ILE MAURICE – MOTHERLAND

« Motherland » est l’hymne national de la République de Maurice, adopté le 12 mars 1968 lors de l’accession à l’indépendance de l’île. Les paroles ont été écrites par Jean Georges Prosper et la musique composée par Philippe Gentil. Ce chant solennel incarne les valeurs fondatrices d’une nation multiculturelle : unité, paix, justice et liberté.
Les Cosaques

"Les Cosaques"
La richesse du répertoire russe s’explique par le caractère réglementaire du chant dans l’armée tsariste.
Ce chant est une adaptation française d’un chant traditionnel russe. Dans son Anthologie du chant militaire français, Thierry Bouzard rappelle que le chant était réglementaire dans l’armée tsariste, ce qui explique la richesse du répertoire russe.
Ici sont évoqués les cosaques. Libres et fiers, ces cavaliers devinrent peu à peu des fidèles serviteurs du Tsar.
Après l’avènement du bolchevisme, ils furent impitoyablement persécutés. C’est pourquoi certains n’hésitèrent pas à s’enrôler dans la waffen SS pour lutter contre le bolchevisme…
Il existe de nombreuses variations : "Dans les bois" pour "au fond des bois" c. 1, l.1 ; "Emportés par de rapides galops" c. 2, l. 3 ; "Nous filons" pour "Nous allons" c. 2, l.4 ; "Coucher" ou "danser" ou "dormir" pour "chanter" c. 3, l. 2 ; "voix" pour "voiles" c. 3, l. 3. Il arrive également que les 2e et 3e couplets soient inversés.
De cap tà l’immortèla

De cap tà l’immortèla est l’une des chansons les plus célèbres du groupe béarnais Nadau, dans l’album éponyme, qui a été composée en 1978.
Les paroles sont en langue béarnaise, variante du gascon. C’est un hymne à la liberté et à l’amour de son pays qui est devenu très populaire dans toute l’Occitanie1, au point de devenir une chanson traditionnelle.
L’immortèla est le nom de l’edelweiss en occitan (à ne pas confondre avec l’« immortelle » en français qui est une fleur jaune qui ne sèche jamais qu’on trouve partout dans le midi).
Traduction – Vers l’immortelle
1 – Je connais un pays, et une fleur,
Et une fleur, et une fleur,
On l’appelle celle de l’amour,
Celle de l’amour, celle de l’amour,
(Refrain) Haut, Petit Pierre, on va marcher, on va marcher
Vers l’immortelle,
Haut, Petit Pierre, on va marcher, on va marcher,
On va chercher le pays.
2 – En haut du pic, il y a une lumière,
Il y a une lumière, il y a une lumière,
Il faut y garder les yeux dessus,
Les yeux dessus, les yeux dessus,
3 – Il faut traverser toutes les ronces,
Toutes les ronces, toutes les ronces,
Pour s’accrocher, seulement les mains,
Seulement les mains, seulement les mains,
4 – Peut être on n’en verra jamais la fin,
Jamais la fin, jamais la fin,
La liberté, c’est le chemin,
C’est le chemin, c’est le chemin.
5 – Après le pic, un autre pic,
Un autre pic, un autre pic,
Après la lumière, une autre lumière,
Une autre lumière, une autre lumière…
A Notre-Dame du Feu

L’auteur de "A Notre-Dame du Feu" est Marie de Bonnaventure
La légende du feu

Indémodable pour des débuts de veillée, cet éternel chant de joie a lui aussi été écrit par Jacques Sevin sur la musique d’Henri Colas intitulée "Feu de bois, feu de charbon". Ce chant a été publié dans de nombreux carnet de chant de tout les mouvements (tra-son, diapason bleu, hodari…) et dans plusieurs pays comme en France, en Suisse et en Belgique depuis 1945. Une interprétation de ce chant a été faite dans "60 années de chants Scouts de France" par la chorale "A cœur de joie" franco-allemande.
Comment doit-on danser la Légende du Feu ?
La Légende du feu a été écrite pour Chamarande (lieu où se tinrent les camps de formation des Scouts de France de 1922 à 1951), et c’est là qu’elle a été dansée pour la première fois. Les altérations dont elle a été l’objet nous invitent à donner ici la seule façon correcte et élégante de la danser.
Trois remarques d’abord :
Le nombre de danseurs n’est pas indifférent. Pour un feu limité par des bûches de 2 mètres de long environ, il faut 16 danseurs au maximum : quatre face à chaque côté (12 est un peu juste),
Pour éviter l’essoufflement et assurer la régularité de la danse, les danseurs ne doivent pas chanter. Le chant est donné par un autre groupe, qui ne danse pas. Celui-ci veille en chantant à ce que les danseurs puissent suivre le rythme du chant.
Les danseurs forment le cercle autour du feu, en se donnant la main. Durant le couplet, on s’approche ou s’éloigne alternativement du feu; durant le refrain seulement, on danse en rond.
Mouvement du couplet :
« Les scouts ont mis la flamme »
Partant du pied gauche, marche vers le feu. En prononçant « flamme », on met le pied gauche sur le rebord du feu.
« Au bois résineux »
Marchant à reculons, on se retrouve à son point de départ sur la syllabe « neux ».
« Écoutez monter l’âme »
Départ du pied gauche comme au 1er vers; pied gauche sur le rebord du feu à la syllabe « âme ».
« Qui palpite en eux »
Retour à reculons, sur la syllabe « eux ». Cette marche aller et retour doit être rythmée, légère, sur les pointes, accompagnée d’un léger balancement des bras.
Mouvement du refrain :
Le refrain est une ronde; ce n’est pas une farandole échevelée; ronde cadencée et régulière : éviter absolument de courir.
« Monte flamme légère,
Feu de camp, si chaud, si bon »
On tourne, vers sa droite. Les mains unies, en sautant légèrement sur ses pointes (le chant dit : mystérieux et très doux – donc rien de violent). Sur la syllabe « bon » (1er temps de la 2e mesure), on repart vers la gauche tandis qu’on chante :
« Dans la plaine ou la clairière,
Monte encore et monte donc. »
Remarquez le mezzo forte du chant. Sur la syllabe « donc », chacun si l’on a dansé régulièrement doit être revenu à sa position de départ.
On commence alors un 3ème mouvement : reprise de marche vers le feu.
Sur la syllabe « Mon » (2e temps de la 9e mesure), on marche vers le feu comme durant le couplet, mais à la dernière syllabe de la répétition :
« Monte encore et monte donc »
On monte des deux pieds sur le cadre. 4 danseurs de chaque côté, en élevant au moment où l’on arrive, les bras vers le ciel, les mains restant unies. On demeure ainsi immobile durant le point d’orgue, sur « donc ».
Puis, tandis qu’on chante
« Feu de camp si chaud si bon, »
On redescend en ramenant les bras à leur position normale et l’on revient à reculons à la place où l’on doit se trouver, sur la syllabe « bon ».
Sous peine de rendre la chanson inintelligible, les couplets doivent être chantés dans l’ordre. Pour abréger on peut sauter les couplets 7 à 12.
Les couplets #15 et #16 doivent être chantés et dansés de plus en plus lentement.
À la fin du dernier refrain, le cercle étant alors à sa plus grande dimension, les danseurs, en conservant encore les mains unies, saluent en s’inclinant vers le feu.
Loretxoa

1 – Mendian larrarteanAurkitzen da loretxo batAurrean umetxo batLoretxoari begira. 2 – Loreak esan nahi dio“Umetxo aska nazazu,Jaio naiz libre izatekoTa ez loturik egoiteko” 3 – Umetxoak ikusirikLorea ezin bizirikArantzak kendu nahi dizkioBizi berri bat eman, 4 – Orduan izango baituIndarra eta kemenaOrduan emango baituUgari bere fruitua.
La Messe dans les Bois

Le chant "La Messe dans les bois" a notamment été interprété par le Chœur Montjoie Saint-Denis. Le thème est celui de la guerre de Vendée, après la Révolution Française.
Retrouvez les paroles de "La messe dans les bois" ci-dessus.
Zizperriko kalean

"Zizperriko kalean"
Agure zaharra

Le vieux sage rabâche son projet de liberté, projet qui fait son chemin dans la pensée du jeune homme. Celui-ci, lorsque l’ancien disparaît, se charge à son tour de passer le « témoin » de l’émancipation à la génération montante.
Paroles: Gorka Knörr
Agure zaharra
Le vieux rabâcheur
Un vieil homme m’interpellait, de devant sa maison,
tôt le matin, quand j’allais au travail :
Ne vois-tu pas, jeune homme, quel est notre obstacle ?
Si nous ne l’abattons pas, nous serons perdus à jamais.
Mettons-nous à le renverser tous ensemble !
Il a commencé à pourrir et ne tardera pas à tomber.
Entreprends de ton côté et j’agirais du mien,
et tu verras à quelle vitesse il tombera.
Le temps passe pourtant, la fatigue m’a pris,
mes mains sont déchirées, mes forces usées.
Bien qu’affaibli, l’entrave résiste encore !
Chantons ensemble, reprenons nos forces :
Mettons-nous à le renverser…
Le vieillard est absent de la maison,
un mauvais vent l’a pris et emporté d’ici bas.
Je vois là des enfants que je vais rejoindre,
Je veux leur transmettre la chanson du vieillard :
Mettons-nous à le renverser…
L’épopée de Jehanne

Patrice Martineau, Roger Martineau