Paroles de

Montanhas d’Hèas

Écouter sur :

1 – Ô ! Montanhas d’Hèas
Qui jo t’èi a quitar
M’an dit d’anar’studiar ena vila,
Jo m’anirèi.
Mès quan sie en d’aquera companhia,
Be’t serèi fidèu !

2 – Adiu a tu, Marion,
Mon aimable amor.
Pensa a çò que t’èi dit’na cabana
Deths Aguilons,
Quan i èra era lua tant clara,
Era neit tant doça.

3 – E vosautis amics,
Non leishatz eth paìs !
Sapiatz que n’i a d’autes sus tèrra
Deths mes charmants,
Mès nat non vau eth qui aimatz hèra :
Que d’ei mon diamant !

4 – Un d’aquestes maitins
Quan n’agi pro d’acì,
Jo tornarèi’stivar mas aulhetas
Dab eths anhèths
E que serèi per tu, berogeta,
Ton rossinholet.

À propos

Chant occitan.
Auteur : Bastien Miquèu

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Den Bouwulf

Traduction :

Den Bouwulf
Berger, o berger,
Pour quoi n’laisses-tu pas sortir tes moutons ?
Ils ont très peur, très peur du vieux loup.
Mais le loup dort dans le bois,
Où il n’entend ni ne voit.
Alors sortez mes moutons sortez et courez.

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Les portes du pénitencier

Le Pénitencier est une chanson emblématique de la carrière de Johnny Hallyday.

Enregistrée en 1964, le titre est l’adaptation française d’un folk song américain The House of the Rising Sun. L’interprétation de Johnny Hallyday s’inspire de la version du groupe The Animals (qui est, cette même année, un grand succès).

paroles: Hugues Aufray

Le Pénitencier évoque l’incarcération d’un délinquant sur lequel les portes d’une maison d’arrêt se referment, l’original évoquait plutôt une maison de prostitution.

Traduction de la version américaine :

1 – Y’avait jadis à New Orléans
Un lieu de filles perdues
Une maison de femmes aux yeux brûlant
L’hôtel du soleil levant

2 – Des filles venues d’un peu partout
Poussées par un vent de misère
S’en venaient sombrer pour quelques sous
Dans les rêves des cœurs solitaires

3 – Vous tous qui m’écoutez ce soir
Ne jetez pas la pierre
Car ces filles se vendent au prix du désespoir
Et elles portent leur croix sur la terre

4 – Elle n’avait pas encore quinze ans
Quand elle est allée
Vendre son âme son cœur d’enfant
Vendre sa vie aux passants

5 – Entre ses bras je me suis couché
Le temps d’une triste chanson
Mais je garde encore de ses baisers
Le goût et l’odeur de sueur sur son front

6 – As-tu jamais imaginé
Qu’à l’ombre des volets clos
C’est le bagne c’est l’enfer des amours sans repos
La prison des cœurs naufragés

7 – Que Dieu accueille dans son grand pardon
Ces enfants aux ventres meurtris
Et qu’il ouvre pour elles sa maison
Les portes de son paradis

8 – Un train s’en va dans le brouillard
Je chante au soleil couchant
Pour ces filles sans joie
Qui partent un soir vers l’hôtel du soleil levant

Ce chant n’est pas sous licence libre, et appartient à son auteur/éditeur et à ses ayants-droits. Tous droits réservés à ces derniers.

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Agur Jaïnkoaren

Présentation générale

« Agur Jainkoaren Ama » (littéralement « Salut à toi, Mère de Dieu ») est un chant traditionnel basque – plus précisément en euskara – très répandu dans le répertoire choral de la région du Pays Basque. Il s’adresse à la Vierge Marie, dans une forme de prière chantée à plusieurs voix, et il revêt à la fois une dimension religieuse (dédicace mariale) et un usage populaire (chant de chœur, tradition vocale basque).

Origine & contexte historique

  • Le chant figure dans des fonds de partitions basques, notamment dans la collection de chants choraux de la plateforme Eresbil (Archives de la musique basque) : « Agur Jainkoaren Ama (Agur Itziarko) (So egizu Ama) » est bien répertorié dans cette collection.
  • La thématique (vénération mariale) et le style polyphonique indiquent un usage de chant d’église ou de chœur paroissial, mais la diffusion s’est faite aussi dans des contextes plus populaires, via les coros (groupes vocaux) basques.
  • Bien que l’on ne dispose pas d’une date d’origine précise, il s’inscrit dans la tradition orale basque, et sa mise en forme choral s’est imposée au XXᵉ siècle avec des arrangements pour 4 voix ou chœur d’hommes.

Thème & signification

  • Le texte commence par : « Jainkoaren Ama, Ama guziz ona, Zaitzagun maita, beti, beti. » traduisible par « Mère de Dieu, mère tout à fait bonne, faisons-toi aimer, toujours, toujours. »
  • Il s’adresse donc à Marie comme « Mère de Dieu », en tant que figure maternelle, protectrice et digne d’amour. Le chant est une invocation – un Salut («Agur») – et exprime un désir constant de la vénérer («maita, beti, beti» = «l’aimer, toujours, toujours»).
  • D’un point de vue culturel, cela s’inscrit dans la tradition vocale basque de chants mariaux et de polyphonie, où la communauté se rassemble pour chanter sa foi et son patrimoine linguistique.

Usage & diffusion

  • Il est couramment interprété par des chœurs basques, notamment des chœurs d’hommes. Par exemple, une version est enregistrée par le chœur ANAIKI (chœur d’hommes basque) en 1997.
  • On le retrouve aussi dans des concerts de chants basques, des liturgies ou dans des festivals culturels basques (où la langue euskara et la tradition choral sont mises en avant).
  • Des partitions sont éditées pour 3 voix ou chœur, et on trouve ce chant dans des recueils de chant choral basque.

Style musical

  • Le style est simple, chanté a cappella ou avec un accompagnement discret, en polyphonie ou 4 voix égales.
  • La mélodie est typique de la tradition basque : claire, linéaire, orientée vers le chant communautaire plutôt que la virtuosité.
  • Le texte et la mélodie visent à l’unité du chœur, à la participation collective, emblématique de la culture de l’« abestia herrikoi » (chant populaire) dans l’espace basque.
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