Faisons route, peste noire, le soleil est caché.
Là-bas dans le brouillard, au royaume des damnés.
L’océan sans chagrin, sans remords, sans amours,
Reprendra tous les siens, au jour du grand retour.
(Refrain) C’est la mer mon épouse
Ma misère, mon aimée
Comme un grand Albatros
Je vis dans les huniers.
2 – C’est le pèlerinage, des forçats, des gabiers,
C’est l’éternel voyage, des enfers marinés.
Pousse pousse le vent, aux pays inconnus.
Et taille de l’avant, de l’étrave et du cul.
3 – Aux ordres des officiers, coups de fouets sur le pont,
Hurlements des gabiers au grand mât d’artimon.
Et suive le voyage, de terreur et de mort ;
Jusqu’aux lointains rivage, jusqu’à l’extrême mort.
4 – La mer est notre monde et ce monde est le nôtre
C’est un monde qui gronde, se sont des vies qu’on ôte.
Les oiseaux du voyage, nos frères de solitude
Volent dans les cordages, comme nous dans la mature
Refrain x 3













