Paroles de

Le Roy engloys

Paroles de

Le Roy engloys

Écouter sur :

1 – Le roy Englois se faisoit appeler
Le roy de France par s’appellation.
Il a voullu hors du pays mener
Les bons François hors de leur nation.

2 – Or est il mort à Saint Fiacre en Brie,
Du pays de France ils sont tous deboutez,
Il n’est plus mot de ces Englois couez.
Mauldicte soit trestoute la lignye !

3 – Ils ont chargé l’artellerie sur mer,
Force biscuit et chascun ung bidon,
Et par la mer jusqu’en Bisquaye aller
Pour couronner leur petit roy Godon,

4 – Maiz leur effort n’est rien que moquerie;
Cappitaine Pregent les a si bien frottez
Qu’ils ont esté esters et en mer enfondrez.
Que mauldicte en soit trestoutte la lignye.

À propos

Le Roy engloys est une chanson appartenant au Manuscrit de Bayeux, recueil de plus de cent chansons réunies au début du XVIe siècle par Charles III de Bourbon.

La chanson est, elle, composée au XVe.

Dans la Chanson le roi anglais Henri V y meurt ainsi à Saint-Fiacre en Brie. Le « Cappitaine Prégent » est Prégent de Coëtivy, l’un des vainqueurs, avec Jean de Clermont, de la « frottée » de Formigny, le 18 avril 1450 (3 500 morts côté anglais, une dizaine à peine chez les Français).

Le mot «couez» est une allusion au fait que les Anglais étaient alors considérés comme des diables, si bien que l’imagination populaire leur attribuait une queue.

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Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 113-115

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Les Dragons de Noailles

Les Dragons de Noailles est une marche militaire dont la musique est peut-être du xviie siècle. Les paroles chantées actuellement sont une création qui n’est pas antérieure aux années 1960 et mêlent personnes et faits d’époques différentes. Aujourd’hui, c’est aussi le chant du 2e régiment de dragons NRBC et du 3e escadron de transport de blindés du 516e régiment du train (ancien 101e escadron de transport de blindés de la Légion Etrangère).

Il a été demandé aux unités françaises de la brigade franco-allemande d’éviter de le chanter devant leurs camarades germaniques.

La musique de cette marche est parfois attribuée à Lully, et parfois datée de 1678. Dans la version que l’on chante aujourd’hui, la marche est connue sous le titre Les Dragons de Noailles, et contient ces vers :

Ils ont traversé le Rhin
Avec monsieur de Turenne
Ils ont incendié Coblence
Les fiers dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat

À l’écoute de la chanson, le rapport est donc établi entre les dragons d’un des quatre maréchaux de Noailles et l’un des deux ravages du Palatinat — plutôt le premier, puisqu’il est question de Turenne.

Le Noailles-Cavalerie, régiment de cavalerie légère du maréchal Anne Jules de Noailles, n’est levé que le 20 décembre 16882. Il n’a donc pas participé au premier ravage du Palatinat (1674). Il ne peut non plus avoir servi sous les ordres de Turenne (mort en 1675).

Il n’est pas exclu, en revanche, qu’Anne Jules de Noailles ait accompagné Turenne dans la campagne de 1674 — avec des dragons sous ses ordres.

Le Noailles-Cavalerie a bien participé (sous le commandement du lieutenant-colonel Charles de Dyenne de Cheyladet3) aux campagnes successives de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, prétexte au second ravage du Palatinat (1689-1693). Mais il ne devient un régiment de dragons, sous le nom de Noailles Dragons, que le 25 mars 1776.

En 1791, il devient le 15e régiment de dragons. Il est dissous en 1962.

Origine des paroles

L’écriture des paroles peut être tardive, ou bien des remaniements ont été apportés au fil des siècles. Ce qui expliquerait une certaine confusion entre la maison de Noailles, les dragons, les exactions de Turenne dans le Palatinat, le second ravage ordonné par Louvois et un « incendie de Coblence » qui peut faire référence à l’occupation française de 1632, aux bombardements lourdement destructeurs de 1688, à la prise de la ville en 1794 ou à la démolition de l’ancienne forteresse d’Ehrenbreitstein en 1801.

Un manuscrit daté des années 1765-66 donne un unique couplet d’une chanson de 1666 faisant allusion à la blessure du chevalier de Chevreuse dont on peut penser qu’il fut écrit sur le même air que celui des Dragons de Noailles encore que la composition de Lully ne date que de 1678 (Loulanla jai le nez cassé/ Je n’irai plus dans la tranchée/ Loulanla jai le nez cassé/ Je men vas me faire panser). On retrouve une réminiscence du refrain en 1906 (Lon Ion la, laissez-les passer/ Les Français dans la Lorraine,/ Lon lon la, laissez-les passer./ Ils ont eu du mal assez…), mais ce ne sont pas les paroles chantées actuellement.

Les paroles ne semblent pas très connues avant la fin des années 1960. Pourtant en 1961 ce chant est régulièrement utilisé pour les déplacements de la troupe, ainsi que par la fanfare au sein du Centre d’instruction du 14eme Régiment de Chasseurs Parachutistes. Aucun recueil ne mentionne ce chant, chez les scouts ou les importantes éditions des chantiers de jeunesse de la 2e GM. Il est enregistré pour la première fois par la promotion de l’EMIA Plateau des Glières en 1970[1], la même année il figure sur un 45 tours des élèves sous-officiers de l’école de cavalerie de Saumur. Il est depuis régulièrement enregistré et publié dans des recueils militaires, attestant ainsi de sa diffusion et de sa popularité au sein de la troupe. On le retrouve aussi dans les répertoires des mouvements de jeunesse.

Source : Wikipedia

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Le chœur des Girondins

Auteur : Alphonse Varnay

Date : 1846

Chanson écrite à l’occasion de la représentation d’un drame théâtral intitulé "Le Chevalier de Maison-Rouge", écrit par Alexandre Dumas et Auguste Maquet. La chanson eut un immense succès, et dès le soir de la première représentation, le refrain était chanté dans tout Paris.

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Galta Müatter as isch ka Sind

Trouvable dans « La chanson marcaire dans la vallée de Munster » , p. 74
collectage Gérard LESER et Eugène MAEGEY

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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