LE CAP VERT – CÂNTICO DA LIBERDADE

Cântico da Liberdade est l’hymne national de la République du Cap-Vert, adopté le 5 juillet 1975 lors de l’indépendance de l’archipel atlantique vis-à-vis du Portugal. Composé par Adalberto Higino Tavares Silva sur des paroles d’Amílcar Spencer Lopes, ce chant en portugais célèbre la liberté et l’identité d’un peuple forgé par l’histoire créole et l’Atlantique.
Le Scapulaire

Adaptation de la chanson originale des Frères Martineau
Hymne à la Mémoire Vendéenne
Réalisation d’Arnaud Henry
Musique de Richard Liégeois
Voix de Patrice Martineau
Les cerises d’Itxassou

Artiste : Michel Etcheverry
Album : Souvenirs Parade
Date de sortie : 1988
KENYA – EE MUNGU NGUVU YETU

L’hymne du Kenya a été composé en 1963.
Coupo Santo (version longue)

En 1867, le poète catalan Don Victor Balaguer, chantre du fédéralisme catalan, est arrêté à Barcelone pour être déporté ; il réussit miraculeusement à passer la frontière avec sa famille et il est accueilli en Provence par Frédéric Mistral et ses amis félibres. Il est dès lors exilé politique protégé par les fédéralistes occitans, ce qui lui évite une mort certaine dans les terribles geôles espagnoles.
Ses amis catalans, pour remercier les félibres provençaux, font couler une magnifique coupe d’argent massif chez le joaillier Jarry à Paris. Cette coupe fut gravée par l’orfèvre Fulconis, natif de Saint Etienne de Tinée ; lorsqu’il apprend la destination et la raison de cette coupe, Fulconis refuse de se faire payer.
Cette coupe est toujours détenue par le Capoulié du Félibrige et ne sort de son coffre qu’une fois par an pour la fête de Santo Estello, où elle est remplie de vin de Châteauneuf du pape, bu par tous les félibres.
Pour remercier les catalans de ce don royal, Mistral écrit un poème mis sur une musique du 17ème de Nicolas Saboly. C’est depuis l’hymne de toute l’Occitanie, des vallées piémontaises jusqu’à l’Atlantique, sur environ 400km de hauteur ; cet hymne, comme tous les hymnes, ne s’applaudit jamais, car il fait référence à des événements dramatiques.
Depuis les années 1990, le « Coupo Santo » provencal, repris comme hymne par le Rugby club toulonnais (RCT), est interprétée au début de certains matchs de gala joués par le club toulonnais à domicile.
Le chant militaire et scout « Je t’aime ô ma patrie » est une adaptation libre de la Coupo Santo.
Traduction :
1 – Provençaux, voici la coupe
Qui nous vient des Catalans.
Tour à tour buvons ensemble
Le vin pur de notre cru.
Coupe sainte
Et débordante
Verse à pleins bords,
Verse à flots
Les enthousiasmes
Et l’énergie des forts !
2 – D’un ancien peuple fier et libre
Nous sommes peut-être la fin ;
Et, si tombent les félibres,
Tombera notre nation.
3 – D’une race qui regerme
Peut-être sommes-nous les premiers jets ;
De la patrie, peut-être, nous sommes
Les piliers et les chefs.
4 – Verse nous les espérances
Et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et la foi dans l’an qui vient.
5 – Verse-nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau,
Et les hautes jouissances
Qui se rient de la tombe.
6 – Verse-nous la Poésie
Pour chanter tout ce qui vit,
Car c’est elle l’ambroisie
Qui transforme l’homme en Dieu.
7 – Pour la gloire du pays
Vous enfin qui êtes consentants nos alliés,
Catalans, de loin, oh frères,
Tous ensemble communions !
Frères du port

Orgue et recueillement pour les camarades perdus en mer.
Musique et chant: Soldat Louis
L’Espérance

Magnifique chant qui a tendance à calmer tout le monde après une séquence un peu énervée. Beaucoup de recueillement. Souvent chanté dans les troupes scoutes.
La Ligue Noire

« La Ligue Noire », parfois appelé « Les fantassins du Lyonnais » est un chant datant de l’époque de la terreur révolutionnaire : sur l’air de « Aussitôt que la lumière », un chasseur du bataillon de la Déserte écrivit ses paroles.
Thierry Bouzard raconte dans son Anthologie du chant militaire français :
« L’élimination des Girondins de la Convention, le 2 juin 1793 et la dictature instaurée par le Comité de salut public dirigé par les Montagnards entraîna de nombreux soulèvements en province. Lyon s’insurgea sous le commandement de Louis-François Perrin, comte de Précy, ancien officier de marine et ancien commandant de la garde de Louis XVI. Assiégée par les armées révolutionnaires de Dubois-Crancé, la ville est bombardée faute de pouvoir être investie. Réduits à la famine, les Lyonnais se battent à moins d’un contre dix. Lyon est finalement prise le 9 octobre 1793 et condamnée à être rasée par la Convention. Fouché, le futur ministre de la police de l’Empire, applique et exécute les Lyonnais au canon ! »
Haurrak ikasazue

« Haurrak ikasazue » (« Enfants, apprenez ») est un chant en euskara invitant la jeunesse basque à pratiquer leur langue, le jeu de pelote et la danse traditionnelle. Issu du répertoire folklorique du Pays Basque français, il incarne l’esprit de préservation culturelle qui anima la chanson populaire basque au XIXe siècle.
L’encantada

L’encantada est l’une des chansons les plus célèbres du groupe béarnais Nadau.
Très populaire dans toute l’Occitanie et notamment au Béarn, elle est devenue une chanson traditionnelle.
Traduction Française
Patapim, Patapam,
Je ne sais d’où elle est sortie,
Elle ne m’a même pas regardé,
Et j’ai perdu tout de suite
Et la faim et la soif.
Patapim, Patapam,
Je ne sais ce qui m’arrive,
Et sans aucune pitié,
Elle va son chemin,
Elle chemine tout droit,
Je ne sais pas son nom,
Pour moi, c’est l’Enchantée,
Pour la voir passer,
Moi, je me mets ici,
Tous les matins à la guetter,
Je ne sais pas son nom,
Pour moi, c’est l’Enchantée,
Je ne fais qu’y penser
Et la nuit et le jour
Et le jour et la nuit.
(Refrain) Moi, toujours j’avais su,
Et dire non et dire adieu,
Moi, jamais je n’avais voulu,
Jamais prier homme ni Dieu,
Maintenant j’ai plié le genou,
Dans l’église, la tête baissée,
Pour mendier ce que je veux :
Respirer à côté d’elle.
2 – De la terre ou du ciel,
Comme la foudre,
Et tout a chaviré,
Rien ne sera plus,
Non, jamais comme avant,
Ni le froid de la neige,
Ni le vert de la prairie,
Ni le chant d’un enfant,
Ni la marche du soleil
Qui fait courir les années.
Je ne sais pas son nom,
Pour moi, c’est l’Enchantée,
Et si ce n’est pas aujourd’hui,
Demain c’est sûr,
J’irai lui parler,
Je ne sais pas son nom,
Pour moi, c’est l’Enchantée,
Demain je lui dirai,
Je n’ai vécu jusqu’ici
Que pour vous rencontrer.