Paroles de

En Quatre-vingt-treize / En 93

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C’est quatre-vingt-treize !
A Paris, on tire le canon d’alarme
Et pour délivrer le pays
Le peuple entier se rue aux armes
(La Marseillaise…)

Mais Lison s’en moque vraiment
Elle est toute à sa jalousie
Car le chevalier son amant
Avec une autre se marie
Pourtant bravant la mort, le chevalier proscrit
Pour lui dire « Au revoir » est venu cette nuit
Et dans un baiser il lui dit:
Je t’aimerai toujours Lison
Tu vois je suis venu quand même
Mon coeur demeure en ta maison
Puisque c’est toi seule que j’aime
Pourquoi me tourmenter, Lison ?
Embrassons nous ma blondinette
Un mariage de raison
Ne peut faire perdre la tête.

3 – Mais on frappe à la porte  » Ouvrez ! « 
(bas)  » La police ! Cache toi vite ! « 
(haut)  » C’est minuit ! j’allais me coucher ! « 
 » Je m’habille et j’ouvre de suite ! « 
(Clochettes…)
C’est en vain qu’ils ont tout fouillé
 » Excusez-nous donc, ma charmante
Le bel oiseau s’est envolé
Sa promise sera contente ! « 

Folle de jalousie, Lison a répondu
Le voici ! Prenez le, car perdu pour perdu
Elle ne l’aura pas non plus !

Pourquoi m’as tu livré Lison ?
Je ne puis te haïr quand même
Tu vois malgré ta trahison
C’est toujours toi seule que j’aime !

Je nargue le bourreau Samson
Sa besogne est moitié faite
Car mon amour pour toi Lison
M’a déjà fait perdre la tête !

Lison depuis trois nuits
N’a pas quitté la guillotine
En attendant, on chante on rit
On danse autour de la machine
(La Carmagnole…)
On amène le chevalier
Lison supplie la populace
Grâce pour lui, mon bien aimé
Qu’on me guillotine à sa place !

Il monte à l’échafaud d’un pas majestueux
Et son regard s’en va comme un baiser d’adieu
Vers Lison qui le suit des yeux…

Il monte lentement
Plus un cri dans la foule
Seul le tambour qui roule
Ah ! Et Lison chante maintenant
Il va revenir… Elle le guette…
Car Lison comme son amant
Pour toujours a perdu la tête !

À propos

Auteur : F.L Benech (paroles), L. Daniderf (musique)

Date : Chanson de 1910

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Maidel, heirat mich !

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 254.

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Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 223.

Collecté à Zöbersdorf en 1914.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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