Feuille n° 1437 Paroles, partition, histoire et enregistrements
Fanfan la Tulipe
Fanfan la Tulipe est une chanson écrite par le chansonnier et goguettier français Émile Debraux en 1819 sur un air populaire anonyme du XVIIIème siècle (Titre original : Marche des Grenadiers). Emile…
Fanfan la Tulipe
Comme l’mari d’notre mère
Doit toujours s’app’ler papa,
Je vous dirai que mon père
Un certain jour me happa,
Puis me m’nant jusqu’au bas de la rampe
M’dit ces mots qui m’mirent tout sens d’ssus d’ssous :
J’te dirai, ma foi,
Qui gnia plus pour toi
Rien chez nous,
V’là cinq sous,
Et décampe.
En avant,
Fanfan la Tulipe,
Oui, mill' noms d’un' pipe,
En avant !
Puisqu’il est d’fait qu’un jeune homme,
Quand il a cinq sous vaillant,
Peut aller d’Paris à Rome,
Je partis en sautillant.
L’premier jour j’trottais comme un ange
Mais l’lend’main je mourais quasi d’faim.
Un r’cruteur passa
Qui me proposa,
Pas d’orgueil,
J’m’en bats l’œil,
Faut que j’mange
Quand j’entendis la mitraille,
Comm' je r’grettais mes foyers !
Mais quand j’vis à la bataille
Marcher nos vieux grenadiers ;
Un instant nous somm’s toujours ensemble,
Ventrebleu ! me dis-je alors tout bas :
Allons, mon enfant,
Mon petit Fanfan,
Vite au pas,
Qu’on n’dis' pas
Que tu trembles
En vrai soldat de la garde,
Quand les feux étaient cessés,
Sans r’garder à la cocarde,
J’tendais la main aux blessés ;
D’insulter des hommes vivant encore
Quand j’voyais des lâches se faire un jeu,
Quoi ! Mille ventrebleu !
Devant moi, morbleu !
J’souffrirais
Qu’un Français
S’déshonore !
Vingt ans soldat, vaill' que vaille,
Quoiqu’au d’voir toujours soumis,
Un' fois hors du champ d’bataille
J’n’ai jamais connu d’enn’mis.
Des vaincus la touchante prière
M’fit toujours voler à leur secours ;
P’têt' c’que j’fais pour eux,
Les malheureux
L’f’ront un jour
A leur tour
Pour ma mère
A plus d’un' gentill' friponne
Maintes fois j’ai fais la cour,
Mais toujours à la dragonne,
C’est vraiment l’chemin l’plus court.
Et j’disais quand un’fille un peu fière
Sur l’honneur se mettait à dada :
N’tremblons pas pour ça,
Ces vertus-là
Tôt ou tard
Finiss’nt par
S’laisser faire.
Mon père, dans l’infortune,
M’app’la pour le protéger ;
Si j’avais eu d’la rancune,
Quel moment pour me venger !
Mais un franc et loyal militaire
D’ses parents doit toujours être l’appui :
Si j’n’avais eu qu’lui
Je s’rais aujourd’hui
Mort de faim ;
Mais enfin
C’est mon père.
Maintenant je me repose
Sous le chaume hospitalier
Et j’y cultive la rose,
Sans négliger le laurier,
D’mon armur' je détache la rouille.
Si le Roi m’app’lait dans les combats,
De nos jeun’s soldats
Guidant les pas,
J’m’écrierais :
J’suis français !
Qui touch' mouille.
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Fanfan la tulipe
Fortin · 3 min 29
D’où vient ce chant
Fanfan la Tulipe est une chanson écrite par le chansonnier et goguettier français Émile Debraux en 1819 sur un air populaire anonyme du XVIIIème siècle (Titre original : Marche des Grenadiers).
Emile Debraux a aussi écrit le chant nostalgique "Te souviens-tu ?".
Cette chanson est à l’origine du personnage de Fanfan la Tulipe, qui est devenu par la suite le héros de pièces de théâtres, d’opérettes ou de films. Elle a ainsi inspiré une pièce de théâtre à Paul Meurice en 1859 et à Edmond Lepelletier en 1896, une opérette à Louis Varney en 1882, un roman et un scénario de Pierre-Gilles Veber et un film de René Leprince en 1925, un film de Christian-Jaque, Fanfan la Tulipe, sorti en 1952. Un remake de ce film, réalisé par Gérard Krawczyk, est sorti en 2003.
Ce chant est dans 2 carnets
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