Алёша (Aliocha)

"Aliocha" est une chanson soviétique sur les vers du poète Konstantin Vanshenkin et la musique du compositeur Eduard Kolmanovsky, dédiée au monument au soldat soviétique "Aliocha" dans la ville bulgare de Plovdiv comme symbole de mémoire pour tous les soldats soviétiques décédés lors de la libération de la Bulgarie de l’occupation nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.
La chanson fut chantée pour la première fois au pied du monument par les chœurs de l’armée rouge en 1967.
D’abord très célèbre en Bulgarie, elle est très vite devenue populaire en Russie et au-delà.

Traduction :

Est-ce blanc dans le champ de poudre, poudre, poudre,
Est-ce blanc dans le champ de poudre ou des averses retentissantes bruissent,
Aliocha, Aliocha, Aliocha se tient au-dessus de la montagne,
Aliocha se tient au-dessus de la montagne – en Bulgarie, un soldat russe.

Et le cœur est encore amer, encore amer,
Et le cœur est encore amer qu’après le blizzard de plomb
De la pierre de sa tunique, de sa tunique,
De la pierre de sa tunique, de la pierre de ses bottes.

Beaucoup sous un terrible fardeau, sous un terrible fardeau,
Beaucoup sous un terrible fardeau, des hommes sans nom se sont couchés.
Mais le fait que celui-ci soit Aliocha, Aliocha, Aliocha,
Mais le fait que celui-ci soit Aliocha est connu de toute la Bulgarie.

Aux vallées embrassées par la paix, embrassées par la paix,
Aux vallées embrassées par la paix, il ne peut descendre d’en haut.
Il ne donne pas de fleurs aux filles, filles, filles,
Il ne donne pas de fleurs aux filles – elles lui donnent des fleurs.

Familier, comme le soleil et le vent, comme le soleil et le vent,
Familier, comme le soleil et le vent, comme une étoile dans le ciel du soir,
Il se tient au-dessus de cette ville, au-dessus de cette ville,
Il se tient au-dessus de cette ville – c’est ainsi qu’il a toujours se trouvait.

Est-ce blanc dans le champ de poudre, poudre, poudre,
Est-ce blanc dans le champ de poudre, ou des averses retentissantes bruissent,
Aliocha, Aliocha, Aliocha se tient au-dessus de la montagne,
Aliocha se tient au-dessus de la montagne – en Bulgarie, un soldat russe.

Der Platz an der Eisenbahn

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 244.

Collecté à Hunspach en 1860.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Matrosenlied

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 181.

Collecté à Brumath, Musikbuch Sengel en 1850.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Maidla, mach’s Ladele züa

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 207.

Collecté à Breitenbach en 1927.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Lou Mazuc

Ecrit en 1943 par un prêtre de La Terrisse, village des plateaux de l’Aubrac près de Laguiole.

Ce chant est considéré comme l’hymne de l’Aubrac. Elle décrit la vie des buronniers sur ce plateau. Ces hommes qui trayaient les vaches Aubrac sur les plateaux du même nom et qui fabriquaient leur fromage dans leurs cabanes étaient appelées "burons".

Après la Seconde Guerre mondiale, la race Aubrac et le dur métier de buronnier déclinèrent, et avec eux toute l’économie des plateaux de l’Aubrac. Pour sauver le fromage de la région et la race Aubrac, André Valadier, figure emblématique de l’Aveyron, créa en 1960 la coopérative Jeune Montagne afin de réunir les différents éleveurs, la coopérative, située à Laguiole, produit le fromage du même nom, et a permis de sauver l’élevage laitier de la région.

Désormais, il ne reste plus qu’un buron en activité.

Traduction française :

LE MAZUC

1 – Là-haut, là-haut dans la montagne,
Au milieu de chaque pâturage,
Dans l’herbe épaisse et la gentiane,
Vous trouverez une petite maison.

2 – Le cantalès, le bédélier,
Avec le pâtre,
y poussent de retentissants "ahucs",
C’est bien là notre mazuc.

3 – Quand vous entrerez dans la cuisine,
Vous y verrez comme mobilier,
Autour d’une table fort rustique,
Des baquets et des harnais.

4 – Et sur l’arrière, enterrée,
La bonne cave,
Dans la fraîcheur et dans l’obscur,
Garde la fourme du mazuc.

5 – Et tout là-haut sous la toiture,
À côté du foin pour les petits veaux,
Chacun plié dans sa couverture,
Les hommes ferment leurs petits yeux,

6 – Quand dans la nuit souffle en glapissant,
Le vent (venu) du Cantal,
Derrière le parc, bien caché,
S’endort le troupeau du mazuc.

7 – Et le matin bien réveillés,
Dans la rosée et les pieds nus,
Avec la gerle et le seau ferré,
S’en vont les hommes du mazuc.

8 – Quand les veaux ont fait un brin de tétée,
Chaque tétine sur le seau,
Donne une belle fontaine de lait,

9 – Quand, à la fin d’un repas (goûter paysan ou champêtre),
Vous goûterez la fourme d’Aubrac,
Vous penserez que, matin et soir,
Les buronniers ont trimé,

10 – Pour vous donner comme dessert,
Le bon fromage,
Et vous crierez, dans un ahuc,
Vive les hommes du mazuc !

11 – Vive tous les buronniers
Qui font la fourme et l’encalat,
Vive les pâtres des devèzes
Au milieu de leur troupeau doré.

12 – Vive les rouls et les bédéliers,
De la montagne.
Et que toujours sur chaque truc,
Demeurent debout les mazucs.