Paroles de

A bas Bismarck et vive Boulanger !

Écouter sur :

(Dernier refrain) Par tout le sang de la France meurtrie
Par le passé, par les morts à venger
Avec le Tsar, pour Dieu, France, pour la patrie
Mort aux Prussiens, et vive Boulanger !

1 – La peur au ventre la mort sur la face
Tuant l’honneur, servant les appétits
Abandonnant la Lorraine et l’Alsace
Devant Bismarck ils se sont aplatis.
De reculards peuplant leur ministère
Ils ont chassé le soldat, le vaillant
Qui fièrement, sans peur et sans mystère
Sur nos drapeaux écrivait

(Refrain) Honte aux trembleurs, traîtres à la patrie
Place aux vaillants qui veulent nous venger
Reniant les valets, la France entière crie
A bas Bismarck et vive Boulanger (bis)

2 – Déjà marqué par la mort qui l’attire
Dans son palais pleins de lauriers sanglants
Le vieux Guillaume écrasé par l’Empire
Étreint son sceptre entre ses bras sanglants
Quand le matin sous sa fenêtre passe
Un régiment chantant la garde au Rhin
Tous les échos qui traversent l’espace
Dans son palais répondent ce refrain

3 – Moltke, penché sur la carte de France
Ainsi qu’in chien fait de l’os à ronger
Cherche toujours, ivre de suffisance
Quelle province il pourrait égorger
Est-ce à Nancy qu’il poussera son règne ?
Est-ce à Dijon qu’il sera sacré Dieu ?
Mais tout à coup, sur la carte qui saigne
Il voit surgir ces mots en traits de feu

4 – Dans les bosquets de Varzin, saoul de bière
Le chancelier dans sa barbe sourit
Car sous sa main, la France toute entière
S’est, pense-t-il courbée avec Ferry
D’être prudent, il ne prend plus la peine
Il nous insulte aujourd’hui sans pudeur
Quand s’éveillant dans la branche d’un chêne
Un merle franc lui siffle avec ardeur

5 – Calme et rêveur sur son socle de Pierre
Le grand lion de Belfort voit venir
Les régiments qui gardent la frontière
Sous Négrier qui saura la franchir
Passe soudain la nouvelle funeste :
Les allemands gouvernent à Paris !
Mais au lion qui rugit et proteste
Les régiments répondent par ces cris :

6 – Tristes effets d’un moment de faiblesse
Quand Boulanger du pouvoir est banni
Livrant ses poings au vainqueur qui l’oppresse
L’Alsace en pleurs se dit : « Tout est fini ! »
Mais dans Strasbourg, dernier soldat de France
Kleber s’éveille et bravant les prussiens
A l’horizon découvrant l’espérance
Sa fière voix rugit aux Alsaciens :

7 – Hier, au mépris des lois de la décence
Ministre mort, mais toujours député
Le Tonkinois, oui, Ferry l’Impudence
A la tribune est encore remonté
Il va parler, mentir, mentir sans trêve
Quand tout à coup, écrasé de mépris
Il voit la Chambre entière qui se lève
Montrant son front où ces mots sont écrits :

8 – Voici Juillet et la date immortelle
De la Patrie et le la Liberté
Le grand Paris à son passé fidèle
Jusqu’à Longchamps joyeux s’est transporté
Superbe espoir fleuri sur nos ruines
Voici venir le vainqueur de demain
Et tout à coup de toutes les poitrines
Ce même cri jaillit de leur chemin :

9 – Ah ! Souviens-toi, souviens-toi bien, ô France
Du fier soldat qui vengeant tes revers
Allait te rendre, après ta confiance
Ta grande place au front de l’univers
Tu n’es pas seule à garder sa mémoire
A la Russie, à cette sœur du Nord
Ouvre tes bras sous l’arc-en-ciel de la gloire
Et toutes deux chantez avec transport :

À propos

Auteurs : Villemer
Date : 1887

 

Boutique en ligne

Suivez-nous

Affichez votre histoire, vos terroirs ! T-shirts marins, sweats scouts, mugs bretons et tote-bags aux refrains mythiques : emportez l’esprit des chants français partout avec vous.

Loin de chez nous

Loin de chez nous est une marche militaire française.

Ce chant a été composé durant la guerre de 1870 par le gefreiter Kurt Moser du 29e Dresdener Schützen Regiment dans l’église de Villepinte (Aude) sur une musique d’un auteur inconnu sous le titre "Fern bei Sedan" (Sur les hauteurs de Sedan).

Il a été très populaire durant la 2e guerre mondiale où il a été chanté aussi bien par les Allemands que par les Français qui le connaissaient grâce aux scouts. Les paroles françaises sont de Georges Fleury.

Sur le même air, les Paras chantent aussi "Sur la route" créé dans les années 50 en Algérie.

Il a même été interprété en 1942 dans le camp de concentration de Neuengamme sous le titre "Neuengamme Lagerlied "sur des paroles d’Alf Dortmann.

Lire la suite »

LA MARSEILLAISE

La Marseillaise est un chant patriotique de la Révolution française adopté par la France comme hymne national : une première fois par la Convention pendant neuf ans du 14 juillet 1795 jusqu’à l’Empire en 1804, puis en 1879 sous la Troisième République.

Les six premiers couplets sont écrits par Rouget de Lisle en 1792 pour l’armée du Rhin à Strasbourg, à la suite de la déclaration de guerre de la France à l’Autriche.

Rouget de Lisle chantant La Marseillaise pour la première fois à l’hôtel de ville de Strasbourg ou chez Dietrich en 1792 (peinture d’Isidore Pils, 1849)

Dans ce contexte originel, La Marseillaise est un chant de guerre révolutionnaire, un hymne à la liberté, un appel patriotique à la mobilisation générale et une exhortation au combat contre la tyrannie et l’invasion étrangère.

La Marseillaise est décrétée chant national le 14 juillet 1795 (26 messidor an III) par la Convention, à l’initiative du Comité de salut public. Abandonnée en 1804 sous l’Empire et remplacée par le Chant du départ, elle est reprise en 1830 pendant la révolution des Trois Glorieuses qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. Berlioz en élabore une orchestration qu’il dédie à Rouget de Lisle.

La IIIe République en fait l’hymne national le 14 février 1879 et, en 1887, une « version officielle » est adoptée en prévision de la célébration du centenaire de la Révolution. Le 14 juillet 1915, les cendres de Rouget de Lisle sont transférées aux Invalides.

Pendant la période du régime de Vichy, elle est remplacée par le chant Maréchal, nous voilà ! En zone occupée, le commandement militaire allemand interdit de la jouer et de la chanter à partir du 17 juillet 19414.

Son caractère d’hymne national est à nouveau affirmé dans l’article 2 de la Constitution du 27 octobre 1946 par la IVe République, et en 1958 — par l’article 2 de la Constitution de la Cinquième République française.

Valéry Giscard d’Estaing, sous son mandat de président de la République française, fait ralentir le tempo de La Marseillaise afin de retrouver le rythme originel.

Les paroles

En réalité, la version complète de La Marseillaise ne compte pas moins de quinze couplets, mais le texte a subi plusieurs modifications. On compte aujourd’hui six couplets et un couplet dit « des enfants ». Seul le premier couplet est chanté lors des événements. Deux couplets (les « couplets des enfants ») ont été ajoutés ultérieurement ; l’un d’eux a depuis été supprimé de la version « officielle ». Enfin, eu égard à son caractère religieux, le 8e couplet a été supprimé par Joseph Servan, ministre de la Guerre, en 1792. Un autre couplet a été supprimé car il a été jugé trop violent.

Sur le manuscrit autographe de Rouget de Lisle, reproduit sur le site de l’Assemblée nationale, on remarque que certains « nos » originaux ont été remplacés dans la version « officielle » par « vos » : « Ils viennent jusques dans nos bras / Égorger nos fils, nos compagnes ! » On y voit clairement le refrain noté comme deux alexandrins : « Aux armes, citoyens, formez vos bataillons, / Marchez, qu’un sang impur abreuve nos sillons. », les verbes « marchez » et « formez » étant tous deux à la 2e personne du pluriel. La transcription « officielle » est pourtant sur cinq vers avec une 1re personne du pluriel « Marchons, marchons », qui tenterait d’établir une rime avec « bataillons » et « sillons ».

En réalité, Rouget de Lisle était capitaine. En qualité d’officier, il commandait ses hommes, d’où la 2e personne de l’impératif. Néanmoins, La Marseillaise est une marche et on peut imaginer que les soldats en manœuvre en reprenaient le refrain, en chantant « marchons » et non « marchez ». Cette version se serait imposée par transmission orale.

Le septième couplet (dit « des enfants »)

Rouget de Lisle n’ayant écrit que six couplets, le site officiel de l’Élysée indique que l’auteur du 7e couplet reste inconnu.

Dans son ouvrage posthume Sous le bonnet rouge de sa collection « La Petite Histoire », paru en 1936, G. Lenotre rapporte la rumeur viennoise traditionnelle, selon laquelle ce couplet aurait été composé par l’abbé Antoine Pessonneaux. Cette version a été reprise par Claude Muller dans Les Mystères du Dauphiné. Selon lui, l’abbé, professeur de rhétorique au collège de Vienne de 1788 à 1793 né à Lyon le 31 janvier 1761, jugeant que le texte était incomplet, puisqu’il n’évoquait pas les nouvelles générations, écrivit le « couplet des enfants » qu’il fit chanter par les élèves lors de la fête de la Fédération du 14 juillet 1792 en présence de la population et de soldats de bataillon de fédérés marseillais alors en transit dans la ville. Ce couplet passa ensuite à Paris, grâce au député Benoît Michel de Comberousse. Traduit devant le tribunal à Lyon — le 1er janvier 1794 (12 nivôse an II) selon G. Lenotre —, l’abbé aurait été sauvé de la mort en se présentant comme l’auteur du septième couplet de La Marseillaise. L’abbé Pessonneaux mourut le 10 mars 1835.

Un autre personnage, Louis Du Bois, ancien sous-préfet né à Lisieux le 16 novembre 1773, mort le 9 juillet 1855, en a clairement revendiqué la paternité dans sa Notice sur La Marseillaise publiée en 1848 : « Au mois d’octobre 1792, j’ajoutai un septième couplet qui fut bien accueilli dans les journaux : c’est le couplet des Enfants, dont l’idée est empruntée au chant des Spartiates, rapporté par Plutarque ». Cette revendication est également mentionnée par Claude Muller.

Statut légal

L’article 2 de la Constitution de la République française affirme : « l’hymne national est La Marseillaise ».

Le 24 janvier 2003, l’ensemble des députés adopte, dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), un amendement créant le délit d’« outrage » au drapeau français et à l’hymne national, La Marseillaise, délit sanctionné par un emprisonnement de 6 mois et 7 500 euros d’amende57. Un certain nombre de citoyens et d’associations de défense des droits de l’homme se sont insurgés contre ce qu’ils considèrent comme une atteinte manifeste à la liberté d’expression et contre le flou entretenu par le mot « outrage ».

Le Conseil constitutionnel en limite les possibilités d’application :

« […] Sont exclus du champ d’application de l’article critiqué les œuvres de l’esprit, les propos tenus dans un cercle privé, ainsi que les actes accomplis lors de manifestations non organisées par les autorités publiques ou non réglementées par elles ; que l’expression « manifestations réglementées par les autorités publiques », éclairée par les travaux parlementaires, doit s’entendre des manifestations publiques à caractère sportif, récréatif ou culturel se déroulant dans des enceintes soumises par les lois et règlements à des règles d’hygiène et de sécurité en raison du nombre de personnes qu’elles accueillent. »

La loi Fillon, visant à réformer l’éducation et adoptée en mars 2005, a rendu obligatoire l’apprentissage de La Marseillaise dans les classes maternelles et primaires à partir de la rentrée 2005. On retrouve l’obligation d’enseigner l’hymne national dans d’autres pays, comme les États-Unis, la Serbie ou encore l’Autriche.

Lire la suite »

Cayenne (Mort aux vaches)

Cayenne ou Mort aux vaches est une chanson anarchiste du début du XXe siècle souvent chantée dans les bagnes de Guyane, et attribuée à Aristide Bruant. Elle fut reprise avec succès par le groupe de rock alternatif Parabellum en 1986 (mais le dernier couplet a volontairement été omis par le parolier de l’époque).

Elle est parfois également interprétée par Sanseverino lors de ses concerts, de même pour le groupe Le grôs tour.

Sa variante est encore plus connue et disponible ici.

Lire la suite »

Les Dragons de Noailles

Les Dragons de Noailles est une marche militaire dont la musique est peut-être du xviie siècle. Les paroles chantées actuellement sont une création qui n’est pas antérieure aux années 1960 et mêlent personnes et faits d’époques différentes. Aujourd’hui, c’est aussi le chant du 2e régiment de dragons NRBC et du 3e escadron de transport de blindés du 516e régiment du train (ancien 101e escadron de transport de blindés de la Légion Etrangère).

Il a été demandé aux unités françaises de la brigade franco-allemande d’éviter de le chanter devant leurs camarades germaniques.

La musique de cette marche est parfois attribuée à Lully, et parfois datée de 1678. Dans la version que l’on chante aujourd’hui, la marche est connue sous le titre Les Dragons de Noailles, et contient ces vers :

Ils ont traversé le Rhin
Avec monsieur de Turenne
Ils ont incendié Coblence
Les fiers dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat

À l’écoute de la chanson, le rapport est donc établi entre les dragons d’un des quatre maréchaux de Noailles et l’un des deux ravages du Palatinat — plutôt le premier, puisqu’il est question de Turenne.

Le Noailles-Cavalerie, régiment de cavalerie légère du maréchal Anne Jules de Noailles, n’est levé que le 20 décembre 16882. Il n’a donc pas participé au premier ravage du Palatinat (1674). Il ne peut non plus avoir servi sous les ordres de Turenne (mort en 1675).

Il n’est pas exclu, en revanche, qu’Anne Jules de Noailles ait accompagné Turenne dans la campagne de 1674 — avec des dragons sous ses ordres.

Le Noailles-Cavalerie a bien participé (sous le commandement du lieutenant-colonel Charles de Dyenne de Cheyladet3) aux campagnes successives de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, prétexte au second ravage du Palatinat (1689-1693). Mais il ne devient un régiment de dragons, sous le nom de Noailles Dragons, que le 25 mars 1776.

En 1791, il devient le 15e régiment de dragons. Il est dissous en 1962.

Origine des paroles

L’écriture des paroles peut être tardive, ou bien des remaniements ont été apportés au fil des siècles. Ce qui expliquerait une certaine confusion entre la maison de Noailles, les dragons, les exactions de Turenne dans le Palatinat, le second ravage ordonné par Louvois et un « incendie de Coblence » qui peut faire référence à l’occupation française de 1632, aux bombardements lourdement destructeurs de 1688, à la prise de la ville en 1794 ou à la démolition de l’ancienne forteresse d’Ehrenbreitstein en 1801.

Un manuscrit daté des années 1765-66 donne un unique couplet d’une chanson de 1666 faisant allusion à la blessure du chevalier de Chevreuse dont on peut penser qu’il fut écrit sur le même air que celui des Dragons de Noailles encore que la composition de Lully ne date que de 1678 (Loulanla jai le nez cassé/ Je n’irai plus dans la tranchée/ Loulanla jai le nez cassé/ Je men vas me faire panser). On retrouve une réminiscence du refrain en 1906 (Lon Ion la, laissez-les passer/ Les Français dans la Lorraine,/ Lon lon la, laissez-les passer./ Ils ont eu du mal assez…), mais ce ne sont pas les paroles chantées actuellement.

Les paroles ne semblent pas très connues avant la fin des années 1960. Pourtant en 1961 ce chant est régulièrement utilisé pour les déplacements de la troupe, ainsi que par la fanfare au sein du Centre d’instruction du 14eme Régiment de Chasseurs Parachutistes. Aucun recueil ne mentionne ce chant, chez les scouts ou les importantes éditions des chantiers de jeunesse de la 2e GM. Il est enregistré pour la première fois par la promotion de l’EMIA Plateau des Glières en 1970[1], la même année il figure sur un 45 tours des élèves sous-officiers de l’école de cavalerie de Saumur. Il est depuis régulièrement enregistré et publié dans des recueils militaires, attestant ainsi de sa diffusion et de sa popularité au sein de la troupe. On le retrouve aussi dans les répertoires des mouvements de jeunesse.

Source : Wikipedia

Lire la suite »

Nos derniers articles