholet7 et en la chantant dans cette ville en 1900, Botrel inspira un patron-tisseur, Léon Maret, à créer ce mouchoir qui est devenu le symbole de la cité. Lors de la fermeture en 2004 du dernier tissage de Cholet, la municipalité a racheté un métier à tisser pour fabriquer le mouchoir rouge dans l’enceinte du Musée du textile.
Le petit grégoire
Titre issu des chansons de la Fleur de lys qui rendent un hommage aux vendéens de la Vendée militaire et aux Chouans mainiots, normands et bretons.
Ma p’tite Mimi
On retiendra ses chansons patriotiques du temps de la Grande Guerre, dont la célèbre Ma p’tite Mimi, plus tard reprise par Pierre Desproges.
En mai 1915, Théodore Botrel écrivit le poème La Vierge du clocher d’Albert, en hommage aux Bretons du 11e corps d’armée tombés au combat devant cette ville picarde.

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 169
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Traduction/adaptation en alsacien : Gérard Leser
Cantiques de Strasbourg, 1697
Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 56-57
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 171
Collecté à Sundhausen en 1878.
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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