Les excuses de l’aspirant

Ce classique des chants scouts français raconte l’histoire émouvante d’un jeune aspirant qui, après avoir tenté un acte de bravoure (sauver un enfant d’un accident), se retrouve incapable de venir au camp. Composé en 1920 par le père Jacques Sevin, sur l’air de La Lettre du gabier de Théodore Botrel, ce chant est dédié à Albert Hatswell, un scout de 12 ans qui mourut en sauvant un garçon à Londres. Cette anecdote véritable a inspiré les paroles émouvantes et profondément scoutes.
À travers huit couplets empreints de simplicité et de foi, l’aspirant assume son acte jusqu’au bout : hospitalisé, il évoque sa mort prochaine, reçoit les sacrements, exprime sa fierté de servir, et demande qu’on lui place son fanion de patrouille sur le cercueil. Le chant se conclut par un « Rassemblement au Paradis ! » plein d’espérance.
INSOLITE : Moins connu et sur le même air, le chant scout “La réponse du scoutmestre” donne la parole au chef de cet aspirant et n’en reste pas moins tout aussi émouvant.
Le Roy engloys

Le Roy engloys est une chanson appartenant au Manuscrit de Bayeux, recueil de plus de cent chansons réunies au début du XVIe siècle par Charles III de Bourbon.
La chanson est, elle, composée au XVe.
Dans la Chanson le roi anglais Henri V y meurt ainsi à Saint-Fiacre en Brie. Le « Cappitaine Prégent » est Prégent de Coëtivy, l’un des vainqueurs, avec Jean de Clermont, de la « frottée » de Formigny, le 18 avril 1450 (3 500 morts côté anglais, une dizaine à peine chez les Français).
Le mot «couez» est une allusion au fait que les Anglais étaient alors considérés comme des diables, si bien que l’imagination populaire leur attribuait une queue.
Ô Ville Lumière

Depuis les attentats qui ont frappé la capitale, le Paris Saint-Germain a pris pour coutume d’accompagner l’entrée des joueurs, sur le terrain, au rythme du chant « Ô Ville Lumière », en remplacement de l’habituel, « Who Said I Would » du chanteur Phill Collins.
Ce n’est pas encore totalement acté mais le club francilien pourrait garder les choses ainsi et faire de « Ô Ville Lumière » son nouvel hymne.
Car s’il est clairement associé aux fans du PSG, ce chant inspiré de l’hymne écossais « Flower of Scotland » est beaucoup plus emblématique du club d’avant le plan Leproux et l’arrivée de QSI que représentatif de cette nouvelle ère.
On sait peu de chose sur l’origine précise et les auteurs de ce chant. Certains disent qu’ils seraient à attribuer aux Boulogne Boys mais rien dans les écrits récents ou anciens du club ne le confirme.
Qu’à cela ne tienne, le tout étant d’entendre et d’apprendre les paroles de cet hymne « Ô Ville Lumière » du Paris SG, puisqu’il est appelé à se généraliser.
Peña Baiona

Pena Baiona paroles est un chant emblématique du club de rugby de Bayonne, devenu un véritable hymne pour les supporters de l’Aviron Bayonnais. Interprété dans tous les stades de rugby de France, ce chant rassemble les amateurs du ballon ovale autour des valeurs de fierté, d’unité et de passion.
Fait méconnu : l’air de “Peña Baiona” est inspiré d’une chanson autrichienne intitulée Griechischer Wein.
Ce morceau a été notamment interprété au Stade de France par Jean Dujardin lors de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de Rugby 2023, marquant ainsi son importance dans la culture populaire française.
À propos du chant “Peña Baiona”
“Peña Baiona” n’est pas seulement une chanson : c’est un symbole identitaire du Pays Basque et de l’Aviron Bayonnais Rugby Club. Ce chant populaire rassemble les supporters dans une ambiance festive, chaleureuse et fière.
Ses paroles évoquent la ferveur des supporters bayonnais, leurs couleurs bleu et blanc, et leur attachement à leur club. Le refrain, repris à pleine voix dans les stades, est devenu un hymne du rugby français.
La mélodie, empruntée à la chanson autrichienne Griechischer Wein de Udo Jürgens, apporte à ce chant une touche à la fois émotive et entraînante.
Aujourd’hui, les paroles de Peña Baiona résonnent lors de chaque match à Jean Dauger, et bien au-delà du Pays Basque.
Chevaliers de la Table Ronde

Chevaliers de la table ronde est une chanson qui a été inspirée par une précédente chanson intitulée « La Femme ivrogne ». Elle figure dans des livres de colportage du XVIIIe siècle et a été transcrite en 1749 en patois de la Bresse.
Le thème des « chevaliers de la Table Ronde » comme synonyme « d’amis du vin » était déjà présent au XVIIe siècle. Le Roux, dans son Dictionnaire comique, signale en 1718 qu’ « on appelle chevaliers de la Table Ronde ceux qui aiment être longtemps à table ». Le texte tel qu’on le connaît aujourd’hui date du début du XXe siècle.
Très chanté dans le Quartier Latin, Chevaliers de la table ronde est chanté au final dans toute la France et dans toute la francophonie : en Acadie, au Québec, en Ontario français, en Suisse, en Belgique, en Nouvelle-Angleterre, en Vallée d’Aoste et dans d’autres pays francophones comme le Liban.
Chant du glaive / Le vin gaulois

Ce chant est généralement connu sous le titre Le Vin gaulois, mais on doit lui préférer celui de Chant du glaive ou de Danse de l’épée, car il ne <ins>s’agit nullement d’un chant à boire</ins>. D’après les études de Théodore Hersart de la Villemarqué qui le cite pour la première fois dans son Barzaz-Breiz, le Gwin ar C’hallaoued conduisait les guerriers celtes au combat au VIe siècle quand ils luttaient contre les Francs. Les sources du haut Moyen Age le confirment avec Grégoire de Tours dans son Historia Francorum (Histoire des Francs).
Les tribus Bretonnes faisaient de fréquentes incursions sur le territoire de leurs voisins gaulois. En particulier les Vénètes, guerriers particulièrement craints, menés par leur chef Waroch, organisaient de fréquentes attaques. Ils conquirent le Vannetais aux dépends des comtes Francs, et s’emparent de Vannes vers 578. Le troisième royaume armoricain, le Broërec (Bro Waroch ou Bro-Erec) voit alors le jour, aux côtés des royaumes de Cornouaille au sud et de Domnonée au nord. Ces expéditions avaient pour objectif premier la défense de la communauté ; il s’agissait parfois de s’assurer un ravitaillement nécessaire.
"Aussitôt que revenait l’automne, [les Bretons] partaient, suivis de chariots et munis d’instruments de guerre et d’agriculture, pour la vendange armée.
Les raisins étaient encore sur pied, ils les cueillaient eux-mêmes.
Le vin était-il fait, ils l’emportaient.
S’ils étaient trop pressés ou surpris par les Francs, ils le buvaient sur place, puis emmenant captifs les vendangeurs, ils regagnaient joyeusement leurs bois et leurs marais."
dit Grégoire de Tours
La mélodie de la Danse de l’épée se retrouve dans un manuscrit transcrivant des acclamations en usage dans l’Eglise du haut Moyen Age et remontant à Pépin le Bref.
Le chant a été introduit dans le répertoire français par le père Doncœur grâce à la publication de son célèbre recueil, Roland.
« Les historiens antiques racontaient l’effroi qui saisissait les combattants quand ils entendaient leurs adversaires entonner après leurs chefs les accents rudes de cet air sauvage. Il reste que ce chant est une véritable relique, un rescapé des siècles, notre plus ancien chant de combat, sorti tout armé de la mémoire populaire. Pour être chanté suivant l’usage antique, le meneur lance le couplet qui est repris par la troupe et enchaînés sans temps mort avec le refrain. On peut alors imaginer les deux armées face à face avant la ruée. Dans l’espace qui le sépare encore, le héros vêtu de ses plus beaux ornements de guerre vient, suivant la coutume, provoquer dans un combat singulier le champion du camp adverse. En s’élançant, il entonne Le Chant du glaive pendant que ses compagnons le reprennent, marquant le rythme en frappant leurs boucliers de leurs épées pour l’encourager.» (T. Bouzard)
La première version présentée ici est de loin la plus couramment chantée jusqu’au 7e couplet inclus. L’ordre des couplets varie parfois. Selon certains auteurs, il n’y a pas le « et » dans la phrase du refrain « Chêne, feu, rouge et soleil ». Les couplets suivants (8 à 12) figurent uniquement dans un carnet de chants scouts (Troupe Jeanne d’Arc). La seconde version est celle d’un carnet de chant des scouts d’Europe de Nice.
La version audio est celle de la Joyeuse Garde. Il existe une version intéressante en canon scandée qui a des accents plus martiaux. Le groupe Vae Victis, dans son album Quand les vents tournent a également repris ce chant.
Pelot d’Hennebont

"Pelot d’Hennebont" est une des nombreuses chansons aujourd’hui emblématiques de la Bretagne dont le texte, originellement intitulé Pelot de Betton, daterait de la fin du XVIIIe siècle. La musique a été composée par Simone Morand dans les années 30, puis la chanson a été interprétée et popularisée en 1974 par le groupe Tri Yann, qui relocalise le personnage à Hennebont, une commune du département du Morbihan, en basse Bretagne.
Les paroles de « Pelot d’Hennebont » évoque un temps où les promotions militaires pouvaient aller très vite, comme ce fut le cas par exemple pour la carrière de Napoléon Bonaparte.
Mais, comme le rappel Thierry Bouzard, « si le caporal Saint-Quartier s’est distingué dans le combat au sabre, les ennemis de la nation étaient aussi de rudes guerriers. La lettre de Pelot à sa mère est peut-être la dernière que celle-ci reçut de son fils, lequel se voyait un peu vite général ».
Le maître à bord

« Le Maître à bord » est une chanson de marin puissante et bien connue, écrite en 1936 par Jean Rodor et mise en musique par Roger Dumas. Popularisée par la chanteuse Berthe Sylva, cette œuvre s’inscrit dans la tradition des chants de mer, mêlant drame et rythme.
Le texte raconte l’histoire d’un capitaine déterminé et intraitable, qui, malgré la tempête et la mutinerie naissante, affirme son autorité par : « Je suis le maître à bord ».
Alors que tout est perdu et que les marins qu’il a plus ou moins martyrisé lui tendent la main pour le sauver, il préfère rester mourir sur son bateau, c’est sauver son honneur de Capitaine.
A méditer.
Le Chat Noir / Je cherche fortune (courant)

Je cherche fortune, tel que nous le chantons, est manifestement un assemblage de trois chansons différentes: les couplets d’une part, l’interlude d’autre part et pour terminer le refrain.
Ce dernier est le seul élément subsistant de la chanson originelle, écrite par Aristide BRUANT, chansonnier français de la fin du dix-neuvième siècle. Celui-ci compose la Ballade du Chat Noir en 1884 dans et pour le cabaret éponyme, sur l’air de la chanson traditionnelle Aquelas Montanhas, mieux connue aujourd’hui sous le titre Se Canto. Dans la chanson de Bruant, le refrain est bissé.
A l’époque, le "Caveau du Chat Noir", premier cabaret de Pigalle, situé au pied de la butte Montmartre dans le 18ème arrondissement de Paris, était une sorte d’académie : on y récitait du Jean Richepin, de l’Haraucourt, du Rollinat etc., Des aristos, de grands bourgeois y croisaient des "horizontales", Hugo, Aristide Bruant, Boris Vian, Gréco, Patachou, Michel Simon, Gainsbourg… de grands noms vinrent y boire de l’absinthe, réciter des poésies ou chanter leurs compositions. Le théâtre d’ombres y a été créé, qui devait assurer sa fortune ; on y jouait des pièces. C’était le berceau et la rampe de lancement de presque tous ces artistes de grande renommée.
Vive Henri IV

Chanson de Charles Collé
Vive Henri IV ! est une chanson qui a été écrite en l’honneur d’Henri IV et qui a été durablement populaire en France.
Au premier couplet, anonyme composé du vivant du grand roi Henry, Charles Collé rajouta trois autres couplets vers 1770 pour sa comédie "La partie de chasse d’Henri IV".
Ce complément de chanson eut un grand succès en 1774 à l’avènement de Louis XVI, à qui l’on souhaitait ainsi de ressembler au bon roi Henri qui avoir laissé un si bon souvenir dans la mémoire peuple de France.
Cette chanson incarnait tellement l’image de la royauté idéale qu’elle devait même devenir l’hymne des royalistes sous la restauration, avec des paroles différentes
Selon les versions et les restitutions, l’ordre des couplets et les reprises au sein des couplets peuvent varier.