Paroles de

LE CAP VERT – CÂNTICO DA LIBERDADE

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Canta, irmão
canta meu irmão
que a Liberdade é hino
e o Homem a certeza.
Com dignidade, enterra a semente
no pó da ilha nua
No despenhadeiro da vida a esperança é
do tamanho do mar
que nos abraça
Sentinela de mares e ventos
perseverante
entre estrelas
e o Atlântico
entoa o cântico da Liberdade
Canta, irmão
canta meu irmão
que a Liberdade é hino
e o Homem a certeza.

À propos

Cântico da Liberdade est l’hymne national de la République du Cap-Vert, adopté le 5 juillet 1975 lors de l’indépendance de l’archipel atlantique vis-à-vis du Portugal. Composé par Adalberto Higino Tavares Silva sur des paroles d’Amílcar Spencer Lopes, ce chant en portugais célèbre la liberté et l’identité d’un peuple forgé par l’histoire créole et l’Atlantique.

Histoire

Le Cântico da Liberdade — littéralement « Cantique de la Liberté » — est adopté le 5 juillet 1975, jour où la République du Cap-Vert proclame son indépendance après cinq siècles de domination portugaise. Les paroles sont signées d’Amílcar Spencer Lopes et la musique composée par Adalberto Higino Tavares Silva. Le choix du portugais comme langue de l’hymne illustre l’ambivalence fondatrice du Cap-Vert : héritier d’une culture créole née du métissage entre navigateurs européens et populations africaines déplacées, l’archipel revendique à la fois son héritage lusophone et son identité africaine souveraine.

Les images poétiques du texte ancrent l’hymne dans la géographie et l’histoire de l’archipel. L'« île nue » (ilha nua) évoque les paysages volcaniques et arides des îles, soumises à la sécheresse chronique et à l’émigration. La semence enterrée dans la poussière symbolise la résilience d’un peuple longtemps réduit à la servitude, tandis que l’Atlantique — qui « embrasse » (abraça) les îles — rappelle à la fois l’isolement géographique de l’archipel et la vocation maritime de ses habitants.

La figure de la « sentinelle des mers et des vents » renvoie à la position stratégique du Cap-Vert au cœur des routes atlantiques, escale historique entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques depuis le XVe siècle. L’hymne est chanté lors des cérémonies officielles de l’archipel, mais aussi au sein de la diaspora cap-verdienne, l’une des plus importantes d’Europe, notamment présente en France, au Portugal et aux Pays-Bas.

Le refrain — Canta, irmão, canta meu irmão (« Chante, frère, chante mon frère ») — dépasse la seule dimension institutionnelle pour incarner une fraternité culturelle. La morna, musique traditionnelle de l’archipel portée à la connaissance internationale par Cesária Évora et inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2019, partage avec le Cântico da Liberdade cette poétique de la mer, de l’exil et de l’espérance.

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Complainte des Lucs

Le massacre des Lucs-sur-Boulogne a eu lieu le 28 février et le 1er mars 1794, pendant la guerre de Vendée. Il est le plus célèbre et le plus important massacre perpétré par les troupes républicaines des colonnes infernales.

Image illustrative de l’article Massacre des Lucs-sur-Boulogne

Vitrail de l’église des Lucs-sur-Boulogne

« Une femme pressée par les douleurs de l’enfantement, était cachée dans une masure près de ce village. Des soldats la trouvèrent, lui coupèrent la langue, lui fendirent le ventre, et enlevèrent l’enfant à la pointe des baïonnettes. On entendit d’un quart de lieue les hurlements de cette malheureuse femme, qui était expirante quand on arriva pour la secourir ».

D’après la tradition orale, de nombreux habitants parviennent cependant à trouver refuge dans les bois.

On peut visiter le Mémorial de la Vendée qui témoigne de cet événement. À l’occasion de son inauguration, le 25 septembre 1993, Alexandre Soljenitsyne prononça un discours, où il fit un parallèle entre l’esprit qui animait les hommes politiques appliquant la Terreur et le totalitarisme soviétique

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As-tu connu le père Winslow

"As-tu connu le père Winslow" est un chant traditionnel de guindeau.

Curieuse consonance anglaise dans cette chanson pourtant bien française! Mais si le père Winselow (avec un "e") est bien un anglais, il est capitaine du navire baleinier "Le Nantais" à partir de 1817.

En 1815, la restauration et la paix avec l’Angleterre autorise la reprise du commerce avec les îles lointaines.

Les armateurs nantais, pour la plupart négriers au siècle précédant, reprennent du service. L’un d’entre eux, Thomas Dobrée dont le père s’était enrichi dans la traite, avait beaucoup voyagé en Angleterre où l’on pratiquait avec succès la pêche à la baleine.

Estimant que le commerce de l’huile avait un grand avenir, il décide d’armer un navire. Mais il n’y a plus de marins baleiniers en France depuis bien longtemps, et il fait venir un équipage anglais commandé par un certain Joseph Winseloo. En 1817, le trois-mâts "Le Nantais" appareille et revient triomphalement quatorze mois plus tard avec le produit de 27 baleines! Fort de ce succès, Dobrée fait construire d’autres bateaux, et les équipages, formés par le fameux père Winslow, deviennent français.

La chanson du père Winslow (quelques fois francisée en "Lancelot"), ainsi que sa variante "Hardi les gars, vire au guindeau", perpétue le souvenir de ce capitaine qui ne devait pas manquer de caractère. A tel point que le dernier navire baleinier français, désarmé en 1867, portait justement le nom de "Winsloo".

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Les marins de Groix

«Les trois marins de Groix» date de la fin du XVIIIe siècle / du début du XIXe siècle. L’auteur inconnu décrit le retour au port d’un frêle navire groisillon: le Saint-François.

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