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Hymne à l’être suprême (Desaugiers)

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Hymne à l’être suprême (Desaugiers)

Écouter sur :

10 – Toi, le conservateur des êtres et du monde,
Si ton souffle a donné la forme aux éléments,
S’il soutient des états la puissance féconde,
Ou renverse leurs fondements,

11 – D’une postérité florissante et nombreuse,
Flatte l’espoir jaloux d’un peuple énorgueilli ;
Et que de nos succès, par une race heureuse,
Le fruit soit long-tems recueilli.

12 – Déjà la mer voit fuir le perfide insulaire ;
L’aigle altier des Césars recule ensanglanté ;
Les monts sont affranchis, et du farouche Ibère
L’orgueil indocile est dompté.

13 – La vertu, la pudeur trop longtemps profanées,
Sans crainte à nos regards lèvent un front serein,
Et la fécondité, de gerbes couronnées,
Verse les trésors de son sein.

14 – Ô Dieu de l’univers ! Dispense à la patrie
Les dons de la Nature et de la Liberté,
Un repos glorieux, une active industrie,
Une longue prospérité.

Paroles de l’Hymne à l’être suprême de Desaugiers :

1 – Principe créateur, pure et sublime essence,
Qui du monde et des tems régla l’ordre éternel,
Un peuple souverain, digne de sa puissance,
T’honore en ce jour solennel.

2 – Porte un regard d’amour sur ce spectacle auguste
Tout plein de ta grandeur, de ta divinité !
Les parfums de la terre et les vœux d’un cœur juste
Sont l’encens qui t’est présenté.

3 – Que, versant dans les airs une clarté nouvelle,
L’astre brillant du jour, dans sa course entraîné,
Ne puisse contempler une pompe plus belle,
Un empire plus fortuné !

4 – À ce feu révéré par le Guèbre et le Mage,
L’erreur dans l’Orient éleva des autels ;
À des dieux imposteurs elle offrit un hommage
Souillé par le sang des mortels.

5 – L’impie audacieux, levant sa tête altière,
S’écriait : « Tu n’es pas le père des humains ;
Tu n’as point fait les cieux ; ce globe de lumière
N’est point une œuvre de tes mains.

6 – La matière éternelle à tout donna naissance ;
Mortel faible et trompé, rougis, ouvre les yeux :
Tout périt sans retour, le crime et l’innocence ;
C’est la crainte qui fit les dieux. »

7 – C’est ainsi qu’étouffant une voix importune,
De son cœur sur nos maux il répandait le fiel ;
Barbare, il aigrissait les pleurs de l’infortune,
Levant ses regards vers le Ciel !

8 – La Raison, éveillée au cri de la Nature,
Du trône de l’orgueil précipite les rois,
Et des prêtres menteurs éclairant l’imposture,
Rétablit ton culte et nos droits.

9 – L’athéisme, frappé par nos lois salutaires,
Exhale ses poisons et se roule abattu ;
Les cieux s’ouvrent au juste, et ce peuple de frères
Pour culte embrasse la vertu.

À propos

Auteur : Desaugiers

Date : 1794

"Le peuple français reconnaît l’être suprême et l’immortalité de l’âme" Décret de Robespierre, 26 Floréal de l’an II.

La raison seule ne pouvait plus guider le peuple français, il lui fallait une croyance.
Il fut donc arrêté que le 20 Prairial an II, une fête serait célébrée en l’honneur de l’être suprême. Un hymne fut commandé pour l’occasion, et la fête célébrée pour la première et dernière fois sous la présidence de Robespierre, promu "Pontife de l’être suprême" pour l’occasion. Par une étrange ironie, Robespierre et ses collègues n’hésitait pas à envoyer chaque jour plusieurs dizaines de personnes à la guillotine vérifier cette immortalité de l’âme qu’il étaient en train de décréter ! Cinquante jours plus tard, c’était Thermidor.
Il semble qu’il y ait eu plusieurs textes écrits pour la même musique : celui de Desorgues, celui de Désaugiers, et enfin celui de Marie-Joseph Chenier.

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Verdun, on ne passe pas

Verdun ! On ne passe pas (ou Verdun, on ne passe pas !) est un chant patriotique français écrit en 1916 par Eugène Joullot et Jack Cazol sur une musique de René Mercier. Il a été interprété par plusieurs artistes de l’époque, tels que Adolphe Bérard, Jules Wolf ou encore Gustave Botiaux.

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Viens boire un p’tit coup à la maison

Viens boire un p’tit coup à la maison est une chanson dite « à boire », sortie en 1986 en France par le groupe Licence IV, écrite et composée par Francis Vacher, Olivier Guillot et Jean-Jacques Lafon (Sous le pseudonyme de J Falon).

La chanson est restée treize semaines en tête du Top 50 en 1987.

La chanson sera disque de platine et la meilleure vente de disques cette année-là en France.

<ins>Classement</ins>

En 1987, le groupe Licence IV débarque sur les ondes françaises. Le 11 avril 1987, la chanson détrône de la première place On se retrouvera de Francis Lalanne pour s’y installer pendant treize semaines, soit plus de trois mois, pour être délogée à son tour par La Isla Bonita de Madonna. La chanson termine disque de platine ainsi que meilleure vente de 1987.

<ins>Participants au clip</ins>

Le clip de la chanson du groupe Licence IV fait intervenir de nombreuses célébrités des années 1980, réunies autour d’une table, dont Paul Préboist, Dick Rivers, Patrick Sébastien, Carlos, Moustache, Sophie Darel, Éric Charden, Thierry Rey, Roger Zabel, ou encore Philippe Lavil.

<ins>Parodie</ins>

La chanson a été parodiée par Bruno Blum sous le nom Viens fumer un p’tit joint à la maison.

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