Paroles de

Jetz müssen wir fort

Paroles de

Jetz müssen wir fort

Écouter sur :

1 – Nun adje, jetzt müssen wir fort
Wohl in einen unbekannten Ort.
Hast du aber ein Feinsliebchen allhier,
Hast du aber ein Feinsliebchen allhier,
So nimm Abschied von ihr.

2 – Als ich zu der Herzallerliebsten kam,
Da fing sie gleich zu weinen an :
« Schöner Schatz, wein‘ nur nicht so sehr,
Sonst betrübst du mein Herz viel mehr,
Wein‘ nur nicht zu sehr ! »

3 – Ach Gott, wer hat das Liedel erdacht ?
Zwei Chasseurs auf der stillen Wacht,
Ei, zu Strassburg wohl in der Stadt,
Wo mein Schatz gelegen hat,
Sag ich gute Nacht.

À propos

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 135.

Collecté à Brumath avant 1870.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Ein Jäger aus Kurpfalz

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 148.

Collecté à Mothern en 1936.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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PAYS BAS – WILHELMUS VAN NASSOUWE

Le Wilhelmus van Nassouwe (« Guillaume de Nassau »), familièrement Het Wilhelmus (« Le Guillaume »), est l’hymne national et royal des Pays-Bas depuis 1932.

Attesté depuis 1574, ce chant remonte aux débuts de l’insurrection des Pays-Bas contre Philippe II, dirigée par Guillaume de Nassau, prince d’Orange, dit « Guillaume le Taciturne », fondateur des Provinces-Unies en 1581 et ancêtre de la famille royale des Pays-Bas.

Seuls les textes des hymnes japonais (ixe siècle) et béarnais (puis occitan) (xive siècle) lui sont antérieurs.

Traduction française :

1 – Guillaume de Nassau
je suis, de sang allemand,
à la patrie fidèle
je reste jusque dans la mort.
Un Prince d’Orange
je suis, franc et courageux,
le Roi d’Espagne
j’ai toujours honoré.

2 – De vivre dans la crainte de Dieu
je me suis toujours efforcé,
pour cela je fus banni,
de mon pays, de mon peuple éloigné.
Mais Dieu me mènera
comme un bon instrument,
de telle manière que je retourne
dans mon régiment.

3 – Si vous souffrez, mes sujets
qui êtes fidèles de nature,
Dieu ne vous abandonnera pas,
bien que vous soyez accablés maintenant.
Que celui qui aspire à vivre pieusement,
prie Dieu jour et nuit,
qu’Il me donne la force,
que je puisse vous venir en aide.

4 – Vos âmes ni vos biens
je n’ai épargnés,
mes frères de haut lignage
vous l’ont aussi prouvé :
le comte Adolphe est tombé
en Frise, dans la bataille,
son âme, dans la vie éternelle,
attend le jour dernier.

5 – Généreux et de haut lignage,
d’ascendance impériale,
élu souverain du royaume,
comme un pieux chrétien,
béni par la parole de Dieu,
j’ai, franc et intrépide,
comme un héros sans repos
risqué mon noble sang.

6 – Mon bouclier et ma foi
Tu es, ô Dieu mon Seigneur,
ainsi en Toi je veux mettre mon espoir,
ne m’abandonne plus jamais.
Que je puisse néanmoins rester fidèle,
ton serviteur en toute circonstance,
chasser la tyrannie
qui me transperce le cœur

7 – De tous ceux qui m’accablent
et sont mes poursuivants,
mon Dieu, veuille toutefois protéger
ton fidèle serviteur,
qu’ils ne me prennent pas au dépourvu,
dans leur furieux élan,
ne lavent pas leurs mains
dans mon sang innocent.

8 – De même que David dut s’enfuir
devant Saül le tyran,
j’ai dû me lamenter
comme maint homme noble.
Mais Dieu l’a sublimé
libéré de tous les maux,
un royaume donné
en Israël très grand.

9 – Après l’amertume je recevrai
de Dieu mon Seigneur cette bravoure
à laquelle me fait tant aspirer
mon royal tempérament :
c’est, que je puisse mourir
dans l’honneur en cette guerre,
conquérir un royaume éternel
comme un loyal héros.

10 – Rien ne me m’inspire plus pitié
dans ma hâte à revenir
que de voir s’appauvrir
les biens des territoires du Roi.
Que les Espagnols te meurtrissent,
ô loyaux et doux Pays-Bas,
lorsque j’y pense,
mon noble cœur en saigne.

11 – Comme un prince contraint
par mon acte de Dieu,
du tyran parjure
j’ai attendu le combat,
qui, retranché près de Maestricht,
craignait ma puissance;
mes cavaliers l’on voyait sillonner
très courageux ce champ de bataille.

12 – Si telle la volonté du Seigneur
avait été en ce temps-là,
j’aurais bien voulu éloigner
de vous cette terrible tempête.
Mais le Seigneur là-haut,
qui régit toute chose,
qu’il faut toujours louer,
ne l’a point souhaité.

13 – Très chrétiennement était motivée
mon âme princière,
inébranlable est resté
mon cœur dans l’adversité.
Le Seigneur j’ai prié
du fond de mon cœur
pour qu’Il me sauve,
établisse mon innocence.

14 – Adieu mes pauvres agneaux
qui êtes en grand péril,
votre berger ne dormira pas
tant que vous serez dispersés.
Jusqu’à ce que Dieu veuille vous bénir,
acceptez sa parole divine,
vivez en fidèles chrétiens,
tout sera bientôt fini ici.

15 – Devant Dieu je veux proclamer
et sa toute-puissance,
que je n’ai à aucun moment
dénigré le Roi,
ensuite qu’au Seigneur Dieu,
la suprême Majesté,
j’ai dû obéir
dans la droiture.

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