Paroles de

Lo Bélo Parpoliolo – La Belle Papillone

Écouter sur :

Lo Bélo Parpoliôlo
Léno moroliréno
Oouren béleou çoba
Tsonton lo Parpoliôlo (variante de Bourdeille)

Lo bélo Parpoliôlo
Partido dïn Cleyra.

Trey Parpolioou lo chéguén,
Lo chéguén pa per pa.

-« Otén-nous, Parpoliôlo,
Otén-nou, chi té plâ. »

-« You chey pa parpoliôlo,
Parpoliôlo chey pa !

« Chi eri parpoliôlo
Chirio oouro din Cleyra. »

Quon dïn Cleyra fuguérén, 
Fuguè chouley entra.

Tûto doou pè lo porto,
Lou vérour faï trombla

-« Qu’ey oo quey o mo porto
O do quétâ hourâ ? »

-« Quey votro fillo, méro,
Qué ché voou rétira. »

-« Chia mo fillo, chi voley,
You te drubiraï pa. »

-« Chi né mé drubé, Méro,
You mé vaou na néza. »

-« Nézo té, chi tu voley
You té drubiraï pa. »

Deypoliocho gron’ raoubo,
Din lo mer chey néza.

Gno ni peychou ni carpo
Qué n’ayo bé trembla

Né faï pa lo Chérèno,
Qué ché mè dé çonta :

-« çonto, çonto, Chérèno,
A bien déqué çonta :

« A prou aïgo per boiro,
Mo mïo per minza. »

Quonté çoba oguérén,
Fuguè l’Ave, Moria

La creypa chur lo taoulo,
Lou creypeou din lo ma.

À propos

C’est une moissonneuse (Chant pour les moissons).

Mais on la chantait surtout, à la fin des moissons, au jour festival de la Garbobaoudo (c’est à dire réjouissance ou fête de la gerbe), quand on avait fini de dépiquer le blé : c’était un jour de grande liesse où l’on faisait chère lie.

Le mot Parpoliol, au propre veut dire papillon , et au figuré un homme léger. Ex: " Ah ! coï ün brabé parpoliol" Ainsi, lo bélo Parpoliolo était sans doute une fille gent mais à l’esprit volage.


Certains se sont demandé si les mots : Lo bélo parpoliolo ne signifieraient pas : la belle calviniste. En effet, le terme parpaillot, que les catholiques jetaient à la figure des protestants comme une injure, veut dire papillon dans les idiomes provençal et périgourdin. Rabelais l’emploie dans cette acceptation. Toutefois nous préférons nous en tenir au premier sens comme étant plus naturel.

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Le Prince Eugène avait promis

1709

Le prince Eugène était un petit neveu de Mazarin passé au service de l’Autriche à la suite d’un différent avec Louis XIV.

On le retrouve pendant la campagne d’Italie en 1705 et dans le nord de la France en 1709.

C’est là qu’il subit un sérieux revers près de Denain face à Villars, d’où la chanson.

Cette victoire française permit à Villars de redresser une situation militaire compromise et les villes du nord furent peu à peu reprises.

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L’estaca (Le pieu)

L’Estaca (trad. litt. : « le pieu ») est une chanson catalane composée par le chanteur Lluís Llach en 1968.

Composée durant la dictature du général Franco en Espagne, c’est un cri à l’unité d’action pour se libérer de l’oppression, pour atteindre la liberté. D’abord symbole de la lutte contre l’oppression franquiste en Catalogne, elle est devenue un symbole de la lutte pour la liberté.

Extrêmement populaire en Catalogne aujourd’hui, au point d’être considérée comme partie du folklore populaire, elle a aussi connu un destin international. Elle a eu plusieurs interprétations différentes et a été traduite en plus de cinquante langues — français, occitan, basque, corse, allemand, polonais, espéranto, etc.

Les paroles évoquent, en prenant la métaphore d’une corde attachée à un pieu (estaca en catalan), le combat des hommes pour la liberté. La scène se passe à l’aube, tandis que le narrateur de la chanson se remémore les paroles d’une conversation entre grand-père Siset (avi Siset) et lui. Il demande au grand-père Siset : « Ne voyez-vous pas le pieu auquel nous sommes tous liés ? Si nous ne pouvons pas nous en défaire, nous ne pourrons jamais avancer » (No veus l’estaca a on estem tots lligats? Si no podem desfer-la mai no podrem caminar). D’après Siset, seule une action commune peut apporter la liberté : « Si nous tirons tous, il va tomber, si je tire fort vers ici, et que tu tires fort par là, il est certain qu’il tombe, tombe, tombe, et nous pourrons nous libérer » (Si estirem tots, ella caurà, si jo estiro fort per aquí i tu l’estires fort per allà, segur que tomba, tomba, tomba, i ens podrem alliberar).

L’interlocuteur de grand-père Siset insiste sur la difficulté du combat pour la liberté, qui ne demande pas de répit et des efforts : « Mais, Siset, ça fait longtemps déjà, mes mains à vif sont écorchées, et alors que mes forces me quittent, il est plus large et plus haut » (Però, Siset, fa molt temps ja, les mans se’m van escorxant, i quan la força se me’n va ella és més ampla i més gran).

L’idée d’une nécessaire prise de conscience collective pour obtenir la liberté clôt la chanson. Dans la dernière strophe, une fois grand-père Siset mort, son interlocuteur devient responsable de la diffusion des idées de liberté et de lutte auprès des nouvelles générations : « Et quand passent d’autres valets, je lève la tête pour chanter le dernier chant de Siset, le dernier qu’il m’ait appris » (I mentre passen els nous vailets, estiro el coll per cantar el darrer cant d’en Siset, el darrer que em va ensenyar).

Source Wikipédia.

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